Agriculture: coopération entre les producteurs et les transformateurs

Mettre en relation les producteurs et les transformateurs agricoles, telle est la nouvelle stratégie mise en place par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Agriculture: coopération entre les producteurs et les transformateurs ảnh 1Photo : VOV
Hanoï(VNA) - Mettre en relation les producteurs et les transformateurs agricoles,telle est la nouvelle stratégie mise en place par le ministère de l’Agricultureet du Développement rural à la demande du Premier ministre afin de doper lesexportations nationales.

En 2018, lesecteur de l’agriculture a réalisé un chiffre d’affaires à l’exportation de40,2 milliards de dollars, soit une hausse de 3% par rapport à 2017. Ce bonrésultat s’explique, pour une part non négligeable, par la synergie créée entreles producteurs et les transformateurs agricoles.

La collaborationdirecte entre les agriculteurs et les entreprises de transformation estbénéfique aux deux parties. Une telle organisation rassure les agriculteurs surl’écoulement de leurs produits et la stabilité des prix et permet d’assurerl’approvisionnement régulier des transformateurs en matières premières, comme l’expliqueNguyên Duc Mênh, directeur de la société de transformation agroalimentaire TânHuong. Implantée dans la province de Hai Duong (Nord), cette société achètechaque année des centaines de milliers de tonnes de fruits et de légumes auxagriculteurs locaux pour les revendre au Vietnam et à l’étranger.

Une partie desproduits est exportée vers des marchés exigeants tels que le Japon et laRépublique de Corée, indique Nguyên Duc Mênh.  

“Nous travaillonsen étroite collaboration avec les agriculteurs locaux et avons notre proprecircuit de matières premières. Ce mode d’organisation nous permet de répondreplus rapidement aux demandes de nos partenaires. Au début de l’année 2019, leJapon et la République de Corée nous ont respectivement commandé 500 et 100tonnes de fruits et légumes. Pour ces deux marchés exigeants, nous devons noussoumettre à des règles sanitaires très strictes”.

A ce jour, auVietnam, on dénombre encore peu d’entreprises désireuses d’investir dans ledomaine agricole. Or, l’industrie de transformation de produits agricoles estun secteur rentable. De l’avis de Nguyên Quôc Toan, directeur par intérim dudépartement de transformation agricole et de développement du marché duministère de l’Agriculture et du Développement rural, l’État devrait inciterles entreprises à investir dans ce secteur en améliorant l’environnementd’affaires et en facilitant leur accès au foncier et aux financements. En 2018,la transformation de bananes a, à elle seule, attiré 16 investisseurs qui ont promisde décaisser 8.700 milliards de dongs (plus de 330 millions d’euros),précise-t-il.

“Lamondialisation de l’économie nous oblige à développer nos propres chaînes devaleurs agricoles. Il est essentiel de s’impliquer davantage dans l’industriede transformation et nous devons favoriser les relations entre agriculteurs ettransformateurs. Pour accroître les exportations, les exportateurs doiventégalement se conformer à la réglementation des pays cibles et adapter leurstratégie de commercialisation en conséquence ».

Pour maintenir unpartenariat durable avec les entreprises de transformation, les exploitantsagricoles doivent adopter des techniques de production modernes et conformes àleur cahier des charges, estime le ministre de l’Agriculture et du Développementrural, Nguyên Xuân Cuong.

 “Les agriculteurs doivent moderniser leursméthodes et techniques de production pour améliorer la qualité de leursproduits et maintenir des relations durables avec les entreprises detransformation. Ce mode d’organisation basé sur l’offre et la demande permetd’éviter l’inévitable ‘surabondance de production – chute des prix’ ».

Le secteuragricole s’est fixé pour objectif de porter la valeur de ses exportations à 43milliards de dollars en 2019. Le Vietnam souhaite figurer parmi les 15 plusimportants producteurs agricoles mondiaux d’ici 10 ans.-VOV/VNA

Voir plus

Vue partielle du complexe pétrochimique de Long Son, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

Le Vietnam réoriente sa stratégie d’IDE vers des investissements à forte valeur ajoutée

En reconnaissant les investissements directs étrangers (IDE) comme une composante indissociable de l'économie nationale, la Résolution n°10-NQ/TW du Bureau politique marque une évolution majeure de la politique vietnamienne d'attraction des capitaux étrangers. Les experts estiment que le pays privilégie désormais la qualité des projets, l'innovation et le transfert de technologies plutôt que le seul volume des investissements.

Recherche sur les variétés végétales à l'Université de Tra Vinh. De nombreux résultats de recherche de l'établissement ont été appliqués à la production agricole et à la vie quotidienne. Photo: VNA

Le Premier ministre ordonne d'accélérer les projets dans les sciences, l'innovation et la transformation numérique

Le Premier ministre a signé une directive demandant aux ministères, aux secteurs et aux collectivités locales d'accélérer la mise en œuvre des missions relatives aux sciences, aux technologies, à l'innovation et à la transformation numérique en 2026, afin d'assurer le décaissement intégral des crédits budgétaires et de renforcer le rôle de ces secteurs dans la croissance économique et le développement durable.

Les organisateurs remettent des certificats aux intervenants au huitième Symposium international sur l’aquaculture en cages en Asie (CAA8), à Khanh Hoa, le 16 juillet. Photo : VNA

Le Vietnam promeut une aquaculture en cages verte et intelligente en Asie

Les intervenants ont présenté diverses solutions, notamment des cages en PEHD, des systèmes d’alimentation automatisés, la surveillance environnementale basée sur l’Internet des objets (IoT), des applications d’intelligence artificielle (IA) et l’aquaculture multitrophique intégrée, afin d’améliorer la productivité et la durabilité.

Transformation de produits agricoles à la Société Cofidec, à Ho Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Le Vietnam reste l’économie la plus dynamique de l’ASEAN en 2026 au premier semestre 2026

Selon plusieurs institutions financières et experts internationaux, le Vietnam a conservé au premier semestre 2026 sa position d’économie à la croissance la plus rapide de l’ASEAN. Les solides performances de l’investissement, de l’industrie manufacturière et du commerce extérieur devraient soutenir cette dynamique malgré les incertitudes de l’économie mondiale.

Espace d'exposition et de présentation des produits lors de l'AI Day 2026. Photo : VNA

Le Vietnam, nouveau maillon stratégique des technologies de l’IA en Asie

Porté par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), le Vietnam s’impose progressivement comme un maillon clé de la chaîne d’approvisionnement asiatique en équipements liés à l’IA. Selon des experts de HSBC, cette évolution ouvre de nouvelles perspectives de croissance, tout en posant de nouveaux défis dans un contexte mondial incertain.

Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, s’exprime lors de la séance de travail avec le comité permanent du Comité du Parti de la province de Son La, à Son La, le 16 juillet. Photo : VNA

Le leader Tô Lâm appelle à faire de Son La un pôle agricole et tourisque

Travaillant avec le comité permanent du Comité du Parti de la province de Son La sur les résultats de la mise en œuvre de la résolution du 14e Congrès national du Parti, de la résolution du 16e Congrès provincial du Parti pour le mandat 2025-2030, le secrétaire général et président Tô Lâm a exhorté à faire de la province un centre d’agriculture bio, de transformation agricole et de tourisme.

Confection de vêtements d'exportation. Photo : VNA

Croissance de 8,18 % au 1er semestre : l’économie vietnamienne confirme son dynamisme

Au premier semestre 2026, le Vietnam a enregistré une croissance du PIB de 8,18 %, supérieure à celle de la même période de l’an dernier. Cette performance repose à la fois sur le dynamisme des moteurs traditionnels de la croissance et sur l’essor progressif de nouveaux leviers tels que l’innovation, les sciences et technologies et l’économie numérique.