Le ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21, Laurent Fabius, entouré de Ban Ki-moon (gauche) et de François Hollande (droite), annonce l'adoption de l'Accord de Paris sur les changements climatiques. Photo : AP   

Paris (VNA) - Les représentants de 195 pays ont adopté à Paris, sous les applaudissements et les vivats, un accord mondial sans précédent pour lutter contre le réchauffement de la planète, source de dérèglements et de menaces croissantes pour l'homme et la nature.

"Je n'entends pas d'objections, l'Accord de Paris est accepté", a déclaré Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21, en tapant le marteau pour marquer formellement l’adoption de l’Accord de Paris lors de la dernière séance plénière tenue dans la soirée du 12 décembre (horaire locale) en France.

L'accord fixe comme objectif de contenir le réchauffement "bien en deçà de 2°C" et appelle à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°C", par rapport à l'ère pré-industrielle.

Il prévoit aussi une révision des engagements obligatoires "tous les cinq ans" à partir de 2025, ainsi qu'une aide financière aux pays du Sud en augmentation.

Cet accord historique de 31 pages est composé de 29 articles, qui couvrent l'ambition, l'atténuation des émissions à gaz en effet de serre, l'adaptation au réchauffement climatique, les "pertes et dommages", les financements, les technologies, les revues périodiques, la transparence, etc.

Il prévoit que les 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement promis en 2009 par les pays développés pour 2020, année d'entrée en vigueur de l'Accord, devront être un "plancher" pour l'après-2020.

Le fait que le chiffre de 100 milliards de dollars par an soit sorti de l'accord proprement dit était une exigence des États-Unis, qui ont reçu le soutien sur ce point de l'Union européenne, selon des sources proches des négociations.

La communauté internationale s’est vivement félicitée de l’accord de Paris. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré :  "L'accord de Paris est un succès monumental pour les peuples et la planète. (...) Nous pouvons regarder nos enfants et nos petits-enfants dans les yeux et leur dire que nous avons joint nos mains pour construire un monde plus vivable pour les prochaines générations".

A Washington, le président américain Barack Obama a salué un accord "fort" qui peut marquer "un tournant" dans la lutte contre les changements climatiques. L’Inde et la Chine, les deux plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, se sont déclarées "complètement satisfaites" de cet accord.

Le Vietnam a également salué l’adoption de l’accord de Paris par la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21).

"Il s’agissait d’un prélude important à une nouvelle période pour faire face aux changements climatiques, d’une avancée importante des efforts communs pour une résilience performante à ces phénomènes qui constituent un des plus grands défis du monde au 21e siècle", a déclaré le porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Le Hai Binh.

Étant l’un des pays les plus affectés par ​ce phénomène, depuis des années, le Vietnam a pris de nombreuses mesures pour y faire face, tout en respectant les engagements internationaux dans ce domaine et en présentant ses propres engagements. Le Vietnam a activement participé aux négociations de l’accord de Paris et joint les efforts pour les objectifs communs tout en défendant ses propres intérêts légitimes. -VNA