Renforcer la position des produits vietnamiens sur les marchés traditionnels

En constatant la disparition progressive de produits vietnamiens sur les marchés traditionnels, des entreprises ont proposé des mesures pour renforcer leur présence. Florilège.
Renforcer la position des produits vietnamiens sur les marchés traditionnels ảnh 1Les distributeurs de produits vietnamiens sont appelés à installer des stands de présentation des produits sur les marchés traditionnels pour mieux se faire connaître.  Photo : VNA

Hanoi (VNA) - En constatant la disparition progressive de produits vietnamiens sur les marchés traditionnels, des entreprises ont proposé des mesures pour renforcer leur présence. Florilège.

Actuellement, les marchés vietnamiens commercialisent majoritairement des produits de Chine, au point qu’il est rare de voir des marques vietnamiennes sur les étals. Ainsi, au marché Dông Xuân de Hanoï, les produits chinois représentent 50% des ventes. Un constat surprenant, en un sens, d’autant qu’une telle situation compromet directement les intérêts des entreprises vietnamiennes. Avis de quelques entrepreneurs hanoïens et de responsables sur les mesures propres à sensibiliser les commerçants aux produits locaux.

Renforcer la position des produits vietnamiens sur les marchés traditionnels ảnh 2 Les produits vietnamiens sont souvent boudés sur les marchés traditionnels. Photo :VNA

Les marchés doivent remédier à leurs points faibles

Vu Vinh Phu, ancien directeur adjoint du Service de l’industrie et du commerce de Hanoï

Les marchés traditionnels présentent des inconvénients par rapport aux supermarchés : des conditions de conservation loin d’être parfaites, des infrastructures déclassées, pas de transparence au niveau de l’affichage des prix ou de la sécurité alimentaire, présence de produits contrefaits et plus généralement un manque de professionnalisme. Pour réellement convaincre et engager le consommateur, les marchés doivent prendre à bras le corps ces problèmes.

Créer des stands séduisants de présentation de produits

Nguyên Quang Huy, gérant de la coopérative agricole Dông Du, district de Gia Lâm, Hanoï

Aujourd’hui, notre coopérative distribue deux produits : les herbes odoriférantes et les goyaves de marque Dông Du. Mais il est rare que ces deux spécialités locales puissent être vendues de manière stable sur les marchés traditionnels. Ces légumes et fruits sont périssables et exigent une consommation rapide, tandis que les moyens de conservation des denrées sont actuellement très limités sur ces marchés. Par ailleurs, l’emballage rend ces articles plus chers, donc moins compétitifs. J’espère que les autorités de Hanoï nous soutiendront dans la distribution de nos produits. Nous proposons de créer sur ces marchés des stands d’exposition de produits agricoles bio. Ce serait un bon moyen d’établir des contacts directs entre producteurs et consommateurs.

Mieux s’occuper des vendeurs

Vo Van Duc Bay, directeur adjoint de la compagnie des plastiques Cho Lon

Dans presque toutes les villes et provinces du pays, notre entreprise a installé des postes de distribution de nos produits à l’entrée des marchés traditionnels. Chaque fois que nos employés alimentent les commerçants gérant des étals, nous leur demandons de discuter avec eux pour connaître leur opinion sur nos produits. C’est pourquoi nous pouvons planifier l’évolution de nos produits et l’amélioration de leur qualité.

Les entreprises doivent mieux comprendre le consommateur

Lê Hoàng Thành, employé de la Sarl des boissons Tân Quang Minh, à Hô Chi Minh-Ville

Pour que leurs produits tiennent bon sur les marchés, les entreprises doivent identifier leur clientèle et leurs besoins. Normalement, chaque marché correspond à une catégorie de consommateurs. Il faudrait donc étudier les types de clients pour élaborer des projets de distribution adaptés, notamment en recourant aux techniques du marketing. Par exemple, avant de réussir à commercialiser nos produits sur le marché de Tam Binh dans l’arrondissement de Thu Duc, nous avons mené une longue campagne publicitaire.

Créer une bonne relation entre commerçants et distributeurs

Trân Nguyên Nam, ancien directeur adjoint du Département du marché domestique (ministère de l’Industrie et du Commerce).

Depuis de nombreuses d’années, les marques vietnamiennes sont incapables de dominer sur les marchés traditionnels car les commerçants ne s’intéressent pas à ces produits locaux. Nous avons donc à établir des programmes en vue de créer et de renforcer les relations entre petits commerçants et producteurs-distributeurs. Le ministère de l’Industrie et du Commerce définira prochainement des politiques adéquates en vue de d’augmenter la présence des marchandises vietnamiennes sur les marchés traditionnels.-CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadeur de Cuba au Vietnam, Rogelio Polanco Fuentes (à droite) et le Dr Santiago Dueñas Carrera, vice-président du groupe cubain BioCubaFarma, lors d’une conférence de presse à Hanoi, le 21 avril. Photo : VNA

La coopération en biotechnologie, un nouveau moteur des relations Vietnam-Cuba

Un représentant de BioCubaFarma a souligné que l’amitié de longue date entre le Vietnam et Cuba constitue une base solide pour le développement d’une coopération globale, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques – un moteur essentiel du développement socio-économique et de la souveraineté nationale en matière de santé.

Le ministre des Finances, Ngô Van Tuân, s'exprime devant l’Assemblée nationale de la 16e législature, le 21 avril. Photo: VNA

Réaliser une croissance à deux chiffres : "un défi de taille, mais une nécessité"

Depuis 1946, seules 13 économies dans le monde ont maintenu une croissance à deux chiffres pendant plus d’une décennie, leur permettant de passer du statut de pays à faible revenu ou en développement à celui de pays développé. Au cours des 40 années de rénovation du Vietnam, la croissance a dépassé les 9% à seulement deux reprises et n’a jamais atteint les deux chiffres.

Les forces compétentes de Ho Chi Minh-Ville surveillent strictement les navires de pêche ne remplissant pas les conditions requises pour prendre la mer. Photo : VNA

Ho Chi Minh-Ville renforce la lutte contre la pêche INN grâce à la numérisation des données

L’application du journal de pêche électronique à bord des navires hauturiers à Ho Chi Minh-Ville contribue à la modernisation de la gestion halieutique, au renforcement de la transparence des données et à un meilleur contrôle des activités d’exploitation des ressources marines, dans le cadre des efforts visant à lever l’avertissement sous forme de « carton jaune » lié à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Production industrielle dans la province de Ninh Binh. Photo d'illustration : VNA

Les conglomérats nationaux indispensables à la croissance de la valeur des exportations

Les statistiques montrent que, représentant plus de 70 % du chiffre d’affaires total des exportations vietnamiennes, le secteur des investissements directs étrangers (IDE) continue d’accroître sa prédominance, soulignant la nécessité d’un leadership plus affirmé de la part des groupes économiques nationaux pour rééquilibrer la croissance.

Le vice-ministre des Finances, Trân Quôc Phuong, et le directeur général de l’ONUDI, Gerd Müller, signent le programme de coopération, à Hanoi, le 21 avril. Photo : thoibaotaichinhvietnam.vn

Le Vietnam et l’ONUDI coopèrent pour un développement industriel circulaire et inclusif

Le programme de coopération Vietnam-ONUDI pour la période 2025-2028 dispose d’un budget estimé à 72 millions de dollars et se concentre sur trois priorités : accélérer la transition vers une industrie verte et une économie circulaire ; renforcer la compétitivité industrielle et les chaînes de valeur durables ; et consolider les politiques industrielles, les capacités institutionnelles et les partenariats.

Le vice-Premier ministre Hô Quôc Dung (centre) préside la réunion consacrée au déploiement de la liste des technologies et produits technologiques stratégiques, à Hanoi, le 20 avril. Photo : VNA

Le Vietnam impulse la mise en œuvre des technologies et produits stratégiques

Cette liste est divisée en deux groupes : les technologies déjà implantées sur le marché et ayant un impact direct sur des secteurs tels que l’agriculture, la transformation industrielle, le textile et l’énergie ; et les technologies émergentes qui stimulent la croissance et garantissent l’autonomie en matière de sécurité et de défense, comme l’informatique quantique, les technologies des missiles, des petits réacteurs nucléaires, des petits satellites et des drones.