Après la pluie…

Ça ne pouvait pas tomber plus mal! Non contente de gâcher les festivités du Têt dans la province de Hai Duong, la pandémie de Covid-19 y aura ressurgi juste au moment des récoltes…

Hanoï (VNA) - Ça ne pouvait pas tomber plus mal! Non contente de gâcher les festivités du Têt dans la province de Hai Duong, la pandémie de Covid-19 y aura ressurgi juste au moment des récoltes…

Après la pluie… ảnh 1Poste de contrôle épidemique sur la Nationale 5 dans le district de de Lai Cach de Hai Duong (Photo : nhandan.com.vn)

Les restrictions de déplacement qui s’en sont suivies ont bien sûr empêché les agriculteurs d’assurer l’écoulement de leurs produits comme ils le faisaient d’ordinaire. Aussi le Service provincial de l’Industrie et du Commerce a-t-il mis en place une stratégie exceptionnelle et temporaire pour favoriser la circulation et la vente des produits, tout en veillant à respecter strictement les règles de préventions sanitaires.

Il a suffi qu’un premier cas de transmission locale y ait été détecté pour que la province de Hai Duong prenne aussitôt des allures de forteresse assiégée, avec des postes de contrôle à toutes ses entrées. Les agriculteurs se sont du coup retrouvés dans la quasi-impossibilité d’écouler leurs produits ou de s’approvisionner pour l’élevage. Conscient du problème, le Service de l’Industrie et du Commerce de Hai Duong s’est alors mis en relation avec les autorités sanitaires pour y apporter une solution.

Cette solution, elle consiste en un véritable protocole sanitaire, qui s’exerce aussi bien au moment de la récolte qu’au niveau du transport, tous les véhicules utilisés à cet effet devant être dûment désinfectés, comme nous l’explique Pham Thanh Hai, le chef du Service susmentionné. 

«Vu l’évolution de l’épidémie, il a fallu prendre des mesures pour assurer la distribution des marchandises à l’intérieur de la province, mais aussi pour continuer à vendre nos produits agricoles à l’extérieur. Tous les produits sont désinfectés avant d’être emballés. Pareil pour les camions qui sont nettoyés de fond en comble à chaque poste de contrôle», nous indique-t-il.

Après la pluie… ảnh 2Le supermarché Big C propose aux consommateurs des rabais sur des produits agricoles de Hai Duong (photo: baochinhphu.vn)

Dans le district de Chi Linh, qui est un épicentre de l’épidémie, les agriculteurs doivent faire face à des difficultés plus grandes encore. Mais là encore, force est de constater que pour chaque problème, il y a une solution. Sur place, les produits de première nécessité sont acheminés avec des précautions plus grandes encore.

Tous les conducteurs entrant ou sortant de Chi Linh sont tenus de remplir une déclaration médicale et de présenter des certificats émanant des autorités locales. Quant aux agriculteurs, ils ont repris un semblant d’activité, en attendant des jours meilleurs, et en veillant, bien entendu, au respect le plus absolu des consignes sanitaires.

Pour l’instant, 4000 hectares de rizières sont ainsi en cours d’exploitation. C’est un «mieux que rien» qui, eu égard au contexte, revêt une importance capitale, comme nous le fait remarquer Nguyên Thi Quê, la présidente de l’association des agriculteurs. 

«Les agriculteurs sont toujours à pied d’œuvre, même s’ils sont bien évidemment soumis à des règles sanitaires particulièrement strictes. Le repiquage a pu être achevé juste avant le Nouvel an, et ça, c’est un bon signe…», nous dit-elle. 

De nombreux distributeurs, mais aussi des chaînes de supermarchés viennent à la rescousse... C’est le cas de Go!, qui n’hésite pas à proposer des promotions sur les produits agricoles de Hai Duong. Même chose pour VinMart, VinMart+ et Saigon Co.op, qui ont décidé de se lancer à corps perdu dans cette campagne de «sauvetage» de Hai Duong, au risque - assumé - de passer par pertes et profits. Mais pour Pham Thi Hai My, qui est la directrice adjointe de Co.opmart Hà Nội, jamais l’hygiène n’a été mieux garantie…  

«Je dirais qu’en moyenne, nous vendons de 7 à 8 tonnes de produits agricoles chaque jour. L’hygiène alimentaire et les règles de prévention sanitaires sont bien évidemment strictement respectées. Notre but est simple: il s’agit de venir en aide aux agriculteurs dans une période particulièrement difficile, et tant pis s’il n’y a pas de profit à court terme…», nous indique-t-elle.

C’est dans les moments de crise qu’il faut savoir se serrer les coudes... Ce qui est en train de se passer, avec et vis-à-vis des agriculteurs de Hai Duong le démontre largement. Et puis comme le dit si bien l’expression, «après la pluie…». -VOV/VNA

Voir plus

Le salon a suscité plus de 18.000 inscriptions en ligne, environ 75% des acheteurs professionnels provenant d'usines, de sous-traitants industriels, de distributeurs et des services achats des marques au Vietnam. Photo: VNA

Le Vietnam tisse de nouveaux liens de chaîne d’approvisionnement à l’OCTF 2026

Dans un contexte d’évolution des chaînes d’approvisionnement mondiales et régionales, le renforcement des liens entre les entreprises vietnamiennes et les fournisseurs étrangers pourrait contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement, à améliorer l’efficacité de la production et à accroître la participation des entreprises locales aux chaînes de valeur.

Les étudiants de l'Université maritime du Vietnam sont formés selon un modèle alliant théorie et pratique. Photo: VNA

Hai Phong s’emploie à bâtir une main-d’œuvre maritime d’élite hautement qualifiée

La ville de Hai Phong est un hub majeur de l’économie maritime du Vietnam, grâce à ses solides capacités de construction navale et à son système de formation maritime de qualité. Outre ses activités de construction et de réparation de navires, la ville est également un fournisseur clé de main-d’œuvre maritime pour les entreprises nationales et internationales.

Des délégués vietnamiens et tanzaniens au siège de Viettel Tanzania (Halotel), co-organisateur du Forum. Photo : VNA

Vietnam et Tanzanie explorent de nouvelles pistes de coopération

Selon les chiffres de la partie tanzanienne, l’excédent commercial de la Tanzanie vis-à-vis du Vietnam est passé de 140,9 millions de dollars en 2022 à 314,2 millions de dollars en 2025. Le Vietnam s’impose désormais comme un débouché prioritaire pour les produits agricoles tanzaniens, notamment la noix de cajou.