Des progrès à pas de géant des greffes d'organes

Depuis la première greffe d'organe en 1992, cette technique est pratiquée dans une douzaine d'établissements du pays. L'hôpital militaire 103, celui d'amitié Viêt Duc et l'hôpital central de pédiatrie (Hanoi) arrivent en tête.
Depuis la première greffe d'organe en 1992,cette technique est pratiquée dans une douzaine d'établissements dupays. L'hôpital militaire 103, celui d'amitié Viêt Duc et l'hôpitalcentral de pédiatrie (Hanoi) arrivent en tête.

L'hôpital militaire 103 a réalisé avec succès la premièretransplantation cardiaque au Vietnam, marquant un tournant dans lamédecine nationale. Le receveur était Bùi Van Nam, âgé de 48 ans etdomicilié dans la province de Nam Dinh (Nord).

Selon leprofesseur-docteur Nguyên Tiên Quyêt, directeur de l'hôpital d'amitiéViêt Duc, "nous avons débuté les greffes en 1999. Il s'agissait d'unegreffe du rein. En 2007, l'hôpital a réalisé avec succès la premièregreffe du foie chez un adulte. Récemment, nous avons réalisé desgreffes du foie et du rein avec des organes de donneurs en état de mortcérébrale, et ce sans l'aide d'experts étrangers".

L'hôpital central de pédiatrie, pour sa part, a réalisé six greffes dufoie, dont une sur un patient de deux ans. Selon le directeur de cethôpital, le professeur-Docteur Nguyên Thanh Liêm, "l'intervention a étéréalisée par une équipe entièrement vietnamienne".

Selonun rapport présenté au séminaire "Stratégie nationale pour la greffed'organe", jusqu'à fin 2010, plus de 400 malades ont été greffés durein dans 12 hôpitaux, 16 du foie et un du cœur. Particulièrement,depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le don et la greffe d'organesen 2007, 18 patients ont bénéficié d'une telle intervention.

Le 17 juin 2010 a été un tournant. Ce jour-là, une équipe de l'hôpitalmilitaire 103, avec le soutien de deux experts taïwanais, a réaliséavec succès une première transplantation cardiaque. Le directeur de cetétablissement, Hoàng Manh An, fait savoir qu'afin d'atteindre cerésultat, ces dernières années, l'hôpital a dû pratiquer desinterventions sur des porcs. "Actuellement, la communication sur le dond'organes, surtout le don du cœur, auprès des familles dont l'un desproches est en état de mort cérébrale est une question épineuse. Ils'agit pourtant de l'unique source pour les greffe du cœur",explique-t-il.

Début mars, une 2e greffe du cœur a étéréalisée à l'hôpital central de Huê (Centre). Le patient est Trân MâuDuc, 26 ans, de Huê.

Le Vietnam compte 10.000 patientssouffrant de néphrite qui nécessitent une greffe d'organes, et 300.000qui doivent bénéficier d'une transplantation de la cornée. D'après uneenquête menée dans cinq grands hôpitaux de Hanoi, plus de 1.300 parmienviron 4.000 malades (occupant 33,7%) souffrent d'une inflammation dufoie. Parmi plus de 1.800 patients du département cardiovasculaire del'hôpital militaire 103, le taux de malades atteint d'insuffisancecardiaque est de 30,7% dont 20% nécessitant une greffe. À l'hôpitalnational cardiovasculaire, selon les statistiques de 2008, environ 30%des 11.400 patients devraient être opérés.

Le besoin en greffe d'organes demeure grand. À ce jour, plus de 400 patients ont été greffés, surtout du rein.

Actuellement, la transplantation cardiaque dépend totalement desdonneurs en état de mort cérébrale. Selon des recherches menées dansles hôpitaux Viêt Duc, Bach Mai et 103, le taux de patients morts suiteà un traumatisme crânien est de 80%. Rien qu'à l'hôpital Viêt Duc, onen dénombre 1.000 cas chaque année. Ainsi, avec une bonne communicationauprès des familles de personnes en état de mort clinique, le dond'organes, essentiellement de cœur, pourrait augmenter.

Selon le professeur-Docteur Pham Gia Khanh, chef du programme nationald'étude pharmaceutique et sanitaire, le don d'organes pourrait sauverde nombreux patients. "C'est pourquoi, il faut renforcer les activitésde communication en la matière", ajoute-il. Le directeur de l'hôpitalViêt Duc estime que l'État devrait proposer des règlementationsconcrètes pour encourager le don d'organes.

Parmi toutesles greffes d'organes, celle du cœur exige les préparatifs les plusminutieux. Le succès de la première transplantation par une équipe 100%vietnamienne à l'hôpital central de Huê a été un grand pas pour lamédecine vietnamienne. - AVI

Voir plus

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).