Vietnam-Russie : objectif de 20 milliards de dollars d'échanges commerciaux en 2020

Le Vietnam vise porter le chiffre d'affaires de ses échanges commerciaux avec la Russie à 20 milliards d'USD en 2020.
Après la signature de l’accord delibre-échange entre le Vietnam et l'Union économique eurasiatique, lesentreprises vietnamiennes doivent faire de leur mieux pour porter lechiffre d'affaires des échanges commerciaux entre le Vietnam et laRussie à environ 20 milliards de dollars en 2020.

Leprésident vietnamien Truong Tan Sang a donné cet objectif lors de saséance de travail le 24 mai à Ho Chi Minh-Ville avec le Comité populairemunicipal, des associations et des entreprises vietnamiennes surl'investissement dans le marché russe.

"Le Vietnam et laRussie disposent de bonnes relations traditionnelles dans diversdomaines : politique, culture, sécurité ou encore défense", a dit lechef de l'Etat vietnamien. Cependant, selon lui, les relationséconomiques et commerciales ne sont pas encore à la hauteur despotentiels, et la valeur du commerce bilatéral demeure modeste. Leurobjectif fixé à l'heure actuelle est d'atteindre 10 milliards de dollarsen 2020. Après la signature de l’accord de libre-échange entre leVietnam et l'Union économique eurasiatique, nombre de barrières serontlevées, d'où la nécessité pour les secteurs et entreprises des deux paysde doubler l'objectif fixé initialement en termes de commerce bilatéralpour le porter à 20 milliards de dollars.

La fondationde la zone de l'industrie légère des entreprises vietnamiennes enRussie, le président Truong Tan Sang a demandé de déterminer le site oùles infrastructures sont favorables à l'investissement. "Dansl'immédiat, a-t-il ajouté, les entreprises vietnamiennes doiventdiscuter de la création d'une société par actions chargée de la gestionde cette zone dont le capital est détenu à 51% par la Russie. Il a enoutre appelé les entreprises vietnamiennes à y investir. Une fois cettezone opérationnelle, des priorités devront être accordées auxtravailleurs vietnamiens sur place".

Appréciant vivementles entreprises vietnamiennes qui sont venues de leur propre initiativeen Russie pour y sonder le marché, le chef de l'Etat a estimé que lessecteurs de la confection, de la production des produits en bois, enplastique, aquatiques, l'agro-alimentaire, etc., sont les atouts desentreprises vietnamiennes, avec les perspectives qui vont avec une foisqu'elles investiront dans le marché russe. Il est donc nécessaire deconstruire des usines qui sortiront des produits de bonne qualité pourl'exportation, principalement dans les pays de l'Union économiqueeurasiatique.

Lors de cette séance de travail, leprésident du Conseil de management de la Banque par actionsd'investissement et de développement du Vietnam (BIDV), Tran Bac Ha, aprésenté le marché d'investissement en Russie ainsi que le projet dezone dédiée à l'industrie légère du Vietnam dans la province de Moscou.Ce dernier a pour but de favoriser les activités des entreprisesvietnamiennes en Russie, contribuant à impulser la production de biensde consommation courante pour ce marché et à régler également leproblème de l'emploi pour les Vietnamiens dans ce pays.

Selon les prévisions, cette zone couvrira une superficie de 100 à 120 haet fournira des services de soutien de la production, du commerce et dela distribution des produits ainsi que des travailleurs, notamment desservices juridiques et logistiques. Tran Bac Ha a fait savoirqu'actuellement, la Russie proposait cinq lieux à choisir à Moscou. Ceprojet devrait être lancé en septembre 2015. Dix-neuf entreprisesvietnamiennes opérant en Russie se sont inscrites pour cette zone avecenviron 3.600 travailleurs et une superficie d'ateliers de quelque39.000 m² qui se concentreront dans la confection, le cuir et leschaussures, les produits en bois, textiles et les enveloppes.

Et d'ajouter que l'investissement du Vietnam en Russie a augmentérapidement ces dernières années pour atteindre près de 2,5 milliards dedollars en 2015 avec 19 projets, contre seulement 100 millions dedollars environ en 2008. A l'heure actuelle, la Russie est la troisièmedestination d'investissement du Vietnam dans le monde. En 2014, lechiffre d'affaires des échanges commerciaux bilatéraux entre les deuxpays a atteint 2,6 milliards de dollars. -VNA

Voir plus

Gia Lai mise sur une pêche durable et une aquaculture high-tech. Photo: VNA

Gia Lai mise sur une pêche durable et une aquaculture high-tech

Gia Lai vise à développer le secteur halieutique selon une approche durable, en réduisant progressivement l’intensité de l’exploitation tout en protégeant et en restaurant les ressources aquatiques, parallèlement à une application accrue des avancées scientifiques et technologiques et au développement de l’aquaculture de haute technologie.

Une habitante de Hô Chi Minh-Ville fait ses achats dans un supermarché. Photo: VNA

Le Vietnam mobilise ses moteurs de croissance pour viser une croissance à deux chiffres

Selon les analyses économiques du premier trimestre, l’économie vietnamienne a enregistré une dynamique de croissance notable, malgré les tensions géopolitiques et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette performance repose sur la contribution conjuguée des trois piliers traditionnels que sont la consommation intérieure, l’investissement et les exportations, parallèlement à l’émergence d’un nouveau modèle de croissance fondé sur la connaissance, la science, la technologie et l’innovation.

Production verte et chaînes de valeur, moteurs de la filière fruits et légumes en 2026

Production verte et chaînes de valeur, moteurs de la filière fruits et légumes en 2026

Face à la pression croissante des normes internationales et domestiques, la filière des fruits et légumes du Vietnam accélère sa transition vers un modèle de production vert, durable et sécurisé. Cette transformation ne se limite pas à un simple changement des méthodes agricoles, mais s’étend à l’ensemble de la chaîne de valeur, de la culture à l’exportation, avec un accent particulier sur la normalisation et la construction de marques. Ces efforts visent à concrétiser les objectifs de croissance fixés pour l’année 2026, dans un contexte de concurrence de plus en plus intense.