Chaque année, 10.000 porteurs du VIH commencent un traitement antirétroviral

« Fin septembre 2019, plus de 142.000 porteurs du VIH au Vietnam recevaient un traitement antirétroviral, soit 270 fois plus que l’année 2005 », selon le vice-ministre de la Santé Nguyen Truong Son.
Chaque année, 10.000 porteurs du VIH commencent un traitement antirétroviral ảnh 1Le docteur Kidong Park, représentant en chef de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) au Vietnam, lors de la conférence. Photo : VNA

Hanoï (VNA) – « Fin septembre 2019, plus de 142.000 porteurs du VIH au Vietnam recevaient un traitement antirétroviral, soit 270 fois plus que l’année 2005 », selon le vice-ministre de la Santé Nguyen Quoc Cuong, lors d’une conférence tenue le 4 décembre à Hanoï.

Cette conférence, organisée par le Département contre le VIH/SIDA du ministère de la Santé, était consacrée au bilan des 20 ans du traitement du VIH/SIDA au Vietnam. Près de 500 représentants de nombreux ministères et organes, organisations internationales, établissements médicaux, étaient présents.

Lors de la conférence, le vice-ministre Nguyen Quoc Cuong a souligné les efforts du Vietnam pour lutter contre le VIH/SIDA. Selon lui, chaque année, environ 10.000 porteurs du VIH dans le pays commencent un traitement antirétroviral.

Le Vietnam est le premier pays d’Asie-Pacifique à lancer la mise en œuvre de la cible ambitieuse 90-90-90 pour mettre fin à l’épidémie du SIDA : à l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique ; 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable ; 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée.        

A ce jour, le Vietnam a atteint le 3e objectif. « Pour remplir les deux premiers, le pays doit faire face à nombre de défis », a indiqué le vice-ministre Nguyen Quoc Cuong, citant par exemple une forte diminution des aides internationales.

Devant cette situation, le Vietnam cherche à financer le traitement antirétroviral avec des fonds d’assurance-maladie, au lieu des aides internationales comme auparavant. Objectif : les malades continueront de bénéficier du traitement antirétroviral même sans aides internationales.

Appréciant les efforts du pays, Kidong Park, représentant en chef de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) au Vietnam, a déclaré que le Vietnam était l’un des rares pays du Pacifique à connaître un développement rapide de la couverture des médicaments antirétroviraux. Il a également déclaré tenir en haute estime les efforts du Vietnam pour faciliter l’accès des porteurs du VIH au traitement, notamment ceux vivant dans les zones reculées.

Depuis la découverte du premier cas du VIH au Vietnam en décembre 1990, le pays en a détecté plus de 215.600. Plus de 103.600 décès sont liés au VIH/SIDA. Chaque année, près de 10.000 nouveaux cas du VIH sont recensés et le nombre de morts est d’environ 2.000 personnes. -VNA

Voir plus

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).