À Hô Chi Minh-Ville, les cadres et employés se mobilisent face au coronavirus

Outre les "soldats à blouse blanche" en première ligne du combat contre l’épidémie de Covid-19, nombre de cadres et employés de Hô Chi Minh-Ville s’occupent également de la vie des habitants.
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Outre les "soldats à blouse blanche" en première ligne du combat contre l’épidémie de Covid-19, nombre de cadres et employés de Hô Chi Minh-Ville s’occupent également de la vie des habitants.
À Hô Chi Minh-Ville, les cadres et employés se mobilisent face au coronavirus ảnh 1Depuis août, Phan Thi My Linh assume l'achat et la livraison de produits alimentaires à des habitants de zones à haut risque de Covid-19. Photo : VNA

Quand la 4e vague d’infections s’est mise à sévir dans la mégapole du Sud, beaucoup de ses cadres ont dû rester à leur bureau afin d’assumer de nouvelles tâches au service des personnes impactées par la la crise sanitaire.

Se transformer en humanitaires

Depuis plusieurs mois maintenant, leur mission consiste dans la réception, le tri, l’emballage et la livraison de denrées alimentaires et d’objets indispensables du quotidien à ceux dans le besoin.

Il est 20h00 un jour de septembre. Il pleut très fort. Une équipe logistique de l’antenne du Front de la Patrie du Vietnam du quartier 8, arrondissement de Tân Binh, conduite par sa vice-présidente Phan Thi My Linh, part livrer des produits de première nécessité aux familles qui les ont commandés.

En effet, conformément à la directive n°16 décrétée par le Premier ministre sur la distanciation sociale, les familles vivant dans les zones à haut risque, surtout celles dont des membres ont déjà contracté le coronavirus, n’ont pas le droit de sortir (sauf dans les situations urgentes). Ainsi, certaines unités ont pour mission de faire leurs courses.

Nguyên Thi Hanh, domiciliée dans le quartier 8, indique : "Ce soir-là, en voyant des cadres allant de maison en maison sous la pluie pour distribuer des produits, j’étais vraiment touchée et reconnaissante envers eux, ainsi que le gouvernement et les autorités locales qui font tout pour venir en aide aux habitants".

En voyant Phan Thi My Linh aller régulièrement au supermarché de son quartier, certains employés ont cru qu’elle abusait de cette période difficile afin de chercher un certain profit dans le commerce pour les personnes dans le besoin, avant qu’ils ne découvrent la vérité... "Dès qu’ils savent ce que je fais, ils me donnent la priorité dans la sélection des articles à acheter. En plus, ils m’aident à les mettre dans des sacs pour que je puisse les apporter le plus tôt possible aux gens", indique Phan Thi My Linh.

De la même manière, Chu Thi Thu, présidente de l’Association des femmes du quartier 6 de l’arrondissement de Tân Binh, est en charge de faire des courses pour les personnes dans l’impossibilité de sortir de chez eux. Pour elle, une journée de travail dure régulièrement de 6 à 22 heures. "Parfois, je n’ai même pas le temps de me reposer ou de prendre un repas. Mais ma fatigue disparaît quand je vois les familles me remercier à l’arrivée de leur colis", confie-t-elle, avant d’ajouter : "Quand on s’occupe bien de la vie des gens, ils respectent bien les règles. Cela contribue notablement à la lutte contre l’épidémie".

Toujours prêt à rendre service

Le 2 septembre. À 02h00 du matin. Nguyên Thành Danh, secrétaire du Comité du Parti du quartier 6 n’est pas couché. Il est en train de discuter avec d’autres cadres du quartier sur la répartition du travail de chacun.

Depuis le début de la 4e vague, il doit rester en permanence au bureau travailler et soutenir les activités liées à la lutte contre l’épidémie, comme descendre des lots de marchandises de camions, aller faire des courses, contrôler la désinfection des surfaces publiques, encourager les habitants à se faire vacciner, etc. Il est toujours prêt à aider les gens à n’importe quel moment, tôt le matin ou tard la nuit.

"Récemment, certaines rues du quartier comptent de nouvelles personnes infectées par le SARS-CoV-2, alors il faut agir le plus vite possible. Comme il n’y avait pas à ce moment-là de chauffeur, j’ai dû le remplacer comme livreur. Les 23 et 24 août, les personnes en charge de prendre les commandes des familles placées en quarantaine pour leur faire des courses étaient surchargées, j’ai dû encore une fois prêter main forte et on a pu mener à bien la mission, toutes les familles dans le besoin recevant les articles commandés à temps. En moyenne, chaque jour, nous livrons 1.000 commandes. Comme nous travaillons rapidement et efficacement, les habitants sont très contents", indique Nguyên Thành Danh.

Depuis deux mois, Bùi Thi Anh Nguyêt, secrétaire adjointe du Parti du quartier 6, est très peu rentrée chez elle. La plupart du temps, elle ne voit ses proches que par des appels vidéo, quand elle n’est pas occupée soit par son travail soit par l’appui à l’aide alimentaire aux habitants.  "Nous ne nous trouvons pas fatigués. Ce qui importe, c’est d’apporter les alimentations et affaires indispensables aux habitants", dit-elle.

En l’espace de quelques semaines, toutes ces personnes se sont transformées en humanitaires, essayant d’aider le plus efficacement possible les habitants dans le besoin. Certes, tout n’est pas parfait mais leur engagement fervent et doué a permis de limiter l’impact de la contamination à Hô Chi Minh-Ville. – CVN/VNA

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