Un projet pour diminuer la surcharge des hôpitaux

Un programme de lutte contre la surcharge des hôpitaux pour la période 2013-2020 vient d'être approuvé par le Premier ministre. Un maximum de 35 patients par jour et par médecin est l’objectif d’ici 2020.

Un programme de luttecontre la surcharge des hôpitaux pour la période 2013-2020 vient d'êtreapprouvé par le Premier ministre. Un maximum de 35 patients par jour etpar médecin est l’objectif d’ici 2020.

Pourl’heure, la surcharge des hôpitaux est un impérieux problème. Pour lerégler, un projet vient d’être approuvé par le Premier ministre NguyênTân Dung. Son objectif est de ramener le taux d’occupation des lits deshôpitaux de ressorts central et municipal de Hanoi et de Hô ChiMinh-Ville de 120% actuellement à moins de 100%, de supprimerl’occupation de plusieurs patients d’un même lit en 2015, et de mettrefin à la surcharge des hôpitaux en 2020. Ceux de cancérologie sont parmiles plus touchés, avec 247% de taux d’occupation.

La priorité est aussi donnée aux établissements de santé de proximité,notamment en cherchant à augmenter le taux d’occupation des lits deshôpitaux ruraux à 60% en 2015 et à 80% en 2020.

Pour atteindreces objectifs, le ministère de la Santé va, dans une première phase de2013 à 2015, investir dans les hôpitaux de ressort central et ceux deHanoi et Hô Chi Minh-Ville. Il poursuivra ses investissements dans ladeuxième phase de 2016 à 2020 dans les hôpitaux de tous ressorts. D’ici2015, il s’agit d’ajouter un minimum de 7.150 nouveaux lits au niveaunational, et de rénover, agrandir et moderniser les services ayant untaux d’occupation des lits élevé. Le nombre de lits devra ainsi êtremultiplié dans les services spécialisés des hôpitaux de province telsque ceux d’oncologie, de traumatologie, de cardiologie, d’obstétrique etde pédiatrie.

Enfin, il faudra mettre un terme à la surchargede travail pour les médecins qui, actuellement, ont en charge unecentaine de patients par jour. Les objectifs sur ce point sont 50 et 35patients par médecin respectivement en 2015 et en 2020.

Leprojet prévoit également la création d’un réseau d’hôpitaux satellitesdans les cinq spécialités précitées, ainsi que l’expérimentation decabinets de médecins de famille généralistes installés au sein même desétablissements de santé déjà existants, et amenés à faire des visites àdomicile. L’objectif étant d’assurer des services de soins continus etefficaces. Un projet qui demandera une bonne gestion administrative.

Des efforts déployés à Hô Chi Minh-Ville

Pourl’heure, le réseau des établissements de services de santé dans lamégapole du Sud est encore mal réparti. La plupart sont concentrés aucentre-ville. De plus, la qualité des services des dispensaires laisseencore à désirer, avec pour effet que les habitants préfèrent aller sefaire soigner dans les hôpitaux de ville. Par ailleurs, lesinfrastructures se construisent bien plus lentement que la croissancedémographique et n’arrivent pas à répondre correctement aux besoinssanitaires. En ce qui concerne la formation des ressources humaines,elle est insuffisante, de même que, de fait, les compétences de lamain-d’oeuvre, tant en termes qualitatifs que quantitatifs. Enfin, lesmesures pour inciter les médecins à s’installer en province sont encoreinsuffisantes.

Face à ce constat inquiétant, Hô ChiMinh-Ville a déployé en 2012 une batterie de mesures : intensifier lesinvestissements en faveur des infrastructures, améliorer la qualité dessoins, soutenir les hôpitaux et les dispensaires, mettre en place desformations, déployer davantage de médecins en secteur préventif, etfaire un appel aux investisseurs éventuels de toutes les composanteséconomiques dans la société. Ces efforts ont enregistré des premiersrésultats encourageants, qui demeurent toutefois nettement insuffisants.À terme, la mégapole du Sud vise à réduire de 70% la surchargeactuelle.

Parmi les mesures appliquées, et afin d’améliorer laformation, plusieurs médecins de ville ont été envoyés dans les hôpitauxdes districts et des arrondissements, et les praticiens ruraux ont étéformés sur 144 techniques spécialisées. De plus, des satellites deshôpitaux souffrant d’une lourde surcharge ont été crées. Après quelquestemps d’application, le nombre de patients fréquentant ces cliniquessatellites est passé de 5 à 15%. Pour l’heure, 17 hôpitaux de ville enont mis en place 48 dans les 12 hôpitaux de province. Ces lieux onttraité près de 95.300 patients et opéré sur place 832 cas. - AVI

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