Entre Vietnam et Amérique, Mai Trân expose ses songes surréalistes

Mai Trân, une Vietnamienne résidant aux États-Unis, a récemment organisé sa première exposition solo intitulée "Hallucination" à Mankato, dans le Minnesota.
Entre Vietnam et Amérique, Mai Trân expose ses songes surréalistes ảnh 1L’artiste Mai Trân.

Hanoï (VNA)  - Mai Trân, une Vietnamienne résidant aux États-Unis, a récemment organisé sa première exposition solo intitulée "Hallucination" à Mankato, dans le Minnesota.

Née au Vietnam, l’artiste Mai Trân vit et travaille actuellement à Mankato, dans le Minnesota, aux États-Unis. Artiste-graveuse, elle représente dans ses œuvres en bois l’histoire et la mythologie du Vietnam. À travers son art, elle espère rendre la gravure traditionnelle vietnamienne accessible à la société contemporaine.

En octobre dernier, elle a exposé une série d’estampes à la galerie 410 Project dans la ville Mankato. L’exposition "Hallucination" a présenté huit pièces imprimées.

"Les pièces elles-mêmes ont en quelque sorte un sentiment d’hallucination", a partagé Mai Trân. "Le spectacle parle de mon expérience en tant qu’étrangère aux États-Unis et à Mankato en particulier", a souligné l’artiste. Et de poursuivre : "La série a un côté surréaliste. Les empreintes ont l’air un peu bizarre ou inhabituel".

Une approche surréaliste

Dans ses huit pièces imprimées, Mai Trân a intégré des contes de fées vietnamiens dans le paysage de Mankato et de l’Amérique. Par conséquent, les visiteurs peuvent voir quelques images étranges comme un homme portant un áo dài (tenue traditionnelle des Vietnamiens) près d’un champ de pastèques, rappelant l’histoire de Mai An Tiêm, dans la neige, mais avec en arrière-plan l’image de la tour de l’horloge de l’université d’État du Minnesota.

En plus de l’aspect artistique, son travail est aussi un moyen pour Mai Trân de garder le lien avec sa patrie et de faire découvrir aux Américains les valeurs culturelles de son pays natal.

"Je m’intéresse fortement à la mythologie, à l’histoire et à la culture vietnamiennes", a confié Mai Trân. "Je ne me souciais pas vraiment de ce genre de choses dans le passé, mais je suppose qu’en vieillissant, je veux en savoir plus sur mes racines. J’ai donc fait des recherches sur ma culture et créé des œuvres d’art sur ce que j’ai appris pour les rendre accessibles à la société contemporaine", a-t-elle ajouté. Elle espère qu’après avoir vu sa collection, les jeunes voudront en savoir plus sur l’origine et la signification des images liées au Vietnam insérées dans ses créations.

Mai Trân est aussi fière de pouvoir exposer et montrer aux gens directement tout le travail minutieux qu’il y a derrière chaque œuvre.

"Exposer une gravure, c’est comme montrer ses tripes aux autres. Cela comporte certains risques. Mais j’accepte ce risque pour que les visiteurs puissent comprendre ce qu’est une peinture folklorique", a-t-elle expliqué.

Faire redécouvrir un art ancien

Mai Trân travaille comme graveuse depuis 2015. Sa première intention était d’étudier le design d’intérieur aux États-Unis, mais elle est immédiatement tombée amoureuse de la gravure. Elle s’intéresse à la relation entre les humains et la nature et à la façon dont les mains humaines ont eu un impact négatif sur l’environnement au fil des ans.

Mai Trân a cherché son propre style pendant plusieurs années, en s’essayant tout d’abord à la représentation d’animaux, de fleurs, de paysages ou de scènes quotidiennes. C’est ensuite au sein de l’Université d’État du Minnesota (MSU) qu’elle a pu développer son talent en créant des sortes de songes combinant la mythologie et l’histoire vietnamiennes qu’elle connaît et aime, avec la culture urbaine américaine qu’elle côtoie aujourd’hui.

Bien que le Vietnam possède une longue tradition de peintures imprimées, telles que les estampes de Dông Hô et de Hàng Trông, la jeune génération n’y a plus vraiment accès. C’est pourquoi elle souhaite faire connaître cette forme d’art à un plus grand public. -CVN/VNA
 

Voir plus

L'équipe féminine vietnamienne se prépare minutieusement, tant sur le plan technique que physique, en vue de la Coupe d'Asie 2026. Photo ; journal Lao Dong

Le Vietnam prêt à affronter l'Inde à la Coupe d'Asie

L'Inde sera le premier adversaire du Vietnam dans le groupe C de la Coupe d'Asie féminine de l'AFC 2026, le 4 mars en Australie. Cette compétition se déroule lors de la deuxième participation de l'équipe à une Coupe du monde.

Le défilé d'ao dai est l'un des points d'orgue de l'événement le matin du 3 mars. Photo : baotintuc

Ho Chi Minh-Ville : le Festival de l'''ao dai" 2026 célébrera l’héritage et les ambitions de la mégapole

Organisé conjointement par le Département municipal du Tourisme et l’Union des femmes de Ho Chi Minh-Ville, le Festival de l'''ao dai" 2026 proposera un programme dense comprenant 17 activités majeures. L’objectif est d’intégrer cette tunique traditionnelle non seulement dans les spectacles artistiques, mais également au cœur de la vie quotidienne, urbaine et touristique. 

Bol en céramique de la culture Hoa Lôc. Photo : Musée de la céramique de la période fondatrice de la nation

Bol de la culture Hoa Lôc et statuettes polychromes reconnus trésors nationaux

Deux objets de Hô Chi Minh-Ville viennent d'être inscrits sur la liste des trésors nationaux : un bol en céramique de la culture Hoa Lôc (environ 4.000 à 3.800 ans av. J.-C.) et une collection de statuettes en céramique polychromes de Tam Quan Dai Dê, trois divinités célestes dans les croyances taoïstes.

Des jeunes découvrent le festival de Co Loa et le site de l’ancienne citadelle de Co Loa dans un espace numérique. Photo : nhandan.vn

À Hanoï, les fêtes traditionnelles entrent dans l’ère du numérique

Hanoï compte environ 1.500 festivals. Si la transformation numérique était d’abord centrée sur la communication et la promotion, son application à la gestion opérationnelle s’est élargie en 2026 à la sécurité, à l’ordre public et à la préservation de l’environnement.

L’“Artisan Émérite” Nguyên Dang Chê. Photo: baobacninhtv.vn

Nguyên Dang Chê, de l’âme et des couleurs des estampes de Dông Hô

Par son engagement passionné, Nguyên Dang Chê redonne vie à un héritage séculaire récemment inscrit au patrimoine culturel de l’UNESCO. Les couleurs de Dông Hô continuent de briller sur le papier dó, racontant l’histoire de la culture vietnamienne d’hier à aujourd’hui.

Programme artistique ouvrant la Fête des fleurs de bauhinie 2025. Photo: VNA

La Fête des fleurs de bauhinie 2026 s’épanouit plus tôt à Diên Biên

Célébrée chaque année par les ethnies minoritaires du Nord-Ouest à chaque retour du printemps, la floraison des bauhinies se fait plus précoce à cause des conditions météorologiques et du calendrier de floraison, a indiqué un représentant du Département de la culture, des sports et du tourisme de la province de Diên Biên.

La sérénité imprègne chaque ruelle de la vieille ville, alors que les échoppes n’ont pas encore ouvert leurs portes. (Photo : Thanh Phong/Vietnam+)

Aux premières lueurs du jour, Hoi An révèle sa beauté intemporelle et sereine

Aux premières lueurs de l’aube, loin de l’agitation touristique, Hoi An révèle une beauté mélancolique et d’une sérénité rare. La vieille ville, joyau classé au patrimoine mondial, semble alors exister hors du temps. Les rues pavées désertes, les façades ocre doucement éclairées et la brume légère sur la rivière créent une atmosphère intemporelle et apaisante. 

Le Comité provincial du Parti, le Conseil populaire, le Comité populaire et le Comité du Front de la Patrie de Ninh Binh viennent d'organiser la cérémonie solennelle de réception du certificat classant le complexe paysager et archéologique de Tam Chuc en Vestige national spécial. Photo : VNA

Tam Chuc, joyau spirituel de Ninh Binh, reconnu Vestige national spécial

Le Comité provincial du Parti, le Conseil populaire, le Comité populaire et le Comité du Front de la Patrie de Ninh Binh viennent d'organiser la cérémonie solennelle de réception du certificat classant le complexe paysager et archéologique de Tam Chuc en Vestige national spécial.