Un millier d’enfants demoins de 16 ans sont invités du 18 mai au 16 juin à se faire dépisterpour la cardiopathie congénitale. Objectif : se faire opérer avant quela maladie ne progresse de manière irréversible.
Cesconsultations sont mises en place en écho à la Journée internationale del’enfant (1er juin) et au 5e anniversaire du programme «Trai tim choem» (Un cœur pour elle), dont cette action est l’un des grands axes.Elles ont débuté le 18 mai à Lâm Dông (Hauts plateaux du Centre), et sepoursuivront les 1er et 2e juin à Diên Biên (Nord) et le 15 juin à CânTho (delta du Mékong).
Un millier d’enfants résidant dansces localités sont donc invités à venir effectuer un examen pratiqué pardes médecins de l’hôpital Viêt Duc (Hanoi), de l’hôpital Nhi Dông 2 etde l’Université de médecine et de pharmacie de Hô Chi Minh-Ville, pourdépister d’éventuelles cardiopathies congéniales. Ce diagnostic permetde donner un traitement adapté aux enfants touchés, sans quoi il estdifficile de mener une existence normale.
Quelque 400 jeunes opérés gracieusement
Cesexamens sont organisés depuis 2011, et après trois ans de mise enœuvre, plus de 10.000 enfants dans le pays ont été dépistésgratuitement. La plupart d’entre eux n’ont pas les ressourcesnécessaires pour consulter un médecin, et la maladie progresse à mesure.De plus, les frais des opérations cardiaques sont très élevés et biensouvent au-dessus de leurs moyens (40 à 50 millions de dôngs). Denombreuses familles dont l’enfant était atteint ont par ailleurs demandél’assistance du programme et environ 400 enfants ont été opérésgracieusement.
Selon les statistiques, chaque année auVietnam, sur un million de naissances, environ 16.440 enfants sontatteints de malformations cardiaques, touchant de nombreuses famillesayant peu de ressources.
Fondé en octobre 2008, le Fonds«Tâm long Viêt» (Le cœur du Vietnam), sponsorisé par la Télévision duVietnam et le Groupe des télécommunications de l’Armée (Viettel),finance le programme «Trai tim cho em». En dehors d’assumer les examenset opérations pour les cardiopathiques, il aide aussi septétablissements de santé au Vietnam dont le Centre de cardiologie deHanoi, Viêt Duc, Bach Mai, l’Hôpital universitaire de médecine et depharmacie de Hô Chi Minh-Ville, à améliorer leurs capacités detraitement pour cette maladie. - VNA
La coopération médicale Vietnam–France se tourne vers l’innovation
l’attaché pour la coopération sanitaire et le développement de l’ambassade de France au Vietnam, Gilles Angles, souligne que l’innovation, la santé numérique et le transfert de connaissances demeurent des moteurs essentiels permettant au partenariat bilatéral de répondre aux nouveaux défis sanitaires.