Sà Phin A, la coopérative qui a tout changé

Les coopératives ont le vent en poupe, au Vietnam. Celle qui a été fondée en 2017 et spécialisée dans le lin artisanal à Sà Phin A, dans la province de Hà Giang, ne fait que confirmer cette tendance.

Hà Giang (VNA) - Les coopératives ont le vent en poupe, au Vietnam. Celle qui a été fondée en 2017 à Sà Phin A, dans la province de Hà Giang, ne fait que confirmer cette tendance. Spécialisée dans le lin artisanal, elle a rapidement su s’imposer sur le marché domestique, au point de pouvoir lorgner désormais sur d’autres marchés, à l’étranger donc.   

Sà Phin A, la coopérative qui a tout changé ảnh 1Photos: xaydungdang.org.vn

A l’origine de cette fameuse coopérative, il y a une vingtaine de femmes, toutes expertes en tissage de brocatelle et en teinture de tissu de lin. Il ne faut pas oublier que dans la province de Hà Giang, il s’agit là d’activités artisanales dans lesquelles les autochtones sont passés maîtres, et ce depuis la nuit des temps.

Très vite, 75 nouvelles femmes viendront se joindre aux 20 premières, permettant ainsi l’établissement d’une chaîne de production fermée allant de la culture jusqu’aux produits finis.

L’année dernière, la coopérative a décidé de joindre ses efforts à ceux de l’association des femmes du district de Dông Van pour organiser deux ateliers de formation professionnelle et fonder trois nouveaux groupes de production. Vàng Thi Câu, la cheffe de l’équipe de production de la coopérative, a visiblement de quoi se réjouir.  

«Plusieurs maisons de mode, mais aussi certains marchés exigeants d’autres pays comme les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis ou le Japon nous passent commande», dit-elle. «En un an, 4 familles ont pu ainsi sortir de la pauvreté. Il faut dire qu’avec une rémunération moyenne de 160 à 240 euros par personne, on peut réellement s’en sortir ici. Pareil, pour nos collaborateurs. Ils tournent autour de 80, 120 euros par mois, ce qui n’est pas trop mal. En général, ce sont des cultivateurs de lin. On les paye en fonction du métrage de tissu qu’ils sont en mesure de fournir. Mais ça marche bien, vous savez… Sur les 19 communes du district, 15 participent déjà à la coopérative. Les 4 autres devraient certainement nous rejoindre fin 2020 au plus tard, je pense…»       

Sà Phin A, la coopérative qui a tout changé ảnh 2Photos: xaydungdang.org.vn

«Ça marche bien»… C’est peu de le dire. Mais si Vàng Thi Câu peut être légitimement fière du travail accompli, c’est aussi parce la quantité n’a d’égale que la qualité… Entendez par là que les membres de la coopérative se donnent beaucoup de mal pour améliorer leurs produits et les rendre toujours plus attractifs. Et c’est à chacune sa tâche, comme nous l’explique Hào Thi Ly, membre de la coopérative.

«Il y a dans le village une cinquantaine de foyers Mông. Moi, je travaille ici depuis les premiers jours. Notre groupe de production comporte une vingtaine de personnes, chacune ayant une tâche bien précise à accomplir. Moi, par exemple, je confectionne des housses de coussin, des sacs, des vêtements, des stores, des rideaux, des écharpes… Je suis contente de mon travail parce que ça me laisse suffisamment de temps pour m’occuper de ma maison», confie-t-elle. 

Sà Phin A, la coopérative qui a tout changé ảnh 3Photos: xaydungdang.org.vn

Les habitants de la commune de Sa Phin peuvent choisir entre la coopérative de Sa Phin A et le village de tailleurs de Lùng Hoa A, qui fonctionne aussi un peu comme une coopérative. En adhérant à l’une ou à l’autre, ils peuvent être équipés de machines plus modernes et être assurés d’une promotion optimale de leurs produits. Sùng Thi Sy, qui est la directrice de la coopérative de Sa Phin A, en est convaincue : elle tient là une formule qui fait mouche.  \

«Le district de Dông Van nous a aidés à créer la coopérative et a encouragé les habitants à se lancer dans la culture du lin», nous indique-t-elle. « Nos produits sont 100% naturels et sains car nous n’utilisons que des matières premières naturelles. Chaque travailleur est capable de tisser de 4 à 6 mètres de tissu par jour, ce qui nous permet de voir loin… D’autant plus que les touristes semblent vraiment apprécier ce que nous faisons. Pour nous, c’est formidable. Vous voyez, moi, avant, je vivais dans le dénuement... Eh bien, elle a changé ma vie, cette coopérative ! »

Et elle n’en finit plus de changer la vie, cette coopérative. Elle figure désormais au nombre des 20 meilleures start-up nationales menées par des femmes. Et gageons qu’elle n’a pas fini de faire parler d’elle. – VOV/VNA

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