Amphore International actif dans l’aide sanitaire au Vietnam

Depuis 25 ans, l’organisation humanitaire Amphore International axe sur l’aide sanitaire au Vietnam, insuffisamment approvisionné en médicaments et en personnel bien formé.
Amphore International actif dans l’aide sanitaire au Vietnam ảnh 1Le docteur Jean-Claude Beltrando mène une otoscopie sous microscope à My Tho (province de Tiên Giang, Sud) en 2014. Crédit photo : Amphore International
 

Hanoi (VNA) - Depuis 25 ans, l’organisation humanitaire Amphore International axe sur l’aide sanitaire au Vietnam, insuffisamment approvisionné en médicaments et en personnel bien formé. Médecins, infirmières, chirurgiens dentistes, paramédicaux et nombre de bénévoles participent à cette action.

«Les résultats les plus importants d’Amphore International au Vietnam sont l’équipement des hôpitaux, tout d’abord le Centre d’oto-rhino-laryngologie (ORL) de Hô Chi Minh-Ville et ensuite l’Hôpital d’ORL de Hanoi, et puis celui de Huê», a informé le docteur Jean-Claude Beltrando, président d’Amphore International lors d’une interview récemment accordée au Courrier du Vietnam. «Ensuite, on s’est développé dans d’autres spécialités : gastroentérologie, radiologie, chirurgiens orthopédiques, viscéraux, ophtalmologie. Des infirmières, des kinésithérapeutes et des dentistes ont aussi rejoint l’équipe», affirme-t-il. Et de souligner également que son organisation a équipé des hôpitaux provinciaux parce qu’ils étaient moins aidés que les hôpitaux des grandes villes. C’est pour cette raison qu’Amphore-Vietnam a travaillé dans tous les hôpitaux de province, du Nord au Sud.

Promouvoir une médecine moderne et de qualité

Amphore International (Aide Médicale et Paramédicale Humanitaire et Organisation de Rencontres et d’Enseignement International) est une organisation humanitaire non gouvernementale indépendante sans caractère ethnique, politique ou confessionnel réunissant quatre Associations médicales humanitaires au Vietnam, à Madagascar, au Burkina Faso et au Népal.

Le but est de tisser des liens professionnels entre les médecins français et ceux de ces pays afin de promouvoir une médecine moderne et de qualité. De plus, cette organisation humanitaire vise à équiper les services hospitaliers en matériel chirurgical et d’anesthésie en programmant des rencontres et des échanges avec le corps médical et paramédical français pour comparer et améliorer les conditions de travail, la formation et l’enseignement des soins médicaux dans ces pays. À noter que tous les bénévoles qui vont sur le terrain prennent en charge le coût de leur voyage et de leur séjour. Les dons ne servent qu’à l’achat de matériel médical et au fonctionnement du secrétariat.

À travers les missions, les rencontres médicales et paramédicales, la recherche de stages hospitaliers en France pour les médecins et l’enseignement audio-visuel des techniques de soin et de chirurgie, l’Association établit un «pont» afin d’optimiser dans le temps la qualité et l’indépendance du corps médical dans des pays susmentionnés.

Lors de l’entretien, le docteur Jean-Claude Beltrando a également insisté sur les difficultés que l’organisation rencontre pour maintenir les activités humanitaires dans plusieurs pays. «C’est plus difficile de mobiliser des fonds pour faire venir des containeurs de matériel. Les containers coûtent chers et surtout il faut avoir du matériel que les hôpitaux français nous donnent, a-t-il expliqué. Nous avons un local de stockage qui nous coûte un loyer mensuel élevé. Il est donc plus difficile de trouver des fonds que du personnel médical bénévole».

L’association coopérera avec l’Hôpital Saint-Paul à Hanoi. «Nous avons rencontré le directeur de l’Hôpital Saint-Paul à qui nous avons envoyé un containeur de 68 lits télécommandés», a informé Jean-Claude Beltrando. Il souhaite signer une convention de travail avec cet hôpital qui permettra aux médecins d’Amphore International de réaliser des opérations dans cet hôpital vietnamien. -CVN/VNA

Voir plus

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.