Les exportations de chaussures, de sandales etde sacs en cuir ont atteint en 2011 environ 7,5 milliards de dollars,selon l'Association du cuir et des chaussures du Vietnam (Lefaso).
Les chaussures et sandales ont rapporté 6,2 milliards de dollars, soitune croissance de 25%, et les sacs, 1,3 milliard de dollars.
Cette année, Lefaso prévoit une croissance de l'ordre de 12% pour deschiffres d'affaires de chaussures et de sandales. Les exportations deces produits devraient s'élever à 7 milliards de dollars, alors quecelles des sacs, 1,5 milliard de dollars, soit une croissance de 15%.
Cette année, les fabricants nationaux doivent continuer de faire faceau manque de main-d'oeuvre qualifiée et à des coûts de production deplus en plus élevés. Par ailleurs, la part de sous-traitance demeureélevée, empêchant toute maîtrise des technologies en la matière.
S'agissant de l'Union européenne (UE) qui est un marché traditionnel,les chaussures en cuir vietnamiennes subissent les effets de la criseéconomique dans cette région. Bienque la fin du programme desurveillance de l'UE dans le cadre de la réglementation anti-dumpingdes chaussures à empeigne en cuir vietnamiennes sera effective fin marsprochain, il sera difficile de retrouver une croissance notable sur cemarché.
Les Etats-Unis offrent de bonnes perspectivesgrâce aux avantages douaniers qui résulteront de l'Accord departenariat transpacifique (TPP), mais la concurrence sur ce marché esttrès forte.
Cependant, plus de 50% des entreprisesinterrogées lors d'une enquête ont déclaré avoir des commandes àhonorer jusqu'au premier trimestre 2012, et 25% d'entre elles sont enmesure d'en obtenir de nouvelles jusqu'au 2e trimestre suivant.- AVI
Le Vietnam réoriente sa stratégie d’IDE vers des investissements à forte valeur ajoutée
En reconnaissant les investissements directs étrangers (IDE) comme une composante indissociable de l'économie nationale, la Résolution n°10-NQ/TW du Bureau politique marque une évolution majeure de la politique vietnamienne d'attraction des capitaux étrangers. Les experts estiment que le pays privilégie désormais la qualité des projets, l'innovation et le transfert de technologies plutôt que le seul volume des investissements.