À Hà Tinh, les récolteurs d’orbicules sortent de leur coquille

Bên Hên est un village niché le long de la rivière La, dans la province de Hà Tinh (Centre). Ses habitants gagnent leur vie en récoltant des corbicules (palourdes d’eau douce) au fond de la rivière.

Hà Tinh (VNA) – Bên Hên est un village niché le long de la rivière La, dans la province de Hà Tinh (Centre). Ses habitants gagnent leur vie en récoltant des corbicules (palourdes d’eau douce) au fond de la rivière.

À Hà Tinh, les récolteurs d’orbicules sortent de leur coquille ảnh 1Les corbicules sont tamisés au bord de la rivière La. Photo : BHT


Depuis toujours, les corbicules sont une spécialité du village de Bên Hên, vieux de 300 ans. En cette fin d’année, le tronçon de la rivière La longeant ce village est couvert de la fumée émise par la cuisson des palourdes d’eau douce. La délicieuse odeur se répand partout et met l’eau à la bouche des visiteurs et des locaux.

Les corbicules sont cuits sur 300 m le long de la rivière. On y dénombre des dizaines de cabanes de fortune, d’environ 5 m² de superficie, construites avec des poteaux en bois, couvertes de tôle ou de toile rouge et verte. À l’intérieur, de grandes marmites où cuisent les corbicules fraîchement récoltés.

Trân Thi Trà Giang, 40 ans, raconte que tous les jours à 18h00, son mari embarque sur sa barque en bois pour récolter des coquillages sur le lit de la rivière en utilisant un râteau ou en plongeant. Il travaille jusqu’à 06h00 du matin.

Après cela, Mme Giang met les coquillages dans un panier en bambou et les laisse tremper dans la rivière pendant six à sept heures pour qu’ils évacuent leur saleté. En début d’après-midi, elle rapporte les paniers en bambou jusqu’à la cabane pour cuire les corbicules. 

À Hà Tinh, les récolteurs d’orbicules sortent de leur coquille ảnh 2Une habitante montre le produit fini : de la chair de corbicules. Photo : BHT

Selon Mme Giang, les faire bouillir demande une certaine technique. Elle doit mettre deux ou trois bols d’eau dans une casserole, pour environ 10 à 15 kg de coquillages. Elle y plonge le panier en bambou plein de corbicules et, lorsque l’eau bout, une mousse blanche se forme. Elle doit alors utiliser une grande cuillère en bois pour remuer encore et encore, avant de sortir le panier après environ 20 minutes.

Le bouillon est conservé et les corbicules sont rincés pendant 10 minutes dans la rivière après cuisson. Mme Giang ramène ensuite le panier de mollusques à sa cabane, les égoutte et les conditionne pour les vendre.

Chaque après-midi, un ménage peut cuisiner jusqu’à six casseroles pour un total de 100 à 150 kg de corbicules.

Un métier pénible

À Hà Tinh, les récolteurs d’orbicules sortent de leur coquille ảnh 3Un plat à base de corbicules. Photo : BHT

“Pour 100 kg de corbicules, je peux obtenir 10 kg de chair, qui se vend à 200.000 dôngs le kilo. C’est plus cher que dans d’autres rivières où le prix est plutôt compris entre 70.000 et 120.000 dôngs. Je vends environ 20 kg de chair par jour”, précise Thai Thi Liêu, une habitante locale. D’après elle, la raison d’une telle différence de prix est le goût unique des corbicules de la rivière La, très apprécié par de nombreux clients pour préparer des plats tels que porridge ou riz blanc aux moules.

Doàn Thi Minh, 70 ans, achète souvent des coquillages et les cuisine ensuite elle-même pour les vendre au marché. Elle raconte : “Chaque jour, j’achète une centaine de kilogrammes de corbicules crus au village. Après les avoir cuisinés et vendus, je peux gagner environ 300.000 dôngs par jour”.

Les habitants vendent les coquilles qui serviront à fabriquer des aliments pour animaux et de la chaux. La vente de ces sous-produits a non seulement un intérêt économique, mais également un intérêt environnemental. Autrefois, le village comptait près de 200 ménages qui vivaient du commerce traditionnel de mollusque, mais aujourd’hui ils sont moins de 80.

D’après Nguyên Van Tuyên, président du Comité populaire de la commune de Truong Son, les corbicules sont de plus en plus rares dans la rivière La, et les villageois doivent parfois aller ailleurs pour en trouver. “Ce métier est pénible mais rapporte des revenus plutôt élevés”, explique-t-il. – CVN/VNA

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