Renforcer l’intégration internationale pour le secteur agricole

Les officiels et experts à une conférence tenue jeudi à Hanoi se sont penchés sur l’amélioration de l’efficacité de la coopération agricole durant la nouvelle période d’intégration internationale.
Renforcer l’intégration internationale pour le secteur agricole ảnh 1Photo: CTV

Hanoi (VNA) - Les officiels et experts vietnamiens et étrangers à une conférence tenue jeudi à Hanoi se sont penchés sur l’amélioration de l’efficacité de la coopération agricole durant la nouvelle période d’intégration internationale.

«Le Vietnam a, après 30 ans de rénovation et d’intégration, enregistré de grandes performances socioéconomiques avec les contributions actives de l’agriculture», a indiqué le vice-ministre des Affaires étrangères Bui Thanh Son.

L’intégration à l’économie mondiale contribue au développement de l’agriculture, un secteur d’export majeur du pays ayant dégagé un chiffre d’affaires de 31 milliards de dollars en 2014, onze de ses groupes de produits ayant dépassé le milliard de dollars d’exportations.

«Le Vietnam est devenu un des premiers exportateurs mondiaux de riz, caoutchouc, café, noix de cajou et produits aquatiques», a précisé le vice-ministre Bui Thanh Son.

En 2015, le Vietnam a signé des accords de libre-échange avec la République de Corée, l’Union économique eurasiatique (UEEA), achevé les négociations sur le libre-échange avec l’Union européenne et le Partenariat transpacifique (TPP).

Les produits agricoles vietnamiens pourront accéder à de nouveaux marchés et bénéficier des privilèges douaniers mais devront en même temps faire face à une concurrence de plus en plus  âpre tant sur le marché domestique que sur les débouchés étrangers.

«Cette conférence vise à créer un cadre pour l’échange sur les opportunités et défis comme les mesures destinées à dégager les difficultés et obstacles à l’accès au marché international pour les produits agricoles vietnamiens», a indiqué le vice-ministre Bui Thanh Son.

«En outre, elle offre aux localités, associations et entreprises vietnamiennes des opportunités de connexion avec organismes de représentation et entreprises étrangers dans la coopération et l’échange commercial des produits agricoles», a ajouté le responsable.

​Le vice-ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Ha Cong Tuan, a récemment prédit que le TPP aidera le Vietnam à attirer davantage d’investisseurs étrangers. Ce sera aussi une bonne opportunité d’effectuer la restructuration du secteur agricole avec l’application de nouvelles technologies.

Le Docteur Bùi Chi Buu, directeur de l’Institut des sciences et des technologies agricoles du Sud, a récemment estimé que l’agriculture vietnamienne montre encore des points faibles, notamment de petites exploitations agricoles et des technologies dépassées.

A présent, le Vietnam se classe 4e du monde en nombre de porcs, 6e en productivité porcine et 2e en nombre et productivité de canards. «Le secteur de l’élevage rencontre aussi des difficultés car son niveau de développement est plusieurs fois inférieur à celui du Canada, de l’Australie, des Etats-Unis», a estimé le chef adjoint du Département de l’élevage Nguyen Xuan Duong.

La main-d’œuvre qui représente 60% dans la production agricole alors qu’elle n’est que de 3% dans les pays ayant une agriculture développée alors que le coût de production de leurs produits est beaucoup moins élevé qu’au Vietnam, donne aussi matière à réflexion.

Le gouvernement vient d’approuver la Stratégie d’intégration internationale de l’agriculture et du développement rural jusqu’en 2030, visant à promouvoir le rôle de l’intégration économique internationale pour créer un environnement favorable, augmenter les ressources, élargir les marchés en vue de développer l’agriculture vietnamienne durablement et efficacement, de créer de nombreux emplois et d’élever les revenus des habitants. – VNA

Voir plus

Transaction dans une banque. Photo: VNA

Top 10 des banques les plus prestigieuses du Vietnam en 2026

Le classement 2026 met en lumière la solidité financière, la réputation médiatique et la qualité des relations avec la clientèle des principales banques vietnamiennes, dans un contexte de croissance économique soutenue et de transformation du secteur bancaire.

L'île de Truong Sa Lon du Vietnam. Photo : VNA

Économie bleue : le Vietnam à la recherche d’un équilibre durable

La croissance de l’économie maritime offre de nombreuses opportunités au Vietnam, mais elle engendre également des défis majeurs pour la préservation des milieux marins. Des zones d’élevage de poissons et de crustacés côtières aux célèbres baies touristiques, en passant par les aires marines protégées riches en biodiversité marine, les impacts des déchets plastiques, des rejets terrestres et de l’exploitation non durable sont visibles au quotidien. Dans ce contexte, la sauvegarde de l’environnement marin n’est plus un simple mot d’ordre, mais une condition essentielle pour maintenir les moyens de subsistance des populations, la biodiversité et l’avenir économique du pays.

Experts participant au séminaire organisé par le Portail du gouvernement, le 22 juin. Photo : VNA

La garantie de la sécurité énergétique nationale exige des mesures d’efficacité

Le gouvernement exige désormais des organismes publics et des entreprises qu’ils élaborent des plans d’économie d’énergie, définissent des indicateurs clés de performance en matière d’efficacité énergétique, établissent des normes de consommation d’énergie et renforcent les normes et réglementations techniques relatives à la production et à l’exportation.

Participants à la conférence « Promouvoir le développement du commerce électronique dans l’industrie de la mode » à Hô Chi Minh-Ville. Photo fournie par les organisateurs

L’e-commerce, nouveau moteur de croissance pour la mode vietnamienne

L’industrie de la mode vietnamienne est sur le point d’entamer une nouvelle phase de croissance avec l’accélération de l’adoption du commerce électronique, même si les entreprises doivent surmonter les défis liés à l’image de marque, à la durabilité et à la transformation numérique pour saisir pleinement cette opportunité.

Les cinq nouvelles lignes de métro confiées au consortium Vinhomes–VinSpeed devraient entrer en service à l’horizon 2030. Photo : VNA

Hanoï accélère le développement de son réseau de métro

Hanoï a lancé simultanément cinq lignes de métro totalisant plus de 300 kilomètres, marquant une étape importante dans le développement du transport public de masse de la capitale. Ces nouvelles infrastructures devraient contribuer à désengorger le trafic, renforcer les connexions entre les pôles de croissance et ouvrir de nouvelles perspectives de développement urbain pour les décennies à venir.

Caroline Vik, directrice des politiques de la DFC. Photo: VNA

Le Vietnam figure parmi les marchés prioritaires pour la DFC américaine

La Société américaine de financement du développement international (DFC) identifie d’importantes opportunités d’investissement dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’intelligence artificielle (IA), les centres de données et les technologies financières (fintech), selon Caroline Vik, directrice des politiques.

Les entreprises publiques constituent un levier essentiel pour l’État dans la régulation macroéconomique. Photo: VNA

Une nouvelle feuille de route pour les entreprises publiques

Quarante ans après le lancement de la politique de Dôi moi (Renouveau), l’économie vietnamienne a profondément évolué, marquée par l’essor du secteur privé et une intégration internationale accrue. Dans ce contexte, le secteur économique d’État ne s’efface pas : il se redéfinit comme une force d’impulsion, appelée à orienter les secteurs clés et à stabiliser les grands équilibres macroéconomiques.

Au poste-frontière de Tinh Bien, dans la province d'An Giang. Photo: VNA

Les douanes renforcent la lutte contre les marchandises portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle

Face à la montée du commerce électronique transfrontalier et à la sophistication croissante des réseaux de contrefaçon, les autorités douanières vietnamiennes renforcent leurs dispositifs de contrôle afin de lutter contre les marchandises portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Multipliant les saisies aux postes-frontières, dans les ports maritimes et sur les itinéraires de transit, elles misent également sur la transformation numérique, la gestion des risques et le perfectionnement du cadre juridique pour empêcher l’entrée de produits contrefaits sur le marché.