Au village de Binh An, une tradition artisanale menée tambour battant

Les tambours de Binh An, qui est un village de la province méridionale de Long An, jouissent d’une grande renommée, aussi bien au Vietnam que dans les nombreux où ils s’exportent, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Australie, la Chine, la République de Corée et le Cambodge.

20 étapes sont nécessaires à la fabrication d’un tambour. Photo: baolongan.vn
20 étapes sont nécessaires à la fabrication d’un tambour. Photo: baolongan.vn

Hano (VNA) – Les tambours de Binh An, qui est un village de la province méridionale de Long An, jouissent d’une grande renommée, aussi bien au Vietnam que dans les nombreux où ils s’exportent, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Australie, la Chine, la République de Corée et le Cambodge.

À Binh An, cette tradition artisanale remonte au 19e siècle. Des facteurs de tambours, il semble qu’il y en ait toujours eu. Les instruments qu’ils produisent sont réputés pour leur excellente qualité, pour leur esthétique soignée et, surtout, pour leurs sonorités uniques.

Naturellement, le village abrite plusieurs lignées de facteurs de tambours, mais aujourd’hui, il semble bien que Nguyên Van Mên soit à la facture de tambour ce que Stradivarius fut à la lutherie jadis.

20 étapes sont nécessaires à la fabrication d’un tambour. Pour Nguyên Van An, qui est le fils de Nguyên Van Mên, rien ne doit être laissé au hasard… «Il y a surtout la découpe du bois, le cintrage de la caisse de résonance, le rabotage et l’assemblage des différentes pièces... Nous produisons divers types de tambours, chacun offrant des sonorités bien distinctes. Ceux qui sont destinés à la danse du lion, par exemple, sont censés produire des son aigus, et ça requiert tout un savoir-faire bien spécifique», explique-t-il.

À Binh An, les tambours sont fabriqués à partir de bois de jacquier. Les caisses de résonance sont séchées, cintrées et traitées contre les termites. Mais l’étape la plus délicate consiste à recouvrir le dessus du tambour avec de la peau de buffle, provenant de bêtes âgées de plus de dix ans. Ces peaux sont tannées avant d’être fixées avec soin sur le dessus du tambour.

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L'artisan Nguyên Van An. Photo: VNA

C’est surtout la fabrication des caisses de résonance et le tannage des peaux qui donnent aux tambours toute leur singularité. Il faut dire que les jointures sont absolument parfaites, à tel point qu’il n’est pas nécessaire de recourir à du collage.

«Les ensembles de danse du lion et du dragon imposent désormais des exigences plus élevées. Les artisans doivent faire preuve d’une dextérité accrue pour répondre à la demande. Mais qu’à cela ne tienne! Nos tambours peuvent satisfaire les besoins du marché, aussi bien national qu’international», indique Nguyên Van An.

Le village connaît une effervescence particulière au moment de la fête de mi-automne et du Têt, et les affaires sont alors menées… tambour battant! Elles le sont d’autant plus que les tambours de Binh An se sont fait une place au soleil, comme nous le précise Bùi Thi Phuong, la présidente de l’antenne du Front de la patrie du Vietnam à Binh Lang, la commune à laquelle est rattaché Binh An.

«En décembre 2023, les tambours de danse du lion de l’atelier Nam Mên ont été reconnus comme produit du terroir du village et certifiés par le programme ‘À Chaque commune, son produit’. C’est un grand honneur pour la commune», dit-elle.

Les tambours de Binh An sont donc très demandés, aussi bien au Vietnam qu’à l’étranger. Sur place, les facteurs de tambours se retrouvent dans une position enviable: dépositaire d’une tradition artisanale, ils en incarnent l’essor. – VOV/VNA

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