Colloque sur la philosophie d'Inamori à Hanoï

Un colloque intitulé "Philosophie d'Inamori - question de l'éthique professionnelle dans l'édification de l'organisation" a eu lieu mardi 6 mars à Hanoï.
Colloque sur la philosophie d'Inamori à Hanoï ảnh 1Kazuo Inamori. Photo: baomoi.com

Hanoï (VNA) - Un colloque intitulé "Philosophie d'Inamori - question de l'éthique professionnelle dans l'édification de l'organisation" a eu lieu mardi 6 mars à Hanoï.

Il était organisé par ​la Commission d'organisation du Comité central du Parti, en collaboration avec l'Académie des sciences sociales du Vietnam et l'ambassade du Japon au Vietnam.

Ce colloque a présenté la philosophie de gestion d'une organisation selon le point de vue d'Inamori afin d'améliorer la transparence dans les formalités administratives et la prévention et la lutte contre la corruption dans l'appareil administratif de l'État et dans les entreprises publiques. Des expériences visant à améliorer l'efficacité des activités de l'organisation, à valoriser le facteur humain, à créer un environnement de travail sain et positif, ont été partagées à cette occasion.

A noter que Kazuo Inamori est le fondateur de deux grandes compagnies japonaises : Kyocera et KDDI. Reconnu en tant que grand entrepreneur,  il est aussi connu pour sa vision altruiste du management. Retour sur le parcours atypique du chef d’entreprise bouddhiste.

Kazuo Inamori est né le 30 janvier 1932 à Kagoshima au Japon. En 1959, il crée Kyocera Corporation, une entreprise spécialisée dans les composants céramiques, électroniques, l’équipement de bureau et la téléphonie.  En 2000, il crée KDDI, opérateur de télécommunications. Les deux entreprises réunies pèsent 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient  100.000 salariés dans le monde. KDDI détenait à elle seule 28 % des parts de marché du secteur en 2008.

Outre le succès de ses compagnies, Kazuo Inamori est également moine bouddhiste. Cela fait de lui une figure emblématique au Japon de par son initiative du management altruiste : un management inspiré par la philosophie bouddhiste. En effet, il explique que le partage serait bénéfique à la croissance de l’entreprise. La prise en compte des autres permet de rétablir un équilibre. Le modèle capitaliste est « fondé sur l’égoïsme et cela génère des problèmes comme les inégalités entre les riches et les pauvres et des déséquilibres sociaux », affirme-t-il. C’est sur cette théorie qu’il décide de diriger ses sociétés.  Cette organisation évite également les discordes au sein même de l’entreprise, ce qui permet d’échapper aux conflits. Il s’appuie sur son expérience pour prouver que sa théorie fonctionne. Sa philosophie précise qu’il faut, bien entendu, garder ses objectifs, mais que notre satisfaction doit être liée à la satisfaction de l’autre. On ne peut faire de bénéfices sans espérer que nos partenaires en fassent aussi. C’est sur ce fonctionnement que doit évoluer le management selon lui.

En 1985, il crée le prix de Kyoto, une récompense internationale décernée aux personnes ayant contribuées à l’avancement de la science.

En 2010, le gouvernement japonais fait appel à Kazuo Inamori pour prendre la présidence de Japan Airlines au bord de la faillite. Il dirige l’entreprise avec la même philosophie, ce qui lui vaut 1,4 milliard d’euros de bénéfices la première année et 1,6 milliard la deuxième année. Depuis, la compagnie aérienne a maintenu un taux de bénéfices supérieur à 10%.

Pour Kazuo Inamori, les relations humaines et relations d’entreprises sont intimement liées. La concrétisation de ses objectifs ne doit pas empiéter sur les objectifs de l’autre et son bien-être. Comme l'affirme son slogan, le principal est de « respecter la création et aider les hommes ». Cette stratégie a su faire ses preuves notamment au sein des compagnies qu’il a pu diriger. Toutes ses idées ont su conquérir un public de professionnels ayant foi dans un management plus humain.-VNA

Voir plus

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Niché au cœur du rude plateau karstique de la province de Tuyên Quang, le village de Lung Tam préserve avec une résilience farouche le métier ancestral du tissage du lin de l’ethnie H’Mông. À partir de fibres rustiques, les mains habiles des femmes locales façonnent des étoffes qui transcendent leur simple usage utilitaire pour devenir de véritables réceptacles de l’identité culturelle, de la mémoire collective et du rythme de vie de cette région de l’extrême Nord. Chaque étape de cette transformation témoigne d’un savoir-faire méticuleux, transmis de génération en génération avec une fidélité intacte.

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Le développement du logement social en 2025 a enregistré des avancées nettes. De nombreuses localités ont accéléré le rythme et atteint leurs objectifs. À la fin de l’année 2025, l’ensemble du pays avait construit 102 146 logements sociaux, soit 102 % de l’objectif fixé pour 2025 par le Premier ministre.

Grande cérémonie pour la paix et la prospérité nationales sur le mont Ba Den

Grande cérémonie pour la paix et la prospérité nationales sur le mont Ba Den

Le 30 décembre 2025 (soit le 11ᵉ jour du 11ᵉ mois lunaire de l’année du Serpent), une cérémonie solennelle pour la paix et la prospérité nationales s’est tenue au sommet du mont Ba Den, en présence de plus de 500 bouddhistes et de visiteurs. Cette cérémonie a été l’occasion de formuler des prières ferventes pour la paix et la prospérité de la nation, le bien-être de tous les êtres, et d’exprimer l’espoir d’une nouvelle année placée sous le signe d’une météo favorable, d’un pays prospère et d’un peuple paisible et aisé.

L’accusé Nguyên Van Dài. Photo diffusée par la VNA

La justice vietnamienne condamne Nguyên Van Dai et Lê Trung Khoa à 17 ans de prison

Ces co-accusés qui faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt émis le 5 décembre 2025 par l’agence de police d’enquête du ministère de la Sécurité publique, sont condamnés pour "production, détention, diffusion ou dissémination d’informations, de documents ayant un contenu opposable à l’État de la République socialiste du Vietnam" en vertu de l’article 117, clause 2 du Code pénal.