Thai Binh (VNA) - Situé dans le district de Kiên Xuong, province de Thai Binh (au Nord), le village de Dông Xâm est réputé pour la qualité exceptionnelle de son orfèvrerie. Un savoir-faire unique que les villageois perpétuent avec passion depuis des centaines d’années.

Photo: VOV.
Pour vous rendre dans le village de Dông Xâm, il vous suffira de faire une dizaine de kilomètres depuis le centre du bourg de Kiên Xuong. Cet authentique joyau culturel se trouve dans la commune de Hông Thai.

Nous nous trouvons devant le temple dédié à Nguyên Kim Lâu, le fondateur de l’orfèvrerie dans le village. Composé de 12 petits édifices, le temple, véritable chef-d’œuvre architectural, s’étend sur environ mille mètres carrés. Nguyên Xuân Ngân, un villageois fait savoir: « Jadis, ce temple était assez petit mais très beau. Son toit était recouvert d’une toiture de tuiles recourbées, ornementée de motifs en caractères chinois signifiant la longévité. Quand Thai Binh est devenue une province indépendante, le temple a été reconstruit. Plus de 100 ans se sont écoulés depuis. »

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Des petits coups de marteaux résonnent partout dans le village. Autrefois fabriqués exclusivement en argent, les objets qu’ils soient rituels, religieux, utilitaires ou décoratifs sont aujourd’hui encore réalisés avec un exceptionnel savoir-faire par des orfèvres hors pair. Pham Van Tu est l’un d’entre eux: « Mon grand-père était déjà orfèvre. En juin et juillet, le travail est au ralenti mais les ventes reprennent au début et à la fin de l’année. Chaque artisan a sa propre signature et rien qu’en regardant le produit, on sait immédiatement de quel atelier il provient. »

 

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L’orfèvrerie fait appel à diverses techniques qui sont devenues autant de métiers à part entière, explique Nguyên Thi Nga, qui pratique le repoussé depuis une vingtaine d’années.

« Ma fille et moi travaillons la technique du repoussé. La réalisation d’un produit nécessite plusieurs étapes comme la ciselure, la gravure, le dorage, le polissage ou encore le planage. La ciselure et la gravure sont les opérations les plus difficiles et doivent être réalisées par des artisans expérimentés alors que le dorage est parmi les plus simples. Tout le monde peut le faire », a fait savoir Nguyên Thi Nga.

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Alors que de nombreux villages de métiers traditionnels sont menacés de disparition au Vietnam, celui de Dông Xâm préserve avec force et fierté cette tradition séculaire. Il faut dire que ses orfèvres ont su renouveler avec audace leur exceptionnel savoir-faire par des créations innovantes.  -VOV/VNA