Un Viêt kiêu se mouille pour les conducteurs handicapés au Vietnam

Công Van Pao, un Viêt kiêu de France, rapporte au Vietnan un savoir-faire particulier, celui de la fabrication d’accessoires automobiles au service des conducteurs invalides.

Hanoi (VNA) - Công Van Pao, un Viêt kiêu de France, n’est pas rentré au bercail les mains vides. En effet, il rapporte un savoir-faire particulier, celui de la fabrication d’accessoires automobiles au service des conducteurs invalides.

Un Viêt kiêu se mouille pour les conducteurs handicapés au Vietnam ảnh 1Công Van Pao (2e à droite) et ses amis au centre Dông Dô à Bac Ninh. Photo: TP

Au Vietnam, les personnes atteintes de paraplégie ou ayant subi une amputation de la jambe ou du bras peuvent désormais conduire leur voiture.

Les technologies de fabrication des accessoires spécialisés et de leur assemblage viennent d’être transférées par un Viêt kiêu de France à un producteur vietnamien, dans la ville de Bac Ninh (Nord).

Il s’agit du centre Dông Dô. Devant des techniciens curieux se tenant autour d’une voiture, Công Van Pao, 63 ans, présente une panoplie d’accessoires automobiles particuliers faits d’alliage inoxydable et de plastique. Puis, avec ses mains calleuses, il effectue en quelques minutes une démonstration rapide et attache un ensemble au volant de l’automobile et un autre devant le siège du conducteur. "Et voilà, tout simplement! Maintenant, toute personne infirme est en mesure de conduire sa propre voiture de manière optimale et sûre", déclare-t-il avec fierté. Il insiste sur le fait que ces appareils supplémentaires peuvent être assemblés ou détachés aisément.

Dans un deuxième temps, Pao guide les techniciens dans la technique de fabrication de ces accessoires spéciaux. "En plus de vous offrir les équipements et moules nécessaires à la fabrication de ces outils, je souhaite vraiment vous transférer mon savoir-faire, dans l’espoir qu’un jour, vous puissiez les fabriquer vous-même".

Une vie de labeur

Selon Trân Van Toan, président du conseil administratif du centre Dông Dô, ce dernier est le premier établissement vietnamien bénéficiant de cette technologie spéciale. "Le premier jour du rendez-vous, Pao et sa femme se sont rendus très tôt au Centre. Animés par une affection particulière pour le Vietnam, ils nous ont offert et transféré le processus entier de fabrication et d’assemblage de ces accessoires. Processus que M. Pao chérit comme un trésor", souligne le chef du centre Dông Dô.

Originaire de la province de Lang Son (Nord), Công Van Pao a participé dès sa jeunesse aux activités du mouvement des Scouts du Vietnam (issu de l’Organisation internationale des Scouts, créée par Baden Powell, dont le but est de rassembler les jeunes afin de développer chez eux des qualités morales et sportives). Dans le cadre de ces activités, Pao a parcouru de long en large les régions septentrionales du Vietnam dans le but de venir en aide aux populations locales en difficultés.

Une bonté de cœur
 
À l’âge de 20 ans, en compagnie de sa famille, Pao est parti pour la France où il a dû exercer divers métiers pour gagner sa vie. Enfin, à Paris, il a choisi de suivre un cours d’apprentissage spécialisé en soudure. À la sortie de l’école après deux ans de formation, le jeune vietnamien est admis dans une compagnie française spécialisée dans la fabrication d’accessoires automobiles destinés exclusivement à l’usage des conducteurs handicapés. De nature plutôt créative, Pao s’est adapté à merveille à cette tâche et fait même partie des meilleurs techniciens de la compagnie. En 36 ans de travail sur le territoire français, Pao a su contribuer à la création et à la fabrication de multiples produits spécialisés - tant simples que compliqués - au profit des infirmes.

"Une fois retraité, il me restait un souhait unique: faire quelque chose de bénéfique pour mon pays d’origine. Heureusement, grâce à la presse vietnamienne et aux programmes télévisés de VTV4, j’ai appris que le Vietnam permettait désormais aux handicapés de conduire. Voilà quelque chose qui s’accordait à mes talents professionnels! Ça a tout de suite été le déclic", confie-t-il.

Plus d’une fois, Công Van Pao avait envoyé des lettres de sollicitation aux services compétents des transports et des communications vietnamiens, exprimant "le souhait ardent d’un Viêt kiêu retraité de transmettre ses connaissances aux jeunes collègues vietnamiens". L’idée de Pao a été soutenue et encouragée par ses amis et ses proches de France.   

La réponse positive de la part du centre Dông Dô à Bac Ninh s’est révélée être pour Pao une "joie immense et indescriptible". En compagnie de son épouse, il s’est immédiatement rendu au Vietnam afin de s’entretenir avec les responsables dudit centre.

Lors de la rencontre, Pao a ainsi transféré tout ses savoirs et connaissances à la partie vietnamienne. Le Viêt kiêu ajoute: "Une fois que vous aurez entièrement acquis les techniques de base, je vous en transmettrai encore davantage pour des équipements encore plus modernes". Et d’insister: "Tout ce que je fais, je le fais sans rien attendre en retour".

D’un ton ému, le chef du centre Dông Dô, Trân Van Toan, partage: "Nous avons eu la chance inouïe d’avoir contacté  M. Pao. Ce projet de coopération pourrait bel et bien nous ouvrir les portes d’un avenir prometteur". Jusqu’ici, les conducteurs infirmes du Vietnam devaient tous importer (des États-Unis, de France ou d’Allemagne) ces fameux équipements, le tout à un prix évidemment exorbitant. "Un immense merci à M. Pao pour son cœur généreux et ses actions touchantes. Grâce à lui, désormais, nous serons en mesure de fabriquer sur place des accessoires spécialisées au service des conducteurs infirmes".

Quant à Pao, sa réponse est des plus simples: "Nous sommes très heureux, ma femme et moi, d’avoir effectué ce voyage au Vietnam. Le pays change rapidement et de manière positive, et notre accueil par nos compatriotes a été des plus chaleureux. J’ai hâte de raconter cette expérience à mon entourage une fois rentré en France. Je suis extrêmement soutenu dans mon projet, ainsi je suis certain de pouvoir rassembler assez de fonds pour mener à bien ce dernier. Ce n’est que le début, je serai de retour au Vietnam, c’est sûr!". – CVN/VNA
 

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