Un institut à la pointe de la recherche médicale

Créé il y a 75 ans sous le nom d’Institut Pasteur de Hanoï, l’actuel Institut national d’hygiène et d’épidémiologie de Hanoï est toujours en première ligne dans la lutte contre des maladies dangereuses.
Un institut à la pointe de la recherche médicale ảnh 1Au centre:  Dang Duc Anh, le directeur de l’Institut national d’Hygiène et d’Épidémiologie de Hanoi et Nicolas Warnery, l’ambassadeur de France au Vietnam. Photo: VOV5

Hanoï (VNA) - Créé il y a 75 ans sous le nom d’Institut Pasteur de Hanoï, l’actuel Institut national d’hygiène et d’épidémiologie de Hanoï est toujours en première ligne dans la lutte contre des maladies dangereuses.

Ces dernières années, grâce à des aides dispensées par l’Institut Pasteur et l’Agence française de développement (AFD), cet institut s’est engagé, au côté d’autres laboratoires parmi les plus prestigieux de la région Asie du Sud-Est, dans le combat contre les maladies infectieuses émergentes.

Le 09 octobre, l’ambassadeur de France au Vietnam, Nicolas Warnery, a effectué une visite à l’Institut national d’Hygiène et d’Épidémiologie de Hanoï. L’occasion pour Dang Duc Anh, le directeur dudit institut, de se réjouir de l’efficacité des projets de coopération soutenus par les partenaires français.

« L’Institut Pasteur et l’Agence française de développement sont nos partenaires les plus importants du côté français », a-t-il rappelé. « Dans le cadre du réseau international des Instituts Pasteur, notre établissement a collaboré avec l’Institut Pasteur à Paris pour étudier les maladies infectieuses, notamment le sida. Par ailleurs, nous travaillons activement sur un projet très important financé par l’Agence française de développement qui s’appelle Ecomore et qui vise à étudier l’impact du changement climatique sur l’apparition en Asie du Sud-Est de nouvelles maladies chez l’animal, maladies qui peuvent éventuellement être transmises à l’homme, parmi lesquelles la dengue et la leptospirose. Donc, c’est un projet extrêmement important »

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Lancé depuis 2013, le projet Ecomore (Economic development, ecosystem modifications, and emerging infectious diseases risk evaluation) introduit des études sur le lien entre croissance économique, scénarios climatiques et maladies émergentes en Asie du Sud-Est.

Un institut à la pointe de la recherche médicale ảnh 3 Une exposition sur le projet Ecomore a lieu au sein de l'Institut. Photo: VOV5


Dans le cadre de l’initiative « Covid-19 - Santé en commun » lancée le 9 avril dernier, l’Agence française de développement a annoncé un financement additionnel à ce projet coordonné par l’Institut Pasteur. Le but est d’appuyer plusieurs laboratoires qui sont en première ligne dans la lutte contre l’épidémie au Myanmar, au Cambodge, au Laos, aux Philippines et au Vietnam. Sept laboratoires régionaux, dont l’Institut National d’Hygiène et d’Epidémiologie de Hanoï, bénéficient ainsi d’un soutien direct dans la phase de riposte à l’épidémie de Covid-19, notamment en termes d’équipements, de kits de dépistage, de protection pour le personnel, de ressources humaines, de formation et de transfert de compétences, de diagnostic de masse, et de traitement des données en partenariat avec l’Institut de Recherche pour le Développement.

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Un institut à la pointe de la recherche médicale ảnh 5L’ambassadeur de France se rend dans les laboratoires high-tech de l’Institut national d’Hygiène et d’Épidémiologie de Hanoi. Photo: VOV5

« Ce projet a connu un prolongement à cause de la pandémie de Covid-19. Nous avons décidé de mettre 2 millions d’euros de plus sur le projet Ecomore II pour étudier cette maladie émergente qui reste très mystérieuse », a déclaré Nicolas Warnery.

Dans le cadre de sa visite, l’ambassadeur de France s’est rendu dans les laboratoires high-tech et a découvert une exposition sur le projet Ecomore. « J’ai été très intéressé par cette visite. Cet institut est à la pointe de la recherche médicale », a déclaré Nicolas Warnery. -VOV/VNA

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