Le 14 octobre, à Hô Chi Minh-Ville, bon nombre d’établissements sanitaires, sous couvert du ministère de la Santé, ont posé des questions et exprimé leurs points de vue sur un décret règlementant la question de la naissance par fécondation in vitro et les conditions de la gestation pour autrui.

Ce décret sera soumis au gouvernement lors de la session gouvernementale organisée fin octobre. Le nouveau décret remplacera le décret N°12/2003/ND-CP, signé le 12 février 2003, portant sur «la naissance selon des méthodes scientifiques s'adaptant à la réalité».

Lors de cette conférence, la question de savoir quels sont les établissements sanitaires qui peuvent proposer des méthodes de maternité de substitution a intéressé l’auditoire. En effet, le Comité de rédaction du décret a proposé les deux mesures suivantes :

- L’hôpital obstétrique du Centre, la Polyclinique centrale de Huê, et l’hôpital obstétrique Tu Du vont être autorisés à mettre en œuvre les services de maternité de substitution.

- Les établissements autorisés à mettre en œuvre des techniques de fécondation in vitro pourront proposer des services de maternité de substitution (SMS).

Certains participants ont fait remarquer que la technique de SMS n’est pas très difficile. Il n’est par conséquent pas nécessaire de limiter le nombre d’établissements autorisés à proposer ces soins. Par ailleurs, s’il n’y a que trois hôpitaux autorisés, il sera difficile pour les patients d’accéder aux SMS. L’important est surtout une bonne gestion.

Sur ce point de vue, le vice-ministre de la Santé, Nguyên Viêt Tiên, a indiqué que la limite du nombre d’établissements sanitaires autorisés a pour but de mieux gérer les SMS, ainsi que d'éviter certaines dérives.

Toutefois, il a également souligné que pour les couples stériles, le secteur médical encourage toujours le recours à de multiples techniques médicales. La maternité de substitution est considérée comme la dernière solution.

Lors de cette conférence, les délégués ont également abordé d’autres sujets comme la limite d'âge maximum pour le don de sperme, d’ovules et d’embryons, les dispositions concernant les embryons, le traitement par SMS dans le cas de couples divorcés ou dont l’un des membres est décédé, ainsi que les cas où les couples sont infectés par le virus du Sida, sans oublier la question de la prise en charge par les assurances sociales de la maternité de substitution. -CVN/VNA