Un village d’enfants SOS à Thua Thiên-Huê

En janvier 2015, le réseau de villages d’enfants SOS du Vietnam a placé sous sa tutelle le Centre de patronage des enfants de Thuy Xuân, dans la ville de Huê (Centre).

Thua Thien-Hue (VNA) - En janvier 2015, le réseau de villages d’enfants SOS du Vietnam a placé sous sa tutelle le Centre de patronage des enfants de Thuy Xuân, dans la ville de Huê (Centre), pour le renommer village d’enfants SOS de Huê. Une initiative complètement désintéressée au profit des laissés pour compte.

Au mois d’août dernier, le village d’enfants SOS de Huê (province de Thua Thiên-Huê, Centre) a accueilli Nguyên Thi Thùy Duong, âgée de 7 mois et originaire du district Phu Vang, une trentaine de kilomètres de Huê.

Orpheline de son père, sa mère n’est pas en état de travailler. Thuy Duong avait été confiée à ses grands-parents maternels. La situation financière de ces derniers ne leur permettant plus d’assurer sa prise en charge, les autorités de Phu Vang avaient fait connaître sa situation au village d’enfants SOS de Huê, qui l’a accueillie dans la maison Phuong vi (Flamboyant),  où réside la plus jeune «mère» du village, Nguyên Thi My Hoà, ainsi qu’une dizaine de ses frères et sœurs d’adoption.

Un village d’enfants SOS à Thua Thiên-Huê ảnh 1La « mère » Nguyên Thi My Hoà et sa petite fille dans la maison Phuong vi. Photo: CVN/VNA

Nguyên Thi My Hoà est une experte, alors qu’elle est célibataire et n’a jamais mis au monde un enfant. Il suffit de la regarder s’occuper des petits placés sous sa tutelle. «My Hoà a acquis un savoir-faire remarquable dans les soins des enfants en bas âge ces dernières années. Et puis, nous voudrions que le bébé s’attache à sa mère d’adoption sur une longue période» explique Nguyên Kim Dung, la vice-directrice du village d’enfants SOS de Huê.

Dix-septième membre du réseau Villages SOS

Le village d’enfants SOS de Huê est le 17e membre du réseau des villages SOS du Vietnam. Il a été fondé sur la base du Centre d’accueil et de formation professionnelle de Thuy Xuân des enfants en situation difficile, qui a vu le jour en 2000 par l’Association «Aide à l’enfance du Vietnam» (AEVN) en France.

L'association française « Aide à l'enfance du Vietnam » (AEVN) est une association loi 1901 à but non lucratif. Fondée en 1970, l'AEVN, membre de la Fédération Internationale des Villages d'Enfants SOS a pour objectif : venir en aide aux enfants déshérités. Son siège : 92, avenue du Général Leclerc, 91190 Gif-Sur-Yvette.

Thuy Xuân a été construit grâce à l’aide de nombreux étudiants vietnamiens en France et des amis, parrains, marraines, donateurs et bénévoles français. «Mon objectif est d’aider les jeunes déshérités, de leur donner une bonne éducation et une formation professionnelle afin qu’ils deviennent de bons citoyens et des travailleurs de qualité», informe Lê Kim Ngoc, ancienne directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France et présidente de l’AEVN.

Maintenant, ce sont les villages d’enfants SOS internationaux qui se sont engagés à financer les infrastructures et la prise en charge des orphelins et, plus généralement, à assurer le fonctionnement du village SOS de Huê. En effet, l’AEVN s’est engagé à assurer le fonctionnement du village d’enfants SOS Huê jusqu’en 2020.

D’une superficie d’environ 17.000 m², ce village sis 37, rue Ngô Gia Cat, à 4 km du centre-ville de Huê, comporte cinq maisons familiales accueillant chacune une dizaine d’enfants autour d’une mère nourricière. Il abrite également une école de formation aux métiers de la boulangerie-pâtisserie, qui occupe deux grands bâtiments. Une dizaine d’apprentis y suivent des cours théoriques et pratiques dispensés par des formateurs français et vietnamiens. Les produits de leurs travaux sont en vente à la «Boulangerie française» au Centre de Huê.

Un village d’enfants SOS à Thua Thiên-Huê ảnh 2Mme Lê Kim Ngoc (2e, droite) et des enfants du village SOS de Huê, lors de sa visite au village au mois d’août 2015. Photo: CVN/VNA

«Quatre autres maisons devraient être terminées d’ici août prochain, permettant d’accueillir un grand nombre d’enfants supplémentaire en situation difficile des environs», fait savoir Nguyên Kim Dung.

Les travaux de construction  ont été financés par une donation de la Fondation Vallet faite à l’association les Rencontres du Vietnam au titre d’aide à la formation et l’éducation des jeunes.

Depuis sa fondation en 2000, l’établissement compte une quarantaine d’enfants sortis de l’Université, Instituts universitaires de technologie (IUT) et disposant d’un emploi stable. Parmi les plus belles réussites professionnelles : Hoàng Thi Anh Dào, Docteur ès sciences et professeur à l’Université des sciences de Huê ; Bùi Van Phô, en dernière année de thèse de doctorat à l’Université d’Osaka (Japon) ou encore Hoàng Lan Anh, diplômée de l’Université de droit et qui occupe un poste à responsabilités dans la société événementielle Yven, à Hô Chi Minh-Ville. « C’est pour nous tous un grand bonheur de voir ces grands réussir si bien », partage Lê Kim Ngoc. 


Trouver des sources de financement

Le Centre Thuy Xuân est la 2e réalisation de l’AEVN, après le village SOS de Dà Lat, dans la province de Lâm Dông au Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre). Le coût de ces deux ouvrages s’élève à plusieurs millions de dollars.

Un village d’enfants SOS à Thua Thiên-Huê ảnh 3Le professeur Trân Thanh Vân remet la bourse aux enfants du village SOS de Huê, qui ont des succès remarquables dans leurs études. Photo: CVN/VNA

Dans l’optique de lever des fonds, Mme Lê Kim Ngoc et son mari, Trân Thanh Vân, aussi directeur de recherche au CNRS (en tant que physicien), avec de nombreux étudiants vietnamiens, se sont rendus, pendant de nombreuses années, à l’approche de Noël,  sur les places des marchés et les parvis des églises pour proposer des cartes de vœux, reproduction des œuvres des peintres vietnamiens de renom : Mai Thu, Lê Phô, Vu Cao Dàm, Lê Van Binh, etc. Plus d’un million de cartes avaient été écoulés. Ces cartes permettent encore maintenant de couvrir une partie importante de leurs dépenses de fonctionnement.

Lê Kim Ngoc et son mari forment un couple extraordinaire. Ils vivent à Paris, mais une partie de leur cœur est restée au Vietnam : « Nous ne sommes pas des hommes et des femmes d’affaires. Nous ne disposons d’aucune fortune. Notre association n’étant pas une organisation gouvernementale, nous devons chercher des fonds par nos propres moyens pour pouvoir venir en aide aux enfants déshérités au Vietnam. Nous y mettons tout notre cœur et notre sincérité ». Et de conclure : « L’argent et la gloire tout comme les nuages et la fumée, s’évanouissent d’une minute à l’autre alors que l’amour et l’humanité sont des valeurs éternelles… ». -CVN/VNA

Voir plus

Des collaborateurs sociaux accompagnent T.A.T. (née en 2013) dans ses activités d’apprentissage et de vie quotidienne au sein de la maison d’accueil temporaire du modèle "Bồ Công Anh", située dans le quartier de Hạnh Thong, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

Programme de prévention et de réponse à la violence basée sur le genre pour la période 2026-2030

Le Vietnam a adopté un nouveau programme national pour la période 2026-2030 visant à prévenir et à répondre à la violence basée sur le genre, avec pour objectif d’assurer d’ici 2030 un accès universel des victimes à des services d’assistance adaptés, tout en renforçant la coordination institutionnelle, la transformation numérique et les mécanismes de protection au sein de la société.

Opération de remorquage pour le bateau de pêche QNg 90251 TS. Photo diffusée par la VNA

Trente-six pêcheurs secourus après l’avarie de leur bateau près de Truong Sa

Le 5 avril, à 8h, le KN475 a commencé à remorquer le bateau de pêche en panne vers l’île de Da Tây A. L’opération de remorquage s’est déroulée sans incident et, à 18h30, le bateau de pêche et son équipage sont arrivés à destination. Des réparations et des mesures d’assistance supplémentaires ont alors été mises en place.

Photo d'illustration ; Báo Điện tử Chính phủ

Vietnam : cap sur cinq villes de rang international d’ici 2045

Le gouvernement vietnamien a adopté un programme d’action actualisé visant à accélérer l’urbanisation durable, avec l’objectif de porter le taux d’urbanisation à plus de 50 % d’ici 2030 et de faire émerger au moins cinq villes de rang international à l’horizon 2045.

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Avec l’essor rapide des technologies, l’année 2026 devrait marquer une nouvelle étape dans l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) par les cybercriminels. Ceux-ci recourront de plus en plus aux deepfakes, aux clonages vocaux et aux personnages virtuels pour usurper des identités de manière toujours plus sophistiquée, notamment à travers de fausses vidéos, en se faisant passer pour des fonctionnaires, des proches ou d’autres personnes de confiance. Dès lors, la lutte contre la cybercriminalité ne repose pas seulement sur la vérification des informations, mais exige également la mise en place de procédures d’authentification rigoureuses.