Un expert de la BAD suggère trois stratégies pour stimuler la croissance économique du Vietnam

Un expert principal de la Banque asiatique de développement a proposé trois stratégies pour aider le pays à atteindre ses ambitieux objectifs de développement dans les années à venir.
Un expert de la BAD suggère trois stratégies pour stimuler la croissance économique du Vietnam ảnh 1 Le projet d'autoroute Nord-Sud attire de nombreux investisseurs nationaux. Photo: Vietnamplus

Hanoi - Alors que le Vietnam prépare de nouveaux plans de développement socio-économique pour la période 2021-2030, un expert principal de la Banque asiatique de développement (BAD) a proposé trois stratégies pour aider le pays à atteindre ses ambitieux objectifs de développement  dans les années à venir.

Donald Lambert, expert en charge du développement du secteur privé de la BAD, a déclaré qu'avec son nouveau plan de développement socio-économique pour la période 2021-2025 et une nouvelle stratégie de développement socio-économique entre 2021 et 2030, le Vietnam devrait fixer des objectifs de développement ambitieux qui conviennent à un pays ayant accompli beaucoup ces dernières années.

Cependant, le Vietnam devra adopter de nouvelles approches pour financer son développement au milieu des nombreux changements intervenus depuis son dernier plan quinquennal de développement socio-économique.

Le revenu par habitant  a augmenté à un taux de croissance annuel composé de plus de 6%, ce qui en fait l’une des économies ayant la croissance la plus rapide au monde. Le pays a désormais solidement affirmé sa position en tant que pays à revenu intermédiaire et est devenu l'une des destinations les plus attrayantes pour les investissements directs étrangers.

Ce succès signifie toutefois que les donateurs commenceront à allouer des subventions aux pays ayant des besoins pressants, selon Donald Lambert. En 2015, le Vietnam était le 5e plus grand bénéficiaire de l'aide publique au développement nette et était admissible à certaines des aides les plus concessionnelles de la BAD et d'autres donateurs. En 2017, le Vietnam est sorti de la classification des pays bénéficiaires des financements de la Banque mondiale et du groupe équivalent de la BAD 18 mois plus tard.

La BAD a estimé que l'Asie du Sud-Est devra investir 210 milliards de dollars par an dans les infrastructures jusqu'en 2030. Le Vietnam aura besoin 110 milliards de dollars entre 2021 et 2025 pour les infrastructures et la mise en œuvre des objectifs de développement durable. En évaluant des tendances dans le passé, il manquera environ 22 milliards de dollars.

22 milliards de dollars en cinq ans, c'est un chiffre important, a déclaré Lambert, ajoutant que ce n'était pas irréalisable. En fait, le Vietnam est en meilleure position que d’autres nations. Alors qu’aux Philippines, en Inde et dans d’autres pays asiatiques, le secteur privé a financé une grande partie de leurs infrastructures, sa participation au Vietnam n’avait atteint que 10%. Cela signifie qu’il existe de nombreux potentiels à exploiter pour le Vietnam d'attirer davantage d'investissements dans les infrastructures.

Pour y arriver, Lambert a proposé trois stratégies que le Vietnam peut  suivre. Le premier est l’utilisation davantage de l'aide au développement. Cela nécessite un état d'esprit différent, selon l'expert de la BAD. Le Vietnam n'est plus un pays à bas revenu, mais n'est pas prêt à se financer exclusivement par des investissements privés et des marchés de capitaux nationaux. Une période de transition est nécessaire où le Vietnam utilisera l'aide des donateurs pour catalyser les investissements privés, a-t-il suggéré.

La deuxième stratégie est l'adoption d'une loi sur les investissements sous forme de partenariat public-privé (PPP). L'Assemblée nationale a déjà examiné le premier projet de loi et pourra en adopter un deuxième projet en mai.

La troisième stratégie est une meilleure mobilisation des marchés de capitaux nationaux, a suggéré Lambert. Ce dernier a conclu que le retrait du Vietnam des pays bénéficiaires des subventions était une chose positive, avec comme conséquences plus de  dynamisme et un potentiel économique fort. Il faudra ensuite maintenir ce succès, en élaborant une stratégie pour financer le prochain plan quinquennal. –Vietnamplus

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