Qui sème le grain, récolte le progrès

La Japonaise Ino Mayu sème le grain et récolte le progrès

Fondatrice de l’ONG Seed to Table, la Japonaise Ino Mayu a lancé de nombreux projets qui ont permis de contribuer au développement durable de l’agriculture au Vietnam.

Hanoi (VNA) - Fondatrice de l’ONG Seed to Table, la Japonaise Ino Mayu a décidé de consacrer sa vie au développement durable de l’agriculture au Vietnam. Un engagement au quotidien, en défendant les variétés de graines locales et un accès facilité aux prêts pour les paysans et petits éleveurs.

La Japonaise Ino Mayu sème le grain et récolte le progrès ảnh 1Ino Mayu a exposé des produits agricoles vietnamiens dans des multiples foires à l’étranger. Photo: CTV/CVN

Aux yeux des agriculteurs vietnamiens, Ino Mayu, 41 ans, est une vraie «héroïne». Son organisation Seed to Table (de la Graine à la Table en français) a ​aidé plus de 1.300 foyers à sortir de la pauvreté ces trois dernières années. Un attachement pour le Vietnam et la cause paysanne qui ne date cependant pas d’hier.

Pour atteindre un tel succès, la Japonaise a lancé de nombreux projets qui ont permis de contribuer au développement durable de l’agriculture. Mais elle est particulièrement connue pour son implication dans la préservation des graines. Un choix des plus curieux. Est-ce une envie de symboliser la graine comme la matière élémentaire à toutes productions agricoles ? L’histoire d’Inu Mayu est cependant un peu plus personnelle, et humaine.

En 1995, elle a visité pour la première fois le pays. «Je n’oublierai jamais la vue depuis le bus des paysans qui rentraient chez eux après une journée de travail par temps glacial», explique-t-elle. Issue elle-même d’une famille d’agriculteurs, c’est une révélation. Elle est revenue en 1997 pour étudier au Center for Vietnamese Studies and Cultural Exchange à l’Université nationale de Hanoi, et a passé plusieurs mois chez des paysans dans la province de Cao Bang (Nord) pour les besoins de sa thèse de master. En 2003, elle a travaillé comme coordinatrice pour l’ONG Japan International Volunteer Center (JIVC), et en est devenue la représentante au Vietnam. Mais en 2009, tout bascule, le bureau vietnamien de JIVC est fermé. Rester, ou repartir ? Pour Inu Mayu, son choix était fait. C’était le Vietnam, et la création de Seed to Table.

Développement durable

Et c’est précisément dans le Nord du pays, dans la région de Hoà Binh, que tout a commencé. «En 2005, on a présenté aux locaux une nouvelle espèce de riz hybride. Le fournisseur a dit qu’il contenait de nombreuses vitamines bonnes pour la santé. De plus, il était adapté aux nouvelles conditions climatiques, et qu’il pouvait augmenter de près de 10% le rendement de la production», se souvient Ino Mayu.

Les habitants locaux se sont donc lancés dans la culture de cette variété. Malheureusement, peu de temps après, les champs ont été infestés par des parasites inconnus par les locaux. Il a fallu près de trois ans à la province pour remédier à la situation.

La Japonaise Ino Mayu sème le grain et récolte le progrès ảnh 2Ino Mayu présente des produits bio à des consommateurs. Photo: TT/CVN

Attachée à la vie rurale, Ino Mayu s’était établie à l’époque dans la province. À l’arrivée des parasites, elle a remarqué que dans certaines localités, les champs cultivant des variétés traditionnelles de riz n’étaient pas touchés. «Une initiative avait dès lors germé dans ma tête, confie-t-elle. Je veux faire quelque chose pour préserver le riz comme les légumes traditionnels, ces derniers étant déjà le résultat d’une sélection naturelle».

C’est alors une nouvelle vocation pour la fondatrice de Seed to Table. «Nous nous orientons vers le développement durable, en aidant les agriculteurs locaux à avoir un revenu régulier. Nous leur procurons toutes les informations nécessaires sur la protection des ressources naturelles, de l’environnement et la santé publique», précise-t-elle.

En collaboration avec les agriculteurs de la région, Ino a organisé des campagnes pour recenser les insectes et les espèces vivant dans les étangs et lacs qui puissent être nuisibles ou à l’inverse, utiles pour les cultures. Il a aussi été possible de cataloguer les semences indigènes, une initiative indispensable pour les générations futures. Ces graines, explique Ino, sont mieux adaptées aux conditions locales, et peuvent être cultivées dans un simple compost sans recourir aux produits chimiques.

En 2014, ces projets ont aidé les agriculteurs de Hoà Binh à obtenir la certification bio, leur permettant de vendre leurs produits à des prix plus élevés que les cultures utilisant des pesticides. Ino a également organisé des réunions avec le club des cuisiniers de Hanoi, ces derniers travaillant en partie dans des hôtels et des restaurants prestigieux, pour promouvoir les produits de Hoà Binh.

«Banque» d’un autre genre

Pleine de ressource, Ino Mayu a aussi déployé un nouveau type de banque, mais cette fois dans la région du Sud du pays. Fondée en 2011, sa «banque du canard» prête 500.000 dôngs (environ 20 euros) dans le but d’acquérir 25 canetons. Après deux ou trois mois d’élevage, il est possible de gagner entre 35 à 45 euros, déduction faite du remboursement de l’emprunt et des frais pour les nourrir. En répétant l’opération tous les mois, un fermier peut s’assurer ainsi une source de revenu stable. «Je suis heureuse de voir notre projet enregistrer des succès aussi encourageants. Les premiers temps, de nombreux agriculteurs étaient sceptiques sur son efficacité. Mais après seulement trois mois en utilisant les méthodes correctes, leur revenu s’est largement amélioré», se réjouit Ino Mayu.

Depuis 2014, le concept s’est décliné en une nouvelle formule. La «banque de la vache» propose cette fois-ci des prêts allant jusqu’à 20 millions de dôngs (environ 800 euros) pour acheter une vache. À la naissance des veaux, l’un d’entre eux servira à rembourser le prêt, et les autres resteront la propriété de l’éleveur. Cependant, cette banque n’est pas accessible à tous. Il faut d’abord avoir contracté un emprunt auprès de la «banque du canard», et avoir payé de manière régulière les annuités.

«Partout où il y a des agriculteurs qui souhaitent gagner leur vie, nous serons là pour eux», conclut-elle, avec un large sourire. Une philosophie de vie, dont il faudrait plus souvent en prendre de la graine. - CVN/VNA

Voir plus

Le secrétaire général To Lam ainsi que le général d’armée Phan Van Giang, ministre de la Défense, remettent les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Un concours de journalisme honoré en présence du secrétaire général To Lam

Le secrétaire général To Lam a assisté à Hanoï à la cérémonie de clôture et de remise des prix du concours de journalisme « Avancer avec assurance sous le drapeau du Parti », un événement marquant organisé à l’occasion du 96ᵉ anniversaire de la fondation du Parti communiste du Vietnam et du succès du 14ᵉ Congrès national du Parti.

Cérémonie de lancement du programme « Chuyến tàu Hạnh phúc » (Le Train du Bonheur). Photo: VNA

Le "Train du Bonheur" contribue à promouvoir l'image et le tourisme du Vietnam

Lê Quôc Minh, membre du Comité central du Parti, rédacteur en chef du journal Nhan Dan, chef adjoint de la Commission centrale de la sensibilisation, de l'éducation et de la mobilisation des masses du Parti et président de l'Association des journalistes vietnamiens, a souligné la dimension symbolique du programme « Chuyến tàu Hạnh phúc » (Le Train du Bonheur).

Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet

Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet

Depuis plus d’une semaine, les villages côtiers du district de Dien Chau, dans la province de Nghe An, respirent au rythme des fours artisanaux qui tournent à plein régime. Des centaines de foyers s’activent jour et nuit : le poisson est grillé au charbon de bois, embaumant l’air salé d’un parfum fumé et familier.
Ce métier ancestral ne se contente pas d’assurer un revenu stable à des centaines de familles ; il offre aussi un emploi durable à des milliers d’habitants. Il contribue surtout à la richesse et à l’identité singulière de ces communes littorales, où l’exploitation halieutique reste le cœur battant de l’économie locale.

Le président de l’AN Tran Thanh Man offre des cadeaux aux ménages défavorisés et aux travailleurs à Cân Tho. Photo : VNA

Le président de l’AN offre des cadeaux aux ménages défavorisés et aux travailleurs à Cân Tho

À l’occasion du 96ᵉ anniversaire de la fondation du Parti communiste du Vietnam et en préparation du Têt lunaire du Cheval de Feu 2026, le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, a offert des cadeaux aux familles bénéficiaires de politiques sociales, aux forces armées, aux ménages pauvres et quasi pauvres ainsi qu’aux travailleurs de la ville de Cân Tho, le matin du 1er février.

Le secrétaire général du Parti To Lam et des élèves de Dien Bien. Photo : VNA

L’inauguration de l’École en internat inter-degrés primaire-collège de Si Pa Phin, à Dien Bien

À Dien Bien, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, To Lam, a assisté à l’inauguration de la première école en internat inter-degrés du Programme de construction de 248 écoles en internat inter-degrés dans 248 communes frontalières terrestres, affirmant le rôle stratégique de l’éducation dans le développement durable et la protection de la souveraineté nationale.

Le plus haut législateur adresse ses vœux de santé et de prospérité à la population locale. Photo : VNA

Le président de l’AN offre des cadeaux à des ménages démunis à Dong Thap

Le président de l’Assemblée nationale (AN), Tran Thanh Man, s’est rendu le matin du 31 janvier dans la commune de Ba Sao, province de Dong Thap, afin de rendre visite et d’offrir des cadeaux aux familles bénéficiaires de politiques sociales, aux personnes en difficulté ainsi qu’aux forces armées locales.

À la découverte du village de Huoi Man : une enclave culturelle Hmong à Nghe An

À la découverte du village de Huoi Man : une enclave culturelle Hmong à Nghe An

Huoi Man est l’un des 21 villages de la commune frontalière de Nhon Mai, dans la province de Nghe An. Fondé il y a plus de 70 ans, ce hameau abrite aujourd’hui plus de 30 foyers, tous issus de l’ethnie Hmong. En visitant Huoi Man, les voyageurs découvrent un espace culturel singulier, imprégné des traditions, des modes de vie et de l’identité propres à cette communauté montagnarde.

Vue de l'atelier « Coordination pour promouvoir des modèles d'éducation inclusive pour les élèves handicapés au Vietnam ». Photo: vjst.vn

Les élèves handicapés au cœur de la promotion de l’éducation inclusive

La représentante résidente adjointe du PNUD au Vietnam, Federica Dispenza, a souligné que la conclusion n°444 adopte le modèle social du handicap, appelant à l’élimination des obstacles et à l’intégration des exigences d’accessibilité dès la phase de conception, tout en ouvrant des perspectives pour la généralisation de modèles d’éducation inclusive durables.

Néang Chanh Da Ty, la cheffe de la coopérative. Photo: VOV

À An Cu, les tisseuses de brocatelles khmères perpétuent la tradition

Les motifs des tissus khmers reflètent étroitement la culture, les croyances et la vie quotidienne de la communauté. À An Cu, cette tradition transmise de génération en génération se perpétue encore aujourd’hui, donnant naissance à des tissus raffinés, teints à partir de matières naturelles et porteurs de l’identité culturelle des Khmers.

L’ambassadrice du Vietnam au Mozambique, Trân Thi Thu Thin, et la ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique, Samaria Tovela. Photo : Ambassade du Vietnam au Mozambique

Le Vietnam et le Mozambique signent un accord sur l’enseignement supérieur

Cet accord concrétise la coopération en matière d’éducation définie dans l’accord Vietnam-Mozambique de 2007 sur l’éducation et la culture, tout en répondant à la demande croissante d’une collaboration plus approfondie et plus substantielle. Il devrait contribuer à renforcer l’amitié traditionnelle et la coopération multiforme entre les deux pays.

L'équipe de robotique du collège de Câu Giây, à Hanoi, participe à l'événement. Photo : Bnews

Innovation STEM Petrovietnam contribue à développer les connaissances à l’ère technologique

Ce programme a permis de relier trois établissements à Hanoï, le lycée Nguyên Huê à Lào Cai et le lycée Châu Thành à Hô Chi Minh-Ville. Il a réuni des enseignants, des élèves, des représentants d’entreprises, des ingénieurs du secteur de l’énergie et des acteurs clés du soutien aux établissements scolaires pour la mise en œuvre concrète de l’enseignement des STEM.