Hanoi (VNA) - L’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP pour son acronyme en anglais) qui vient d’être signé, permettra à ses 11 signataires, dont le Vietnam, de promouvoir leurs échanges commerciaux et donc de se développer. Le processus de négociation, qui a été long et difficile, aura en tout cas témoigné d’une nette élévation du niveau d’intégration internationale du Vietnam.

Les représentants des 11 pays signataires du CPTPP au Chili, le 8 mars. Photo: VNA

Du moment où les Etats-Unis se sont retirés de l’Accord de partenariat transpacifique (TPP) à la signature du CPTPP au Chili, il s’est passé un événement majeur au Vietnam, et plus précisément à Dà Nang. C’était lors de la conférence ministérielle du TPP en novembre 2017, au cours de laquelle les ministres ont abouti à un consensus. Le Vietnam y aura contribué pour beaucoup.

Une intégration active et profonde…

Le CPTPP est un accord de libre-échange dit «de nouvelle génération» impliquant plusieurs pays développés. D’autres, y compris les Etats-Unis, ont fait part leur intérêt. Le Vietnam, lui, en a été l’un des pays fondateurs. Il a participé à l’élaboration de cet accord en faisant preuve d’indépendance et de souveraineté, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan économique, affirme le ministre de l’Industrie et du Commerce, Trân Tuân Anh.

«La mondialisation évolue de manière complexe», dit-il. «Certes, la libéralisation et la facilitation du commerce demeurent la tendance principale, mais ça et là sont apparus des signes manifestes de protectionnisme, de populisme et d’isolationnisme. Pour notre part, nous appliquons avec conséquence la stratégie du Parti et de l’Etat qui prône une intégration internationale vaste et profonde.» 

… qui a atteint un niveau supérieur

En participant à l’élaboration et à la conclusion du CPTPP, le Vietnam a atteint un niveau supérieur dans son processus d’intégration internationale. Selon le ministre Trân Tuân Anh, avec cet accord, le pays a fait d’une pierre plusieurs coups.

«Sur le plan de la politique extérieure, nous avons rehaussé notre position au sein des forums multilatéraux, régionaux et internationaux», estime-t-il. «Sur le plan institutionnel, le CPTPP devrait favoriser, chez nous, l’édification d’un Etat de droit et d’une économie dont la compétitivité, sans cesse améliorée, est basée sur la transparence et la facilitation des activités commerciales suivant les principes d’une économie de marché.» 

En tant que co-fondateur du CPTPP, le Vietnam aura son mot à dire chaque fois qu’un nouveau pays souhaite adhérer à cet accord. Il aura le droit de poser ses conditions et de chercher à maximiser ses intérêts. Les filières économiques qui profiteront le plus du CPTPP sont d’ailleurs des filières essentielles pour le Vietnam dans la période de développement actuelle. Il s’agit de l’industrie textile, du cuir et des chaussures, ou encore de la transformation des produits aquatiques et agricoles.

Des avantages à valoriser le plus tôt possible

Tous les pays signataires aspirent à ce que le CPTPP puisse entrer en vigueur dès la fin de cette année ou au plus tard, au début 2019. Tous s’accordent à dire que cet accord permettra à chaque pays d’accélérer ses réformes et qu’il apportera des bénéfices aux entreprises comme aux habitants. Le Vietnam fera le nécessaire pour que le CPTPP puisse se réaliser dans les meilleurs délais, promet le ministre de l’Industrie et le Commerce.

«Après la signature du CPTPP, notre ministère va élaborer un plan d’action qui sera ensuite soumis à l’Assemblée nationale. Ce qui fait qu’après la ratification de l’accord par l’Assemblée nationale, le gouvernement pourra rapidement promulguer ce plan d’action qui précise les tâches à accomplir en vue d’une application efficace du CPTPP. La première tâche consiste à adapter notre arsenal juridique à nos nouveaux engagements en termes d’intégration internationale», explique-t-il.

Une vaste campagne d’information sera par ailleurs organisée, de façon à expliquer à tous ceux susceptibles d’être concernés par l’accord ce qu’il faudra faire pour s’y adapter. – VOV/VNA