De jeunes Vietnamiens de l’étranger apportent leur pierre à l’édifice

Beaucoup d’hommes d’affaires vietnamiens issus de la génération 8X (nés dans les années 1980) et résidant à l’étranger s’investissent au Vietnam, soutenant des projets ou fondant des compagnies.
Hanoi (VNA) – Aujourd’hui, beaucoup d’hommes d’affaires vietnamiens issus de la génération 8X (nés dans les années 1980) et résidant à l’étranger s’investissent au Vietnam, soutenant des projets ou fondant des compagnies.
De jeunes Vietnamiens de l’étranger apportent leur pierre à l’édifice ảnh 1Hùng Trân, fondateur de Got It. Photo: CTV/CVN

Au mois d’octobre 2018, Hùng Trân, fondateur de Got It, start-up sise à la Silicon Valley aux États-Unis, a attiré l’attention de la communauté vietnamienne des start-up lorsqu’il a déclaré que Got It allait coopérer avec plusieurs compagnies partenaires pour fonder l’Institut de formation d’ingénieurs de logiciels Got It au Vietnam.

Cet institut s’adresse aux étudiants ou professionnels voulant acquérir une formation d’un niveau équivalent à celui des spécialistes travaillant actuellement à la Silicon Valley, pôle des industries de pointe situé dans la partie Sud de la région de la baie de San Francisco en Californie, sur la côte Ouest des États-Unis. Et cela, à titre gratuit! "Il s’agit d’une formation spécifique inédite au Vietnam, pour faire face à la pénurie d’ingénieurs qualifiés dans le pays", explique Hùng Trân.

C’est également une des premières initiatives de cet homme d’affaires de la génération 8X en faveur du Vietnam, qui a fondé sa société il  y a plus de dix ans aux États-Unis.

À l’heure actuelle, Got It est une des étoiles montantes de la Silicon Valley. Elle a attiré près de 20 millions de dollars de fonds d’investissement venus du monde entier. Elle a aussi ouvert un bureau de représentation à Hanoï, qui emploie des ingénieurs et étudiants fraîchement diplômés.

À côté de Trân Hùng, Vu Duy Thuc, le plus jeune Docteur vietnamien de l’Université de Stanford et seul Vietnamien parmi les 40 personnes de moins de 40 ans ayant réussi dans la Silicon Valley en 2017, met en place plusieurs projets au Vietnam.
De jeunes Vietnamiens de l’étranger apportent leur pierre à l’édifice ảnh 2Vu Duy Thuc et le robot Ohmni. Photo: CTV/CVN

CEO (chef executif officer en anglais) d’OhmniLabs, une entreprise de fabrication des "robots de famille" Ohmni, Vu Duy Thuc a coopéré avec des amis pour créer l’organisation à but non lucratif Viet AI. Celle-ci est considérée comme un pont reliant des scientifiques du monde à des programmeurs et fonctionnaires du secteur des technologies informatiques du Vietnam, avec comme objectif améliorer leurs capacités.

Viet AI a également coopéré avec le géant américain Google, l’Université de Stanford, etc., pour des échanges de programmes de formation avec quelques universités au Vietnam comme l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, etc.

Nguyên Duy Thuc est également co-fondateur de Vietseeds, fondation caritative de Viet AI, dont l’objectif est de fournir des assistances financières aux brillants étudiants vietnamiens en situation difficile. Ces sept dernières années, Vietseeds a octroyé plus de 200 bourses d’études d’une valeur unitaire de 4.000 dollars à de jeunes talents démunis.

Pour sa part, Eddie Thai, directeur d’investissement de 500 Start-ups Vietnam (Fonds de capital-risque), diplômé de l’Université de Harvard et titulaire d’un master en administration des affaires (MBA) à Yale, a décidé de revenir au Vietnam à l’âge de 27 ans afin d’aider son pays d’origine à avoir accès aux grandes start-up internationales.

Après avoir travaillé pour les groupes VinaCapital et CJ CGV au Vietnam et analysé le marché domestique, Eddie Thai a fondé Vietnam Accelerator Fund pour épauler les jeunes start-up vietnamiennes.

Fondé en 2016, 500 Start-ups Vietnam fut l’un des Fonds d’investissement les plus actifs au Vietnam en 2017, selon les données de Topica Founder Institute (TFI). En 2017, 500 Start-ups Vietnam a investi dans 18 start-up dans le secteur des technologies. Ces projets se focalisent sur les technologies en matière de finances (fintech), d’éducation (edtech), de commerce électronique, etc. "Nous serons de plus actifs cette année avec une vingtaine de projets d’investissement supplémentaires", confie Eddie Thai.

Depuis 2014, juste après l’obtention de son titre de Docteur ès monnaie électronique et blockchain (ou chaîne de blocs), une technologie numérique qui permet de stocker et de numériser des informations de manière sécurisée et transparente, à l’Université nationale de Singapour, le Docteur Luu Thê Loi s’est consacré à la monnaie virtuelle bitcoin. En 2017, KyberNetword, une start-up fonctionnant sous forme de salle d’échanges de monnaie électronique, dont le Docteur Luu Thê Loi est le Pdg et co-fondateur, a provoqué une forte agitation dans le milieu des start-up au Vietnam et à l’étranger, en mobilisant, en quelques heures, 52 millions de dollars (environ 1.200 milliards de dôngs).

Actuellement, le Docteur Luu Thê Loi fréquente de plus en plus le Vietnam en compagnie d’experts étrangers afin d’aider les spécialistes vietnamiens à mieux comprendre les techniques de la blockchain.

"Je crois que le Vietnam dispose de grands potentiels pour saisir les opportunités de la 4e révolution industrielle. Nous souhaitons améliorer les connaissances des spécialistes vietnamiens dans le domaine de la robotique et de la blockchain", partage Vu Duy Thuc.

D’après Eddie Thai, le Vietnam est l’un des rares endroits au monde ayant de nombreux ingénieurs talentueux. "La plupart d’entre eux sont familiers avec les difficultés rencontrées par les pauvres. Ainsi, ils ont les capacités de faire face aux obstacles qui se trouvent sur leur chemin", explique-t-il.

Selon Hùng Trân, fondateur de Got It, les principales interrogations des hommes d’affaires qui souhaitent s’investir au Vietnam portent sur la qualité de la main-d’œuvre, notamment la maîtrise des langues étrangères, l’aptitude au travail en groupe… - CVN/VNA

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