Délocalisation: pourquoi le Vietnam peut devenir le premier choix

De nombreuses destinations sont possibles lorsque l’on envisage la délocalisation de ses chaînes de production ou de ses investissements. Alors pourquoi le Vietnam s’affirme-t-il comme le premier choix?
Hanoi (VNA) – De nombreuses destinations sont possibles lorsque l’on envisage la délocalisation de ses chaînes de production ou de ses investissements. Alors pourquoi le Vietnam s’affirme-t-il ces temps-ci comme le premier choix?
Délocalisation: pourquoi le Vietnam peut devenir le premier choix ảnh 1Dans l'usine de Ford dans la province de Hai Duong (Nord). Photo : VNA

Dans le contexte actuel, les investisseurs ont en effet de nombreuses options en matière de délocalisation. Le but est de réduire les coûts et d’améliorer la compétitivité des produits ou services.

Lorsque l’externalisation n’a pas produit les résultats commerciaux escomptés et que le coût d’embauche des ressources nationales est élevé, les entreprises ont commencé à se tourner vers la délocalisation. Cependant, le choix du meilleur pays de délocalisation doit être soigneusement considéré lorsque les entreprises souhaitent étendre leur équipe technologique à l’étranger.

La pandémie de Covid-19 a complètement changé le paysage commercial, ce qui rend difficile le choix de sites pour de nombreuses entreprises afin d’étendre leurs activités. Car la plupart des marchés d’Asie du Sud-Est sont fermés en raison de l’épidémie.

Le Vietnam est actuellement apprécié pour ses progrès remarquables dans le développement d’un écosystème commercial dynamique tout en maîtrisant la crise du Covid-19. Les chefs d’entreprise envisagent tous d’étendre leurs activités dans des pays présentant un potentiel de reprise économique rapide dans la période post-Covid-19.

Bien que l’Inde et la Chine aient “dominé” le marché de la délocalisation pendant longtemps, elles ne sont plus des destinations d’investissement offrant des bas coûts de la main-d’œuvre ou une qualité stable.

Les pays d’Asie du Sud-Est sont devenus ces dernières années des concurrents émergents en se concentrant sur le renforcement de leur compétitivité.

Les start-up et petites et moyennes entreprises basées à Singapour se sont associées à de nombreux autres pays de l’ASEAN pour améliorer leurs capacités de développement de produits sans dépenser beaucoup d’argent.

Parmi les destinations de délocalisation les plus populaires figurant actuellement le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines, le Cambodge, le Myanmar, la Thaïlande et la Malaisie. Ces pays sont connus pour leurs bas coûts de la main-d’œuvre et de la vie. Et un nombre croissant de personnel informatique parlant couramment l’anglais est également un avantage.

Selon un sondage de Tech JDI – société singapourienne de l’initiative de développement des liens technologiques, le Vietnam est le bon choix en termes de ressources humaines technologiques, devant la Thaïlande et la Malaisie. Cela explique non seulement la compétitivité du Vietnam par rapport aux autres pays de la région, mais montre également que le Vietnam est un pays bien développé en termes de ressources humaines et d’environnement des affaires stable.

Plus précisément, voici les trois principaux avantages que de nombreuses entreprises choisissent le Vietnam comme destination de délocalisation appropriée.

Le Vietnam assoit son attractivité

Actuellement, Singapour est confrontée au défi d’une grave pénurie de main-d’œuvre technologique. Pendant ce temps, le Vietnam compte des milliers de diplômés en informatique qui rejoignent le marché du travail chaque année. Cela signifie que le coût de la main-d’œuvre dans le secteur technologique est beaucoup plus bas que dans les pays voisins.

Le coût de la main-d’œuvre au Vietnam est de 15% à 50% plus bas que la Thaïlande et la Malaisie. En outre, le coût de l’embauche d’un ingénieur de données ou d’un ingénieur logiciel au Vietnam est d’environ 9.600 à 18.000 dollars par an, alors que ce coût à Singapour peut aller de 38.000 dollars à 84.500 dollars par an. Un facteur qui attire de nombreuses start-up.

L’enseignement des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) au Vietnam est considéré comme relativement bon, créant les conditions permettant aux ressources humaines de développer des techniques et de résoudre divers problèmes du marché. Les ressources humaines du Vietnam sont considérées comme très flexibles et adaptatives même lorsque le marché évolue rapidement.

Les économies des pays asiatiques sont confrontées à des difficultés dues à l’instabilité sociopolitique, comme en Thaïlande ou en Malaisie. Le Vietnam a la chance d’être un pays stable à forte croissance grâce au soutien du gouvernement aux activités commerciales

D’autre part, le gouvernement se concentre également sur l’orientation de la jeune population vers l’écosystème des startups. Les start-up, les PME contribuent jusqu’à 50% des créations d’emplois. Le Vietnam propose également des politiques de soutien, des incitations fiscales et des lois favorables, créant un environnement idéal pour la production et les activités commerciales.

Une autre preuve est qu’en 2019, Enterprise Singapore, Quest Ventures et Saigon Innovation Hub (SIHUB) ont signé un protocole d’accord pour renforcer la coopération entre les start-up et les PME de Singapour et leurs partenaires au Vietnam.

Enfin, les catastrophes naturelles en Asie du Sud-Est ont préoccupé de nombreuses entreprises. Le Vietnam est considéré comme un pays subissant moins de dégâts et son climat est également considéré comme beaucoup plus agréable que celui des autres pays de la région. – VNA

Voir plus

L'indice ALE 2025 sera dévoilé le 18 août

L'indice ALE 2025 sera dévoilé le 18 août

Le ministère de l'Industrie et du Commerce, en coordination avec les organismes compétents, organisera le 18 août à Hanoï une cérémonie consacrée à la publication de l'indice ALE 2025, destiné à évaluer la mise en œuvre des accords de libre-échange (ALE) au Vietnam.

Activités de production au sein de la société Viet Hai High-Tech Structure Production, située dans la zone économique de Vung Ang. La province de Ha Tinh ambitionne de transformer la zone économique de Vung Ang en un pôle régional pour l'industrie, l'énergie, les infrastructures portuaires et la logistique. Photo : VNA

Approbation du plan directeur révisé de la zone économique de Vung Ang

Le gouvernement vietnamien a approuvé le plan directeur révisé de la zone économique de Vung Ang, dans la province de Ha Tinh. Ce document fixe les orientations de développement jusqu'en 2050 pour faire de cette zone un pôle économique côtier majeur, centré sur l'industrie, les ports, la logistique et les services, afin de renforcer son rôle de moteur de la croissance régionale.

Photo: Air Premia

Air Premia reprendra ses vols entre Incheon et Hô Chi Minh-Ville en novembre.

La compagnie aérienne sud-coréenne Air Premia reprendra, le 5 novembre prochain, l’exploitation de sa liaison entre Incheon et Hô Chi Minh-Ville, suspendue depuis septembre 2023. Cette reprise vise à répondre à la hausse de la demande de déplacements entre la République de Corée et le Vietnam, tout en renforçant les correspondances vers l’Amérique du Nord via l’aéroport d’Incheon.

Signature de l’accord de crédit entre Nam A Bank et SIFEM. Photo: VNA

Nam A Bank mobilise 20 millions de dollars de capitaux verts internationaux auprès d'une institution financière suisse

Détenu à 100 % par le gouvernement suisse, SIFEM est l’institution suisse de financement du développement. Il investit dans des projets du secteur privé sur les marchés émergents. Ce mécanisme de financement est géré par responsAbility Investments AG, un gestionnaire d’actifs suisse de premier plan spécialisé dans l’investissement à impact et le financement du développement.

Le siège du Centre financier international du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

Le Vietnam mise sur son Centre financier international pour financer sa transition verte

Face à un besoin estimé entre 670 et 700 milliards de dollars pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, le Vietnam entend faire du Centre financier international un levier majeur de mobilisation des capitaux verts. Les experts estiment toutefois que l’enjeu ne réside plus dans la disponibilité des financements, mais dans la capacité du pays à proposer des projets conformes aux standards internationaux.

Production de panneaux MDF destinés à l'exportation vers les marchés américain, australien et thaïlandais à la société Hai Duong MDF Construction and Production Co., Ltd., située dans la province de Binh Duong. Photo: VNA

Le marché intérieur, nouveau moteur de croissance de la filière bois vietnamienne

Longtemps axée sur les exportations, la filière bois vietnamienne est appelée à faire du marché intérieur un nouveau moteur de croissance. Les experts plaident pour la mise en place d'une infrastructure de marché plus transparente et de normes harmonisées afin d'exploiter pleinement le potentiel d'un marché domestique estimé à plus de 7 milliards de dollars à l'horizon 2030.

Les recettes budgétaires provenant des activités d'import-export ont progressé de 18,7 % au cours des sept premiers mois de 2026. Photo: Vietnam+

Recettes douanières : une hausse de 18,7 % portée par le commerce extérieur

Les recettes budgétaires provenant des activités d'import-export ont progressé de 18,7 % au cours des sept premiers mois de 2026, soutenues par la croissance du commerce extérieur. Les douanes vietnamiennes poursuivent parallèlement leurs efforts de modernisation et de lutte contre la fraude afin de consolider les recettes de l'État.

Le durian vietnamien pourrait dépasser 4,5 milliards de dollars d’exportations en 2026. Photo: VNA

Le durian vietnamien en route vers 4,5 milliards de dollars d'exportations

Porté par l’amélioration des conditions d’exportation, l’élargissement des marchés et les efforts engagés pour assainir la filière, le durian vietnamien pourrait dépasser 4,5 milliards de dollars d’exportations en 2026 et confirmer son statut de produit phare de l’agriculture nationale.

Production de composants électroniques à l'usine de Star Engineers Vietnam, dans la zone industrielle de Binh Xuyen I, province de Phu Tho. Photo : VNA

IDE : passer d'une logique de volume à une logique de qualité conformément à la Résolution 10-NQ/TW

Le Vietnam réoriente sa stratégie en matière d'investissements directs étrangers (IDE), passant d'une logique de volume à une logique de qualité. La Résolution n°10-NQ/TW du Bureau politique vise à attirer des projets à forte valeur ajoutée et à haute intensité technologique, tout en renforçant les liens entre les investisseurs étrangers et les entreprises nationales afin de consolider les capacités de développement à long terme du pays. ​