Émotions sur Hoàng Sa, regard d’un Japonais sur les pêcheurs

Le Japonais Murayama Yasufumi va organiser, du 20 au 27 juillet à Hô Chi Minh-Ville (Sud), une exposition intitulée «Émotions sur Hoàng Sa», présentant ses 40 clichés de Vietnamiens, notamment de pêcheurs.
Le JaponaisMurayama Yasufumi va organiser, du 20 au 27 juillet à Hô Chi Minh-Ville(Sud), une exposition intitulée «Émotions sur Hoàng Sa», présentant ses40 clichés de Vietnamiens, notamment de pêcheurs. Ses oeuvres retracent les moments où les pêcheurs vietnamiens étaientparticulièrement déterminés à protéger leur zone maritime nationale,suivant en cela les traditions léguées par leurs ancêtres, en suite del'implantation illégale par la Chine début mai dernier de la plate-formede forage Haiyang Shiyou-981 dans la zone économique exclusive et surle plateau continental du Vietnam. En juin dernier,lors de sa 37e visite au Vietnam depuis la première en 1998, MurayamaYasufumi a cherché à capter l'humeur du pays dans ces circonstances.Après avoir visité Hô Chi Minh-Ville et Hanoi à la mi-juin, il s'estrendu à Dà Nang (Centre) et a entendu des histoires sur Hoàng Sa(Paracel), la vie quotidienne des pêcheurs. «Jetrouve que le peuple vietnamien a une solidarité plus forte que jamais.J'ai rencontré beaucoup de pêcheurs, je les ai vus s'efforcer desurmonter les difficultés. Bien qu'ils soient confrontés à de nombreusesdifficultés, je remarque que leur vie est paisible», a déclaré lephotographe.

Un pêcheur vietnamien, par Murayama Yasufumi.
Comme lors de ses dernières visites auVietnam, il s’est débrouillé pour assumer ses frais. Cette fois, il a dûemprunter plus de 200 millions de dôngs (environ 10.000 dollars) pourréaliser son souhait de retourner au Vietnam, consacrant ses fonds àl’organisation de son exposition. Murayama Yasufumia expliqué que pour organiser cette exposition «Émotions sur Hoàng Sa»,son ami, un étudiant de l'École supérieure de la radio et de latélévision II, à Hô Chi Minh-Ville, l’avait aidé à présenter son projet àla direction de l’établissement. «Je veux que les Japonais et le mondeconnaissent les agissements de la Chine dans les eaux vietnamiennes",a-t-il souligné. Le photographe japonais a visitépour la première fois le Vietnam en 1998. Jusqu’à maintenant, il a prisplus de 100.000 photos du Vietnam et de sa population, et organisé denombreuses expositions photographiques au Vietnam, au Japon et enRépublique de Corée. "Mon amour pour le Vietnamest tellement grand que ma femme est jalouse... C'est tout simplementparce que je n'ai rencontré ma femme qu'il y a 6 ans, mais je connaisdéjà le Vietnam depuis 16 ans", a-t-il confié. – VNA

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