Le projet de restauration des récifscoralliens de cet îlot a été financé par l’initiative «Mangroves pour lefutur», d’un montant de 400 millions de dôngs.
Aprèsune heure de canot de Hôi An, un groupe de cadres de la Réserve maritimede Cù Lao Chàm se prépare à plonger. Huynh Van Duc saisit sa corbeillede coraux et s’immerge. En une demi-heure, il va en planter unecentaine. Tous les membres de ce groupe sont des plongeurs confirmés.
Selon Huynh Ngoc Diên, collaborateur du projet de restauration desrécifs coralliens de Cù Lao Chàm, avec plus de 300 espèces, la zonemaritime de cet îlot a une grande richesse biologique. Ce projet permet àcertains habitants locaux de participer en cultivant les coraux, quiseront ensuite transplantés en mer.
Située de 6 à 10mètres de profondeur, la pépinière couvre 2.000 m². La culture et laréimplantation réussies des récifs coralliens dans cette zone ont ouvertune nouvelle voie de recherche pour restaurer les récifs coralliensendommagés ailleurs au Vietnam.
D’après M. Diên, ceprojet vise à sensibiliser à la protection de l’environnement ainsi qu’àla valeur des récifs coralliens, qui abritent de nombreuses espècesaquatiques. De plus, les récifs coralliens sont une attractiontouristique, et donc leur restauration sera bénéfique à l’économie del’île.
Participant de ce projet, Pham Van Trong, de lacommune insulaire de Tân Hiêp, a déclaré que la réimplantation descoraux permettra d’améliorer l’écosystème marin à Cù Lao Chàm.
Fin 2013, la réserve a développé 30 fermes de culture du corail etrestauré 165 ha. Les cadres et scientifiques de la réserve ont aussiplanté 146 ha, pour atteindre 311 ha de récifs coralliens.
Ces résultats seront appliqués ailleurs au Vietnam, par exemple à NhaTrang, Kiên Giang, aux Parcs nationaux de Bai Tu Long (province de QuangNinh) et Nui Chua (province de Ninh Thuân). -VNA
Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van
Niché au cœur du rude plateau karstique de la province de Tuyên Quang, le village de Lung Tam préserve avec une résilience farouche le métier ancestral du tissage du lin de l’ethnie H’Mông. À partir de fibres rustiques, les mains habiles des femmes locales façonnent des étoffes qui transcendent leur simple usage utilitaire pour devenir de véritables réceptacles de l’identité culturelle, de la mémoire collective et du rythme de vie de cette région de l’extrême Nord. Chaque étape de cette transformation témoigne d’un savoir-faire méticuleux, transmis de génération en génération avec une fidélité intacte.