Têt: pagodes, labeur, rédemption

La fête du Têt du Cochon (Nouvel An lunaire) approche à grands pas. Dans les campagnes, les pagodes s'animent.

Hanoi (VNA) - La fête du Têt du Cochon (Nouvel An lunaire) approche à grands pas. Dans les campagnes, les pagodes s'animent.

Têt: pagodes, labeur, rédemption ảnh 1Balayage de la cour d'une pagode à l’approche du Têt.

À l’approche du Têt, beaucoup de villageois se rendent dans les pagodes pour leur redonner belle allure. Dès l'aube, ils sont à pied d'œuvre: élimination des toiles d’araignée, grattage de la mousse sur les murs, nettoyage du sanctuaire principal, récurage de la cuisine. Les enfants participent à leur niveau. Les uns balaient la cour, les autres lessivent l’habitation des moines ou encore l’espace pour les hôtes. D'autres encore vont en cuisine pour aider à confectionner des plats végétariens sous la direction des femmes présentes, avec pour tout salaire de chaleureuses félicitations.

"Le 27e jour du dernier mois lunaire, j’étais présent à la pagode de Phuoc Buu dès 05h30 et j'ai demandé au bonze supérieur de me laisser nettoyer et aménager le sanctuaire principal de la pagode. Il en a été très heureux et m'a conseillé de travailler assidûment afin d’accumuler de la vertu", raconte Thanh Nguyên du district de Cân Giuôc, province de Long An (Sud).

Dur labeur pour des âmes nobles

Barbes et cheveux blancs, Thanh Nguyên est un homme âgé. "Chez moi, mes enfants effectuent toutes les tâches ménagères et moi, je n’ai rien à faire. À leurs yeux, je suis trop vieux", confie M. Nguyên.

Têt: pagodes, labeur, rédemption ảnh 2À l’occasion du Têt traditionnel, tout le monde vient à la pagode, notamment le premier jour du Nouvel An lunaire.

Ici à la pagode, M. Nguyên travaille selon ses capacités. Il s’absorbe dans sa tâche. Minutieusement, il époussette les toiles d’araignée, frotte les statues de Bouddha et les autels, y revenant deux à trois fois, pour être certain que tout soit impeccable. "Aujourd’hui, j'en ai oublié de fumer du tabac à pipe chaque jour.  Venant à la pagode, je ne me concentre qu’au Bouddha", ajoute-t-il.

À  la pagode de Phât Buu, district de Cân Duoc, province de Long An, au 26e jour du dernier mois lunaire, des jeunes, des personnes âgées, des enfants sont présents. Les jeunes choisissent l'éradication des toiles d’araignée au plafond, l’installation des lampes électriques ou l'installation des lanternes décoratives autour de la pagode. De son côté, les femmes et enfants confectionnent des gâteaux, confiseries ou encore des plats végétariens. Une tâche prenante, car il faut préparer beaucoup de plats pour les bouddhistes qui se rendent à la pagode les premiers jours du Têt.

Lorsque les adultes préparent ces mets, les enfants sont très attentifs afin d’apprendre la recette et la décoration des plats.

À l’approche du Têt, les préparatifs s’accélèrent dans toutes les familles. Tous sont très occupés car il y a du pain sur la planche. Toutefois, on consacre toujours la plupart de son temps au nettoyage de la pagode.  Une occasion de réunir des membres du village.  Certains s’y rendent au bon matin, les autres dans l’après-midi. Ici, règne l’ambiance du Têt traditionnel.

Têt: pagodes, labeur, rédemption ảnh 3Les jeunes se rendaient à la pagode à l’arrivée du Têt.

"En arrivant à la pagode et en découvrant les fleurs magnifiques ou encore les autels du Bouddha, on ressent une douce chaleur. Pour les anciens, la pagode était l’âme de la nation. Donc, à l’occasion du Têt traditionnel, tout le monde vient ici, notamment le premier jour du Nouvel An lunaire. Chacun se prosterne devant l’autel du Bouddha puis exprime ses vœux de Nouvel An au  bonze supérieur et ensuite, tous se réunissent pour un repas végétarien", dit Mme Tham, rencontrée à la pagode de Non Nuoc, commune de Phù Linh, district de Soc Son, en banlieue de Hanoï.

Autrefois, dans les villages vietnamiens, c'était essentiellement les  personnes âgées qui se rendaient à la pagode à l’approche du Têt pour prendre part  aux tâches bénévoles. Mais à l’heure actuelle, les jeunes y viennent aussi, car ils se tournent vers la tradition,  en suivant l'exemple de leurs parents, leurs grands-parents, contribuant ainsi à perpétuer cette tradition des ancêtres. De nombreux jeunes pensent qu’aller à la pagode est aussi l'occasion de découvrir les grands mérites des génies et des héros du pays, de comprendre mieux l’histoire, et de penser aux ancêtres, et de préserver leur héritage culturel.

Mais, pour de nombreux jeunes, aller à la pagode revêt une signification particulière. Ils approfondissent leurs connaissances spirituelles et la signification de la vie. Avec la foi en Bouddha et dans les vertus, ils prennent la mesure de leurs racines et des coutumes de leurs ancêtres. La pagode devient un trait d'union entre le présent et le passé. -CVN/VNA

Voir plus

Photo: vnexpress.net

En pleine forêt d’U Minh Ha, une expérience touristique bourdonnante

La forêt de mélaleucas d’U Minh Ha, d’une superficie d’environ 35 000 hectares dans la province de Ca Mau (Sud), est un lieu où les abeilles à miel viennent nicher en grand nombre à chaque saison de floraison. L’écosystème caractéristique de cette zone humide constitue la source du célèbre miel forestier du delta du Mékong.

20 types de bases de données nationales

20 types de bases de données nationales

La décision n° 11/2026/QD-TTg du 28 mars 2026 du Premier ministre promulgue la liste des bases de données nationales. Celle-ci comprend 20 types de bases de données nationales.

Le vice-ministre des Sciences et de la Technologie, Lê Xuân Dinh, prononce le discours d'ouverture, à Hanoi, le 21 avril. Photo : VNA

Le concours d’innovation scientifique s’ouvre aux Vietnamiens de l’étranger

En réponse à la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation 2026, ce concours offre une plateforme aux individus et aux équipes de tout le pays passionnés par la recherche, la créativité et l’application pratique des sciences, tout en promouvant un mouvement de recherche scientifique au sein de la communauté, en particulier chez les jeunes.

La bibliothèque du lycée Kim Lien. Photo: VNA

Diffuser les valeurs du livre et poser les bases d’une société apprenante

À l’occasion de la Journée du livre et de la culture de la lecture (21 avril), le Vietnam intensifie ses efforts pour promouvoir l’habitude de lire et bâtir une société apprenante. Des initiatives variées, portées par les écoles, les éditeurs et les communautés, contribuent à ancrer durablement la lecture dans la vie quotidienne, malgré des défis persistants face à l’ère numérique.

Image du site web de l’Agence météorologique japonaise montrant l’alerte au tsunami après le séisme, le 20 avril 2026. Photo: Kyodo/VNA

Séisme au Japon : la communauté vietnamienne confirmée en sécurité

S’agissant de la communauté vietnamienne au Japon, les opérations de suivi et d’assistance ont été mises en œuvre sans délai. Selon Phan Tien Hoang, premier secrétaire et chef du bureau de gestion du travail de l’ambassade du Vietnam au Japon, des contacts ont été établis avec plusieurs syndicats dans les zones touchées, confirmant que tous les travailleurs vietnamiens étaient en sécurité.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, et les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques. Photo: VNA

Le dirigeant To Lam appelle à renouveler en profondeur la pensée sur le travail ethnique

La grande union nationale constituait une ligne stratégique constante et une source déterminante de toutes les victoires, a souligné le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, lors d’une rencontre tenue le 20 avril à Hanoï avec les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques.

Des participants au programme "Le vietnamien au cœur de Kyushu, au Japon". Photo: VNA

Au Japon, la communauté vietnamienne s’engage pour transmettre sa langue aux jeunes générations

Malgré l’augmentation rapide du nombre d’enfants d’origine vietnamienne au Japon, l’usage du vietnamien tend à reculer. Beaucoup d’enfants comprennent la langue, mais répondent systématiquement en japonais. À Hiroshima, Kumamoto ou Okinawa, les parents constatent avec inquiétude que la langue maternelle devient progressivement une "langue secondaire" au sein même du foyer.