L’art des estampes populaires de Dông Hô dans le vent

L’art des estampes populaires de Dông Hô veut séduire l’UNESCO

Le Vietnam prévoit de déposer la candidature de l’art des estampes populaires de Dông Hô à l’UNESCO pour son inscription sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.
Hanoi (VNA) – Le Vietnam prévoit de déposer prochainement la candidature de l’art des estampes populaires de Dông Hô à l’UNESCO pour son inscription sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.
L’art des estampes populaires de Dông Hô veut séduire l’UNESCO ảnh 1Planche de gravure sur bois du tableau «Mariage des souris». Photo : VNP

Le dossier de l’art des estampes populaires de Dông Hô a été récemment finalisé par la province de Bac Ninh (Nord), berceau de cet art reconnu en mars 2013 patrimoine culturel immatériel national, a indiqué le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Le comité populaire de la province Bac Ninh a demandé au ministère de soumettre ce dossier au Premier ministre pour examen et présentation ultérieure à l’UNESCO en vue de son inscription sur la Liste de sauvegarde urgente, a-t-il fait savoir.
L’art des estampes populaires de Dông Hô veut séduire l’UNESCO ảnh 2Les cinq planches de bois servant à colorer le tableau «Vinh hoa» (Gloire). Photo : VNP

L’art des estampes populaires de Dông Hô date du 17e siècle, originaire du village éponyme dans le district de Thuân Thành, province de Bac Ninh. En 1945, le village comptait 17 lignées fabriquant des estampes,  désormais il n’en reste que trois qui pratiquent encore ce métier transmis de génération en génération.
Réalisées à partir de planches xylographiques qui sont ensuite enluminées, les estampes de Dông Hô représentent des scènes de la vie à la campagne, des jeux traditionnels, etc. Elles font appel à l’imaginaire des Vietnamiens et sont omniprésentes dans les poèmes, chants et œuvres littéraires.
L’art des estampes populaires de Dông Hô veut séduire l’UNESCO ảnh 3Après l’impression des couleurs avec les gravures sur bois, les artisans perfectionnent à la main. Photo : VNP
La grande originalité des estampes de Dông Hô réside dans leurs couleurs naturelles et dans le papier dó (rhamnoneuron) à la fois spongieux, doux, mince et résistant sur lesquelles elles sont imprimées.  L’artisan couvre le papier d’une couche de poudre de nacre, donnant un fond blanc étincelant.

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées. – VNA

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