Chez les Cao Lan de Khe Nghè, le métier à tisser la tradition

Direction Khe Nghè, un village de la province septentrionale de Bac Giang, qui, en plus d’être rattaché au district de Luc Nam, passe pour être le berceau des brocatelles Cao Lan.

Bac Giang (VNA) - Direction Khe Nghè, un village de la province septentrionale de Bac Giang, qui, en plus d’être rattaché au district de Luc Nam, passe pour être le berceau des brocatelles Cao Lan. 

Chez les Cao Lan de Khe Nghè, le métier à tisser la tradition ảnh 1Photo: vtr.org.vn


Autrefois, le tissage des brocatelles était une activité d’autant plus importante que les costumes étaient un baromètre de richesse. Aujourd’hui encore, de nombreuses Cao Lan continuent de tisser et de confectionner leurs propres vêtements.

Il y a bien des années, tous les ménages Cao Lan plantaient du riz, du coton et du jute, ces deux dernières plantes étant destinées au tissage des brocatelles et des vêtements. Dès l’âge de 5-6 ans, les fillettes Cao Lan apprenaient de leurs grand-mères et de leurs mères les procédés de tissage et de broderie, comme le raconte Trac Thi Ngon, une artisane émérite.

« Auparavant, je devais aller dans la forêt récolter du coton, en retirer les fibres et les teindre en indigo », dit-elle. « Si on était seule, il ne fallait pas moins de deux ans pour tisser un habit».

Le métier à tisser des Cao Lan est fait d’un bois léger, ce qui permet aux tisseuses de le déplacer facilement. En ce qui concerne les procédés, les plus ardus consistent à filer les fibres de coton et à installer les fils obtenus sur le métier à tisser. Ce travail exige en effet une très grande minutie, comme nous le dit Trac Thi Ngon.

«Vieille que je suis, ça me prend facilement cinq jours pour tisser 12m2 !... Pour les jeunes qui ont encore de bons yeux, trois jours suffisent…», s’amuse-t-elle. « Pendant le tissage, il faut veiller à garder le dos toujours droit, au risque de compromettre la tension du tissu. Et si le tissu n’est pas suffisamment tendu, le tissage sera mal fait. »

Les trois couleurs principales des habits Cao Lan sont l’indigo, le brun et le noir. Tous les motifs sont brodés à la main, selon une technique qui est jalousement préservée et transmise aux générations suivantes, comme nous l’assure Nguyên Thi Mai Thanh, la conservatrice du musée de la province de Bac Giang.

« Les motifs récurrents sont le fruit du canarium, l’anis étoilé, le banian et le pigeon. Les Cao Lan comptent d’excellentes brodeuses qui font des choses magnifiques», constate-t-elle.

Les tisseuses Cao Lan conservent leurs métiers à tisser traditionnel, ce qui ne les a pas empêchées d’inventer de nouvelles combinaisons de couleurs. Modernisation oblige, elles ne cultivent plus le coton et ne filent plus les fibres, les fils industriels qui sont très disponibles sur le marché ont grandement facilité leur travail.

Néanmoins, à Khe Nghè, des dizaines de métiers à tisser continuent à fonctionner, au service des villageois mais aussi pour répondre à des commandes venues de l’extérieur. – VOV/VNA

Voir plus

Dans l’après-midi du 26 janvier, à Hanoï, une rencontre avec la presse dans le cadre du programme « Xuân Quê hương » 2026 a été organisée. Photo: VNA

Renforcer le lien entre la diaspora et la Patrie

Le programme Xuân Quê hương 2026, organisé à Hanoï et dans la province de Ninh Binh, proposera de nombreuses activités culturelles et symboliques, affirmant le rôle de la communauté vietnamienne de l’étranger comme une composante indissociable et une ressource importante de la nation.

Le garde-corps et la structure en acier arborent les deux couleurs emblématiques, le bleu et le jaune. Photo : VNA

Accélération des travaux de rénovation du site historique des deux rives de Hien Luong - Ben Hai à Quang Tri

Après plus de cinq mois de travaux, le projet du Parc de Thong Nhat, situé au sein du site historique national spécial des deux rives de Hien Luong - Ben Hai dans la province de Quang Tri, entre dans la dernière phase d’achèvement. Ce lieu emblématique, incluant le pont Hien Luong et la rivière Ben Hai sur le 17e parallèle, a servi de ligne de démarcation divisant le pays durant 21 ans, de 1954 à 1975. Il demeure un symbole de l’aspiration à la réunification nationale.