Poivre : les exportations sont difficiles a atteindre l'objectif de 800 millions de dollars hinh anh 1Les exportations du poivre en juin ont atteint 21.000 tonnes, soit une forte baisse de 32% en variation annuelle. Photo: VNA

Ho Chi Minh-Ville (VNA) – En raison de l’épidémie de COVID-19 et de la baisse de productivité, le poivre vietnamien est difficile à atteindre l'objectif d’exportations de 280.000 tonnes pour un montant total de 800 millions de dollars en 2020.  

Les exportations du poivre en juin ont atteint 21.000 tonnes, soit une forte baisse de 32% par rapport à la même période de l’an dernier. Au premier semestre de cette année, les exportations sont estimées à 166.812 tonnes pour un montant de 356 millions de dollars, soit un recul respectivement de 5,7% en volume et 21,1% en valeur en variation annuelle.

La pandémie de COVID-19 a fortement affecté le commerce mondial, la chaîne d’approvisionnement en poivre étant interrompue dans de nombreux marchés.

Entre janvier et juin, les exportations du poivre vers la Chine ont chuté 21,4%, et celles vers l’Inde, 37,8%... En particulier, les exportations vers le Népal ont fortement augmenté au premier trimestre. Cependant, à partir de fin mars, le gouvernement népalais a promulgué une interdiction d’importer certaines marchandises, dont le poivre, cela rend difficile l’exportation vers ce marché.

Face aux évolutions complexes de l’épidémie, la demande d’importation de grands marchés tels que l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE)… continue de baisser et ne peut pas se reprendre à un court terme.

La production totale du poivre du Vietnam en 2020 n'atteindra que 240.000 tonnes, en baisse de 15% par rapport à 2019.

L’Association du poivre du Vietnam recommande aux exportateurs de se concentrer sur les régions où le confinement national a été levé, les pays asiatiques tels que la Chine, la République de Corée, le Japon, et notamment le marché intérieur.

En outre, les paysans devraient associer avec les exportateurs, élargir les superficies répondant aux normes biologiques et durables, pour une productivité stable et de bonne qualité, a proposé l’association. -VNA