Faire fortune grâce à la fabrication de cure-dent de giang

La fabrication du cure-dent à partir du giang (un type de bambou) a permis à Nguyên Bach Truong de faire fortune très jeune.

La fabrication du cure-dent à partir du giang (un type de bambou) a permis à Nguyên Bach Truong de faire fortune très jeune.

Faire fortune grâce à la fabrication de cure-dent de giang ảnh 1Nguyên Bach Truong, propriétaire de la sarl de Truong Thinh, spécialisé dans la fabrication du cure-dent.
Photo : CTV/CVN

Originaire de la commune de Cat Quê, district de Hoài Duc, en banlieue de Hanoï, Nguyên Bach Truong emploie les villageois, leur permettant de recevoir une rémunération stable même lors de la basse saison champêtre.

Truong, un villageois parti de rien

Truong se rappelle aujourd’hui de ses débuts, il y a dix ans, avec pour seul capital, 5 millions de dôngs et sa détermination à sortir de la pauvreté. Ses trois premières années furent vraiment difficile : il devait lui-même transporter à vélo ses produits pour les présenter aux potentiels clients. Mais rien ne l’arrête et le travail finit par payer : "C’est la patience qui m’a aidé à changer de vie !", déclare Truong.


Après 11 ans de travail acharné, M. Truong possède aujourd’hui une entreprise baptisée : sarl de Truong Thinh comptant trois ateliers de fabrication. Chaque année, leur production rapporte un chiffre d’affaires notable. Son entreprise emploie 15 travailleurs réguliers, gagnant chacun un revenu compris entre 6 et 9 millions de dôngs par mois selon le poste. Il s’agit de revenus importants en basse saison agricole pour les paysans de Cat Quê. La plupart des travailleurs sont des femmes qui s’occupent de toutes les étapes de la fabrication des cure-dent, de la sélection des fils de giang à l’emballage du produit fini en passant par la découpe, le séchage ou encore l’imprégnation de l’arôme de cannelle.

Pham Thi Xuân, l’une des travailleuses originaire de Cat Quê, explique : "Autrefois, je pratiquais les travaux champêtres et d’élevage mais le revenu était très bas. J’ai alors décidé de les arrêter pour faire partie de l’entreprise de M. Truong. Le travail y est moins pénible, avec salaire de 5 à 6 millions de dôngs par mois", déclare-t-elle. 

Le cure-dent vert, pourquoi pas ?

Les cure-dent sont omniprésents sur le marché, mais ils sont uniquement de couleur jaune. Truong se pose toujours la question : "pourquoi ne pas garder le vert du giang dans la fabrication des cure-dent ?". Cette idée l'a amené à innover dans le processus de production et ce sans utiliser de substances chimiques mais conserver la couleur verte du giang, malgré après plusieurs étapes de fabrication.

De cette manière, ses cure-dents se distinguent de la concurrence : "Les sachets de cure-dent vert attirent davantage l’attention de la clientèle que les sachets classiques", déclare Truong. Pour que la couleur verte soit aussi synonyme de durabilité, Truong veut créer des emballages respectueux de l’environnement.

Ce sont à présent environ 20 différents produits qui sortent des ateliers de Truong. Le prix d’une boite de cure-dent est de 50.000 dôngs. M. Truong ne veut pas s’arrêter au cure-dent et s’apprête à élargir sa production aux baguettes en bois de lua (bois mort à extraire en forêt). Souhaitons-lui la même réussite ! - CVN/VNA

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