Yên Châu : des bananiers pour sortir de la pauvreté

Le district de Yên Châu, situé dans la province de Son La (Nord), est peuplé de minorités ethniques. Il a su tirer profit de ses conditions topographiques et climatiques pour développer la culture des bananiers et permettre ainsi aux foyers démunis de sortir de la pauvreté et d’édifier une nouvelle ruralité.
Le district de YênChâu, situé dans la province de Son La (Nord), est peuplé de minoritésethniques. Il a su tirer profit de ses conditions topographiques etclimatiques pour développer la culture des bananiers et permettre ainsiaux foyers démunis de sortir de la pauvreté et d’édifier une nouvelleruralité.

Avec les mangues, les bananes sont laspécialité du district de Yên Châu. Ses produits à base de banane,alcools et bananes séchées, sont très appréciés des touristes.

Dans la famille de Mme Hà Thị Đỏ, hameau de Đông Khoài, commune de TúNang, la culture des bananiers se transmet de génération en génération.Les fruits et les fleurs de la banane sont vendus et le tronc est coupépour nourir les animaux domestiques. Le rendement du maïs étant faibleet son coût de production élevé, Đỏ a décidé, en 2010, de transformer unhectare de maïs en culture de bananiers. Avec 300 bananiers et 3 à 4récoltes par an, elle arrive à produire quelque 5 tonnes de bananescommercialisées à un prix de 4.000 à 6.000 dongs le kilo. "Dans laculture de bananiers, on n’a pas besoin d’engrais et les soins sont trèsfaciles. Par contre, la culture du maïs demande beaucoupd’investissements en argent et en engrais, rapporte peu de bénéfices etrend la terre plus aride".

Les bananiers de Yên Châu sontcultivés dans les communes de Tú Nang, Sặp Vặt, Chiềng Hắc, Chiềng Đôngsur une superficie de près de 400 hectares. Les agriculteurs ontconstaté la rentabilité économique de cette culture. Les bananiersrésistent bien à la sécheresse. Ils donnent entre 25 et 30 tonnes defruits par an et par hectare pour une valeur 2 fois et demi supérieure àcelle du maïs. Avec un prix d’achat stable, les agriculteurs peuventgagner annuellement entre 80 et 100 millions de dongs. La culture restetoutefois très aléatoire car le prix des bananes dépend totalement descommerçants. Hà Như Huệ, vice-président du comité populaire du districtde Yên Châu appelle les autorités locales à rechercher des moyens decommercialiser les bananes de Yên Châu : "Les bananiers se multiplientrapidement. Ils donnent des fruits après un an. Les difficultés résidentdans les débouchés. Nous souhaitons pouvoir écouler notre production debananes de Yên Châu afin d'assurer des revenus stables aux agriculteurset de développer leur production".

Depuis 2012, ledistrict de Yên Châu coopère avec la distillerie Vietnam-France pourcréer une zone de plantation de bananes de haute qualité. Ce projetimplique à la fois l’Etat, les scientifiques, les entreprises et lesagriculteurs. La distillerie achète entre 18 et 25 tonnes de bananespar mois à un prix de 3.000 à 5.000 dongs le kilo pour distiller del’alcool et fabriquer des friandises. Lê Văn Viện, son directeur : "Jesouhaite augmenter la production de la société en élargissant les zonesde matières premières. Mon but est de créer une activité rentable etstable pour les agriculteurs locaux et d’améliorer leurs revenus".

Cette année, le district de Yên Châu a planté 25 hectaressupplémentaires de bananiers. Cette culture est devenue le fer de lancedans la lutte contre la pauvreté. -VOV/VNA

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