Avec Vinfast, le Vietnam tient son constructeur automobile

Vingroup a lancé le 2 septembre les travaux de son usine de voitures et motos dans la ville de Hai Phong (Nord). Interview de Nguyên Viêt Quang, vice-président du groupe.
Hanoi (VNA) –  Vingroup a lancé le 2 septembre les travaux de son usine de voitures et motos dans la ville de Hai Phong (Nord). Interview de Nguyên Viêt Quang, vice-président du groupe, sur ce projet ambitieux.
Avec Vinfast, le Vietnam tient son constructeur automobile ảnh 1Nguyên Viêt Quang, vice-président de Vingroup. Source : CVN

- Pourquoi Vingroup a décidé de s’engager dans la fabrication de voitures, un secteur tout nouveau pour vous ?

La raison principale réside dans notre souhait de créer une marque de voitures vietnamienne de prestige au niveau international comme le sont Mercedes, BMW ou Toyota, pour ne citer qu’elles. Ce projet, baptisé Vinfast, est doté d’un soutien fort et garanti en capital, technologies, main-d’œuvre, et peut s’appuyer sur le réseau de distribution de Vingroup. Comme bien d’autres secteurs dans lesquels Vingroup s’est lancé et réussit maintenant, nous partons d’une feuille blanche. Mais comme vous pouvez le constater, les marques de Vingroup se sont rapidement fait un nom auprès des consommateurs.

- Pensez-vous que Vingroup se lance dans une aventure risquée, au regard de la conjoncture défavorable au Vietnam dans la mesure où la taxe d’importation automobile des pays de l’ASEAN sera ramenée à 0% en 2018 ?

L’an prochain, les entreprises automobiles vietnamiennes pourraient arrêter l’importation d’accessoires pour l’assemblage et importer des pièces entières, ce qui entraînerait cependant des centaines de milliers de suppressions d’emplois dans ce secteur. Mais, de notre point de vue, le Vietnam reste l’un des marchés les plus prometteurs du monde en matière de consommation automobile.
Avec Vinfast, le Vietnam tient son constructeur automobile ảnh 2Lancement des travaux de Vinfast dans la zone industrielle de Dinh Vu - Cat Hai, à Hai Phong, en présence du Premier ministre Nguyên Xuân Phuc (centre). Photo : VNA
Aujourd’hui, le taux de Vietnamiens propriétaires d’un véhicule à quatre roues reste très bas, avec 23 unités pour 1.000 habitants, soit 2,3%. À titre de comparaison, ce taux est de 20,4% en Thaïlande et de 40% minimum dans les pays développés. Au Vietnam, la demande est croissante. Voilà pourquoi nous croyons que le marché automobile va exploser et que c’est le moment favorable pour investir dans la construction de voitures «made in Vietnam», pour donner aux Vietnamiens l’opportunité d’acquérir un véhicule à prix raisonnable et respectueux de l’environnement.

- Quelles sont les exigences du groupe en termes de ressources financières et humaines pour réussir ce projet ambitieux ?

Nous avons réuni des experts chevronnés dans l’industrie automobile. Nous coopérerons avec des groupes automobiles mondiaux dans la question du transfert de technologies comme Boston Consulting Group, Magna Steyr, AVL, Durr, Henn, etc. En termes de capitaux, nous avons signé un accord de crédit avec le groupe banco-financier Credit Suisse, qui s’est engagé à nous accorder un prêt initial de 800 millions de dollars. L’octroi de prêts supplémentaires se fera en fonction de la demande de développement de Vinfast. – CVN/VNA

Voir plus

Espace d'exposition et de présentation de produits lors de l'AI Day 2026. Photo : VNA

L’économie de l’IA, une opportunité majeure pour le Vietnam

Le concept d’économie de l’IA a été abordé pour la première fois par le Centre national d’innovation (NIC), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Boston Consulting Group (BCG) dans un rapport publié à la mi-2025. Selon ce rapport, d’ici 2040, l’IA pourrait apporter jusqu’à 130 milliards de dollars au PIB du Vietnam, soit environ 25 % de la taille actuelle de l’économie.

Photo d'illustration : VNA

Les zones industrielles vertes, un levier stratégique pour attirer les IDE

Ho Chi Minh-Ville se positionne en pionnière dans le développement de zones industrielles vertes, écologiques et intelligentes, considérées comme un pilier stratégique pour attirer les investissements directs étrangers (IDE) de nouvelle génération, renforcer la compétitivité et s’intégrer davantage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Chargement et déchargement de conteneurs importés au port international de Nghi Son, quartier de Nghi Son, province de Thanh Hoa. Photo : VNA

Les médias indonésiens soulignent l'influence économique croissante du Vietnam

Le Vietnam affirme sa montée en puissance économique en Asie du Sud-Est. Même s’il ne figure pas encore parmi les dix premières économies du continent, le pays gagne en influence dans la production, l’électronique et les chaînes d’approvisionnement régionales, reflétant le basculement du centre économique asiatique vers la Chine, l’Inde et l’Asie du Sud-Est.

Photo: VNA

Accélérer le décaissement de l’investissement public pour soutenir la croissance

Accélérer le décaissement de l’investissement public est essentiel pour soutenir la croissance du Vietnam en 2026. Malgré des ressources budgétaires record et une dynamique positive au premier trimestre, des obstacles persistants – notamment dans le secteur de la construction – continuent de freiner l’efficacité de ce levier stratégique.

Vue de la cérémonie de signature du protocole d’accord entre le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement et le ministère de la Sécurité publique. Photo : VNA

Le secteur agricole relie ses bases de données au Centre national intégré de données

Le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Trân Duc Thang, a déclaré que cette initiative marque une étape clé dans la mise en œuvre de la résolution 57-NQ/TW du Politburo datée du 22 décembre 2024 sur les percées dans le développement de la science, de la technologie, l’innovation et la transformation numérique nationale.

Photo d'illustration. Source: baochinhphu

Le Vietnam approuve un programme d’expansion internationale des entreprises d’ici 2030

Le Vietnam approuve un programme d’expansion internationale des entreprises d’ici 2030. À l’horizon 2030, les autorités visent la formation d’au moins 10.000 entreprises aux opérations internationales, l’accompagnement de 1.000 entreprises en cours d’élaboration de leur stratégie d’expansion à l’étranger, ainsi que le soutien approfondi à au moins 100 entreprises engagées dans des projets d’investissement internationaux, dont 30 % sous forme de M&A.