Comment l’ASEAN peut contribuer à l’action climatique

Alors que la fin de l’année approche à grands pas, l’attention portée à la lutte contre les changements climatiques s’est accrue et l’ASEAN peut apporter de grandes contributions à l’action climatique.
Jakarta (VNA) – Alors que la fin de l’année approche à grands pas, l’attention portée à la lutte contre les changements climatiques s’est considérablement accrue et l’ASEAN peut apporter des contributions potentielles à l’action climatique, selon le Jakarta Post paru le 20 novembre.
Comment l’ASEAN peut contribuer à l’action climatique ảnh 1Le Vietnam et 174 autres pays ont signé le 22 avril 2016, au siège de l'ONU à New York, l'Accord de Paris sur le climat. Photo d'illustration: VNA

L’Asie du Sud-Est est particulièrement exposée aux menaces des changements climatiques, notamment l’élévation du niveau de la mer et les changements climatiques qui peuvent avoir un impact sur l’agriculture et la production alimentaire.

Chaque pays de la région a reconnu les risques et accepté l’Accord de Paris. Chacun s’est engagé à réduire les émissions et la consommation d’énergie, ou à augmenter l’utilisation d’énergie propre. Mais le chemin de la mise en œuvre de l’accord n’est pas facile, d’autant plus que l’attention et les ressources ont été oriententés vers la gestion de la pandémie de Covid-19.

La coopération entre les pays de l’ASEAN sera essentielle pour compléter et intensifier les efforts individuels des pays. Ceci est balbutiant à l’heure actuelle. Lors de la COP25 en 2019, les pays de l’ASEAN ont publié une déclaration commune générale et très limitée concernant la gestion durable des forêts, la réduction de l’intensité énergétique, le transport terrestre durable et l’économie de carburant, ainsi que l’atténuation des risques de catastrophe.

La transition vers un effort climatique régional peut être relancée par des accords bilatéraux. Lors du récent Dialogue de Singapour sur les ressources mondiales durables, l’Institut des affaires internationales de Singapour a accueilli la ministre de la durabilité et de l’environnement de Singapour, Grace Fu, et le ministre indonésien de Coordination des Affaires maritimes et de l’Investissement, Luhut Pandjaitan, pour une discussion sur les politiques vertes et les partenariats régionaux vers un avenir sobre en carbone.

Les deux ministres ont mis l’accent sur les avantages à tirer de l’innovation, de l’investissement et de la coopération. Trois domaines sont apparus comme des opportunités immédiates prometteuses de coopération régionale.

Premièrement, Singapour et l’Indonésie sont confrontées à des problèmes de sécurité alimentaire - un défi mis en évidence par les perturbations de la chaîne d’approvisionnement dues aux confinements nationaux plus tôt cette année.

En 2019, Singapour a lancé son initiative «30 par 30» pour produire localement 30% des besoins alimentaires du pays d’ici 2030. L’Indonésie a également lancé un plan de création de cultures vivières couvrant environ 770.000 hectares, soit plus de 10 fois la taille de Singapour. L’Indonésie, riche en tourbe, et Singapour, qui possède des terres rares, auront des considérations agricoles différentes.

Cependant, les activités conjointes de recherche et de développement profiteront aux deux pays. Singapour a beaucoup à apprendre des décennies d’expérience de l’Indonésie en matière de gestion agricole. Des leçons peuvent également être partagées sur l’éducation des consommateurs sur les aliments produits de manière durable.

Une deuxième opportunité importante et urgente réside dans le secteur des énergies propres. L’Indonésie, confrontée à la tâche gigantesque de fournir un accès fiable à l’énergie à plus de 270 millions de citoyens, s’apprête à augmenter la part des énergies renouvelables à près d’un quart de son mix énergétique d’ici 2025, contre seulement 12% l’an dernier.

Un effort similaire est en cours au Vietnam, qui vise à doubler son utilisation de l’énergie solaire et éolienne à 20% de son approvisionnement électrique d’ici 2030. Cela réduira les émissions de carbone de 15%, soit presque le double de la réduction que le pays s’est engagée dans le cadre de l’Accord de Paris à réaliser sans aide étrangère.

En Thaïlande, dont les contributions déterminées au niveau national (CDN) décrivent un plan de système de transport écologiquement durable, le développeur de transports en commun BTS a récemment émis sa deuxième obligation verte sursouscrite. L’obligation financera des lignes de train aérien qui contribueront à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 28.000 tonnes par an. BTS envisagerait de convertir ces économies d’émissions en crédits de carbone.

Singapour, avec ses solides atouts en matière d’infrastructure, peut s’associer à ses voisins de l’ASEAN pour apporter des investissements, des technologies et des capacités. Les entreprises locales telles que Sembcorp et les institutions financières telles que DBS ont une vaste expérience dans le développement, le financement et la réalisation de projets viables dans la région.

Singapour investit également jusqu’à 49 millions de dollars dans de nouvelles technologies à faible émission de carbone, notamment l’énergie hydrogène et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone, et pourra à terme partager ses connaissances avec d’autres pays.

Troisièmement, pour motiver les investissements et la coopération gagnant-gagnant, des crédits carbone peuvent être générés dans toute la région. Une part de cela peut provenir d’approches fondées sur la nature liées à la conservation et à la réhabilitation d’habitats spéciaux.

L’Indonésie, par exemple, vise à réhabiliter quelque 600.000 hectares de mangroves endommagées - des écosystèmes essentiels qui aident à stocker le carbone et à se protéger contre l’élévation du niveau de la mer - au cours des trois prochaines années.

La pandémie a mis en évidence la nécessité de renforcer la résilience face aux risques futurs, en particulier la résilience climatique. Il y a par ailleurs un véritable défi à relever pour démontrer que l’action climatique peut effectivement entraîner des changements positifs pour la planète tout en créant de nouveaux emplois et une croissance économique.

Un effort véritablement multilatéral est nécessaire pour réaliser des progrès significatifs. Pour l’ASEAN, la première étape consiste à se rassembler en tant que communauté axée sur l’action climatique, à faire le point et à redynamiser les efforts vers des objectifs collectifs avant la COP26 l’année prochaine, a-t-il conclu. - VNA

Voir plus

Les éléphants en bonne santé évoluent librement dans leur habitat naturel, témoignant de la réussite des efforts de conservation menés par le Centre de conservation des éléphants, de sauvetage des animaux et de gestion forestière de la province de Dak Lak. Photo: VNA

À Dak Lak, les soigneurs veillent sur les derniers éléphants domestiques du pays

Au cœur des forêts de dipterocarpes de Dak Lak, les cornacs et soigneurs du Centre de conservation des éléphants consacrent chaque jour leurs efforts au bien-être des pachydermes, mêlant vigilance, patience et affection. Face au déclin des éléphants domestiques des Hauts Plateaux du Centre, leur dévouement contribue à préserver un symbole culturel majeur du Vietnam tout en réhabilitant les animaux dans un environnement semi-liberté.

Le mercure a encore approché les 39°C. Le temps actuel laisse présager d’un été particulièrement chaud. Photo: VNA

Une chaleur caniculaire s’abat sur le Vietnam

Une vague de chaleur généralisée au Vietnam atteint son paroxysme les 15 et 16 mai, avec des températures oscillant entre 36°C et 38°C dans de nombreuses provinces du Nord et du Centre, et atteignant même 39°C dans certaines zones.

Des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C. Photo: VNA

Le Vietnam a chaud, et cela va durer quelques jours

Des plaines du Nord aux provinces du Sud en passant par les régions du Centre, des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C.

ViRiCert est un outil numérique destiné au suivi du « processus technique de culture de riz de haute qualité et à faibles émissions ». Photo : VNA

Le Vietnam numérise la riziculture bas carbone

Le Vietnam accélère la numérisation des processus de culture du riz afin de développer le label « Riz vert vietnamien à faibles émissions ». Cette initiative vise à renforcer la transparence des données de production, améliorer la traçabilité et accroître la compétitivité du riz vietnamien sur les marchés internationaux.

Une tortue rare est transportée au parc national de Cuc Phuong pour y être soignée et réhabilitée avant d'être relâchée dans son milieu naturel. Photo publiée par VNA

Des tortues rares rapatriées au Vietnam dans le cadre de la CITES

Vingt-huit tortues rares ont été rapatriées de la République de Corée au Vietnam, marquant une avancée majeure dans la coopération internationale pour la conservation de la biodiversité et l'application de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.

Un nouvel événement El Niño est en train de se mettre en place à l’approche de la saison estivale. Et cette année, l’épisode pourrait atteindre des niveaux inédits de températures. Photo: znews.vn

El Niño très probablement de retour à partir de la mi-2026

Ce phénomène pourrait s’intensifier particulièrement vers la fin de l’année, avec une probabilité de 20 à 25 % d’atteindre un niveau élevé et de se prolonger jusqu’en 2027, augmentant ainsi le risque d’événements météorologiques extrêmes généralisés.

Un gros orage accompagné de foudre a frappé une cuve de stockage de mélasse dans une sucrerie, provoquant le déversement d'environ 2 000 tonnes de mélasse. Photo : VNA

Les intempéries font des ravages dans plusieurs provinces du Centre et du Nord

De fortes pluies, des vents violents, des éclairs et de la grêle ont frappé les provinces de Thai Nguyên, Tuyên Quang, Lào Cai, Diên Biên, Phu Tho et Bac Ninh, endommageant les infrastructures alors que des orages de grêle et des tourbillons ont provoqué d’importants dégâts dans des localités montagneuses de la province de Nghê An.

Les visiteurs se rendant sur l’île de Cô Tô sont encouragés à utiliser des sacs écologiques en remplacement des sacs en nylon et en plastique. Photo : NDEL

Des pistes pour une gestion efficace des déchets pour un tourisme durable

Il est nécessaire d’élaborer des directives détaillées pour éliminer progressivement les plastiques à usage unique dans le tourisme ; de créer des guides de transition écologique pour les entreprises ; de renforcer les contrôles et les sanctions ; et d’intégrer les critères de tourisme sans plastique dans les systèmes de classement hôtelier et les procédures d’autorisation. Un autre groupe de solutions importantes consiste à créer des incitations économiques pour les entreprises, notamment à travers des mécanismes financiers verts

Le Parc national de Tram Chim mobilise les nouvelles technologies contre les incendies

Le Parc national de Tram Chim mobilise les nouvelles technologies contre les incendies

Alors que la saison sèche atteint son pic dans la province de Dong Thap, dans le delta du Mékong, la chaleur prolongée et la baisse du niveau de l’eau dans les canaux forestiers ont accru les risques d’incendie. En réponse, les gestionnaires forestiers renforcent les mesures de prévention, le parc national de Tram Chim étant à l’avant-garde avec le recours à des technologies de détection précoce et de surveillance à distance des feux.

Contrairement aux variétés cultivées, le riz sauvage possède un génome plus stable car il n'a pas été affecté par le processus de domestication. Photo: VNA

Le delta du Mékong protège le riz sauvage en voie de disparition

Des études récentes montrent que la superficie du riz sauvage, décrite comme un véritable trésor de ressources génétiques rares, diminue de façon dramatique. Les principales causes sont l’expansion des cultures, de l’aquaculture et des infrastructures de transport.

Dans la grotte de Chac Den, récemment découverte dans le parc national de Phong Nha-Ke Bàng, dans la province de Quang Tri. Photo : VNA

Une grotte peut en cacher une autre dans le parc national de Phong Nha-Ke Bang

Parmi ces nouvelles découvertes figurent plusieurs grandes grottes aux structures complexes et d’une grande valeur scientifique, notamment la grotte de Thiên Cung (4.206 mètres), la plus longue identifiée lors de l’étude, la grotte de Nuoc Lan (2.721 mètres), la grotte de Ma Dom (1.257 mètres) et la grotte de Cha Ngheo (583 mètres).