Hanoï, 28 février (VNA) – Selon l’agence Yonhap, un accord sur le nucléaire conclu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un devrait être largement axé sur la volonté de M. Kim de négocier son complexe nucléaire de Yongbyon et sur ce que les Etats-Unis vont céder en retour.

 Le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur rencontre mercredi à Hanoï. Photo: KCNA

À la clôture de leur deuxième sommet tenu les 27 et 28 février à Hanoï, les deux dirigeants devraient adopter une déclaration qui, selon beaucoup, jettera les relations bilatérales sur une trajectoire inconnue mais prometteuse.

Le sommet de cette semaine porte principalement sur la formulation du vague accord que les deux dirigeants ont signé lors de leur premier sommet historique tenu à Singapour en juin dernier.

Lors des négociations à Singapour, ils ont convenu de travailler à la "dénucléarisation complète" de la péninsule coréenne, d'établir de "nouvelles" relations bilatérales et de conjuguer leurs efforts pour mettre en place un "régime de paix durable et stable" sur cette péninsule divisée.

La déclaration de Hanoï devrait être au cœur de la manière dont Pyongyang et Washington peuvent progresser sur le front de la dénucléarisation.

On spécule de plus en plus que la promesse de Pyongyang de geler ou de démanteler les installations clés de son complexe nucléaire de Yongbyon - ou de renoncer à ses "futures" armes nucléaires - pourrait aboutir à une déclaration.

Pyongyang pourrait également accepter une déclaration de ses installations nucléaires ou de ses matières fissiles conformément à la demande américaine.

Selon l’agence Vox basée aux États-Unis, la RPDC a accepté de cesser de produire des matériaux pour ses bombes nucléaires dans le complexe de Yongbyon. En retour, les États-Unis ont accepté d’offrir un allégement partiel des sanctions afin que les projets économiques inter-coréens puissent avancer.

Dans son discours du Nouvel An, M. Kim a appelé à la reprise des visites du mont Kumgang, sur la côte est de la RPDC, et à la réouverture du complexe industriel dans la ville frontalière de Kaesong, dans le nord du pays.

Moon Chung-in, conseiller spécial en politique étrangère du président sud-coréen Moon Jae-in, a déclaré mardi que si Pyongyang acceptait de démanteler  le complexe de Yongbyon, elle mériterait de bénéficier d'une levée les sanctions.

"Washington pourrait alléger partiellement des sanctions si Pyongyang démantèle en permanence le complexe de Yongbyon parce que c'est le premier pas vers une phase irréversible de dénucléarisation", a déclaré M. Moon, reconnaissant cependant qu’un allégement complet des sanctions pourrait être "difficile".

Parmi les autres concessions accordées par les États-Unis, on peut citer une augmentation de l’aide humanitaire et un assouplissement des restrictions sur les voyages de ses citoyens dans la RPDC.

En ce qui concerne les "nouvelles relations", la déclaration de Hanoï pourrait inclure un accord sur l’installation d’un bureau de liaison américain à Pyongyang et d’un bureau nord-coréen à Washington. La création de tels bureaux serait considérée comme un processus initial visant à normaliser les relations bilatérales.

En ce qui concerne le régime de paix, Vox a rapporté que les deux pays avaient provisoirement accepté de signer une déclaration de paix pour mettre fin symboliquement à la guerre de Corée de 1950-1953.

Autre concession, la RPDC pourrait accepter de rapatrier davantage de restes de soldats américains morts pendant la guerre de Corée, selon Vox.  -VNA