Bond de l’investissement japonais dans le commerce et les services

«Les importations de voitures CBU seraient moins chères que celles de composants. La suppression des taxes d’import au sein de l’ASEAN en 2018 est un gros problème», a déclaré Yoshihisa Maruta, directeur général de Toyota Vietnam. Cette déclaration fait également écho à la rumeur selon laquelle Toyota se tournerait vers des activités commerciales, plutôt que de construction.
«Les importations devoitures CBU seraient moins chères que celles de composants. Lasuppression des taxes d’import au sein de l’ASEAN en 2018 est un grosproblème», a déclaré Yoshihisa Maruta, directeur général de ToyotaVietnam. Cette déclaration fait également écho à la rumeur selonlaquelle Toyota se tournerait vers des activités commerciales, plutôtque de construction.

Après presque 20 ans de présence auVietnam, Toyota est confronté au choix de continuer la fabrication oude se tourner vers l'import et la distribution, car en 2018, lesbarrières tarifaires dans la région auront disparues. Les entreprisesjaponaises réduiraient leur production et augmenteraient leurs imports,tel est le scénario envisagé.

Récemment, un tarifpréférentiel spécial au Vietnam est appliqué dans le cadre de l’accordde partenariat économique global ASEAN-Japon pour la période 2015-2019.Plus de 3.200 lignes tarifaires sur les matières premières, lesmachines-outils, les produits électroniques et les composants… importésdu Japon ne sont plus taxées depuis avril 2015. Avec cet accord, denombreux produits importés des pays de la région seront moins chers queceux fabriqués dans le pays. Ceci est considéré comme un levier pourl’IDE japonais au Vietnam.

Parmi les entreprisesjaponaises opérant dans le commerce et les services au Vietnam figurentAeon, FamilyMart dans la vente au détail, Logistics MLC ITL dans letransport, Ishikawwa Seiko, Metalone et Forval dans l'import-export.

Selon M. Kazuhiko Osato, de l’Organisation japonaise de promotion ducommerce (JETRO), Hô Chi Minh-Ville compte actuellement environ 300établissements d’investisseurs japonais. En outre, plus de la moitié des200 entreprises japonaises de la mégapole du Sud sont dans le secteurde la vente au détail et des services, le reste dans la fabrication.

Les investisseurs japonais ont renforcé également leurs présences dansla logistique. Par exemple, le groupe Logistic Systems a investi dans laconstruction d'entrepôts à Hanoï, Da Nang et Hô Chi Minh-Ville. Legroupe Nissin a coopéré avec la Compagnie générale des chemins de fer duVietnam afin de construire un cargo pour les entreprises japonaises.

Dans l'internet et les finances, secteurs étroitement liés auxactivités commerciales, les Japonais sont aussi présents. SBI Holdings,Econtext Asia et Beenos détiennent 33% du capital de la compagnie Sen Doopérant dans l’e-commerce. Récemment, Credit Saison a été autorisé parla Banque d’Etat du Vietnam à acheter 49% des actions dans la compagniefinancière HDFinance détenue par la Banque commerciale par actions dedéveloppement des logements de Hô Chi Minh-Ville (HDBank).

Selon JETRO, l'investissement japonais au Vietnam en 2014 a baissé de65% à 2,05 milliards de dollars. Cependant, le nombre de projetsd'investissement dans le commerce et les services a augmenté. 85% desprojets japonais ces dernières années sont en-dessous de 5 millions, et61% de moins de 1 million.

D'après M. Masataka Yoshida,directeur exécutif de Recof, beaucoup de sociétés japonaises sontintéressées par l'expansion de leurs activités au Vietnam.«Actuellement, la moitié de la liste de Recof de demande derenseignements concerne les transactions au Vietnam, dont les servicesfinanciers non bancaires, le transport, les technologies, l'hôtellerie,le marketing et le commerce de détail», a révélé M. Yoshida. «Lesfusions-acquisitions des entreprises japonaises avec des partenairesvietnamiens s’accéléreront dans l'avenir». -CPV/VNA

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