Hanoï (VNA) - Depuis le début du mois de mars 2026, les autorités américaines continuent de renforcer les mesures de contrôle sur les produits aquatiques importés, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la traçabilité et le respect des réglementations environnementales. Cette tendance montre que les barrières techniques imposées aux produits aquatiques importés sur le marché américain se resserrent de plus en plus.
Selon les informations actualisées de la Food and Drug Administration (FDA), le système d’alerte à l’importation reste un outil important pour contrôler les produits aquatiques importés. Certaines alertes notables concernent le non-respect du système d’analyse des risques et des points critiques pour leur maîtrise (HACCP) ou des lots présentant un risque de contamination par des micro-organismes pathogènes.
L’Association vietnamienne des exportateurs et producteurs de produits aquatiques (VASEP) indique que de nombreuses alertes à l’importation sont appliquées selon le mécanisme Detention Without Physical Examination (DWPE), permettant à la FDA de retenir les cargaisons à la frontière sans inspection physique.
Selon les rapports récents de contrôle des importations de la FDA, la crevette reste l’un des produits aquatiques les plus fréquemment refusés sur le marché américain, principalement en raison de la détection de résidus d’antibiotiques interdits dans les produits.
En outre, les États-Unis maintiennent un contrôle strict sur l’origine des produits aquatiques importés via le Seafood Import Monitoring Program (SIMP), géré par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
Ce programme vise à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), tout en limitant les fraudes commerciales et les falsifications d’origine des produits.
Par ailleurs, les réglementations liées au Marine Mammal Protection Act (MMPA) suscitent également l’attention particulière des entreprises. Selon cette loi, les pays exportateurs de produits de la pêche vers les États-Unis doivent prouver que leurs activités de pêche respectent des normes de protection des mammifères marins équivalentes à celles des États-Unis. Les produits susceptibles d’être concernés comprennent notamment le thon, le calmar et certaines espèces de poissons marins.
Dans un contexte où les barrières techniques se multiplient, les entreprises exportatrices sont invitées à revoir l’ensemble de leurs processus de gestion de la chaîne d’approvisionnement, depuis le contrôle des résidus d’antibiotiques dans les matières premières jusqu’au respect du système HACCP et à l’assurance d’une traçabilité claire.
Pression logistique
Parallèlement aux défis du marché américain, le secteur subit également les effets des instabilités géopolitiques au Moyen-Orient, une région qui joue un rôle de plus en plus important dans la structure des marchés d’exportation du Vietnam.
Selon les données des douanes, les exportations vietnamiennes de produits aquatiques vers le Moyen-Orient sont passées d’environ 197,7 millions de dollars en 2020 à plus de 401 millions de dollars en 2025, avec comme principaux produits le pangasius, le thon, les crevettes et les mollusques.
Selon plusieurs entreprises, à l’heure actuelle, l’impact sur les exportations vietnamiennes de produits aquatiques se concentre principalement sur la logistique. Toutefois, si les tensions au Moyen-Orient se prolongent, les risques pourraient s’étendre à l’ensemble du système de transport et de la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Si les principales routes maritimes venaient à être perturbées sur une longue période, les coûts du transport maritime, les prix des matières premières et les coûts de production pourraient fortement augmenter, affectant directement la compétitivité des entreprises exportatrices. - VNA