Pham Quôc Khanh : "Le wushu, ma vie, ma passion"

Pratiquant du wushu depuis 24 ans, Pham Quôc Khanh a remporté de nombreuses médailles lors des compétitions nationales et internationales. Le wushu, c’est toute sa vie.
Hanoi, 3 novembre (VNA) – Pratiquant du wushu depuis 24 ans, Pham Quôc Khanh a remporté de nombreuses médailles lors des compétitions nationales et internationales. Le wushu, c’est toute sa vie.
Pham Quôc Khanh : "Le wushu, ma vie, ma passion" ảnh 1Pham Quôc Khanh aux Jeux asiatiques (ASIAD) 2018 en Indonésie. Photo: CTV/CVN


Malgré une inflammation aiguë du poumon à la naissance, le petit  Quôc Khanh a toujours montré une énergie débordante. Pour la canaliser positivement et inculquer à leur enfant des valeurs morales, les parents décidèrent un jour de lui faire pratiquer le wushu, un art martial chinois.  En 1994, à l’âge de seulement 4 ans, le bambin intégra l’équipe de wushu de l’école maternelle Sao Mai, à Hanoi. Le début d’une grande passion.

Le wushu n’est pas seulement une discipline de self-défense efficace, c’est aussi un art de vivre, une philosophie de vie, une méthode d’épanouissement personnelle et de développement du potentiel physique et mental.

À cette époque-là, on entendait beaucoup parler de Nguyên Thuy Hiên, médaillée d’or au championnat du monde de wushu en Malaisie. Elle était devenue un modèle pour les jeunes passionnés d’art martiaux, notamment pour le petit Quôc Khanh.

Après l’école, Quôc Khanh est parti s’entraîner au stade de Trinh Hoài Duc. À l’été 1999, sa vie changea totalement lorsqu’il remporta sa première médaille d’or au championnat national junior tenu à Hô Chi Minh-Ville, à l’âge de seulement 9 ans.

Des souvenirs inoubliables
Pham Quôc Khanh : "Le wushu, ma vie, ma passion" ảnh 2Aux ASIAD 2018, Pham Quôc Khanh a remporté l’argent et Duong Thuy Vi le bronze. Photo: ST/CVN

Après cette performance, il entra au Centre sportif de Trinh Hoài Duc,  première étape vers la carrière de maître de wushu. Il partit huit mois en Chine pour un stage. C’était la première fois qu’il était éloigné aussi longtemps de sa famille. Il ne pouvait lui téléphoner qu’une ou deux fois par mois. "Chaque fois que je rencontrais un Vietnamien qui prévoyait de revenir au pays, je lui donnais des lettres  à remettre à mes parents", a-t-il raconté. 

Son souvenir le plus précieux est le soutien inconditionnel de l’entraîneur chinois Hoàng Thiêu Hùng. Durant l’hiver 2015, il suivit une préparation intense en vue des Jeux d’Asie du Sud-Est. Le froid extrême causa à ce natif d’un pays tropical où les températures descendent rarement en-dessous de 10°C bien des désagréments physiques. Son entraîneur chinois était toujours à ses côtés et  lui trouvait des médicaments pour renforcer sa santé. "Je garde à jamais à l’esprit l’image de ce maître, un exemple de dévouement pur et désintéressé. Nous devons tout à des entraîneurs comme lui", a affirmé Quôc Khanh.

Une carrière marquée par les blessures

Comme beaucoup de sportifs professionnels, Pham Quôc Khanh a dû affronter des blessures récurrentes, dont une aux ligaments croisés à l’âge de 19 ans. À cette époque, Quôc Khanh   participa au championnat international des jeunes, et ce malgré des douleurs au genou. Il remporta la médaille d’or mais dut payer cher cette performance. Car ce qui n’était qu’une blessure modérée, qu’une mise au repos de quelques semaines aurait pu résoudre, se solda par une rupture des ligaments lors de cette compétition, l’obligeant à une opération chirurgicale immédiate. Puis il lui fallut six mois de convalescence et de rééducation avant de revenir sur les tatamis.

Un mois plus tard, il participait déjà à une compétition et finissait troisième! "De cette blessure, j’ai tiré quelques enseignements. Notamment celui de me ménager et d’être toujours à l’écoute de mon corps", a-t-il confié.

Depuis son retour, Pham Quôc Khanh a remporté des prix nationaux et internationaux, particulièrement l’argent aux Jeux asiatiques 2018. Il s’est marié en 2015 et a deux fils, de 7 et 2 ans, qui adorent jouer avec la belle collection de médailles de leur père, glanées en 24 ans de pratique assidue de ce sport.

Avant son retrait des tatamis et un nouveau défi professionnel, probablement dans l’enseignement, Pham Quôc Khanh a encore de belles années de compétitions devant lui. Sa riche expérience s’avère être un atout au sein des sélections nationales de wushu et d’arts martiaux. – CVN/VNA  

Voir plus

Photo d'illustration. Source: VNA

Le parachèvement des institutions relatives aux cultures des minorités ethniques

La Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique sur le développement de la culture vietnamienne affirme le principe selon lequel la culture doit être placée au même niveau que la politique, l’économie et la société. Elle y est définie comme un socle fondamental, une ressource endogène et un moteur essentiel du développement national.

Le concert « Hanoï paisible » a réuni des milliers de spectateurs autour d’artistes de renom. Photo: VNA

Hanoï : la culture, levier de croissance dans la nouvelle ère

Conformément aux orientations de la Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique et au programme d'action n°08-CTr/TU du Comité municipal du Parti, la culture est désormais placée au centre de la stratégie de développement de Hanoï. Elle ne se limite plus à la conservation, mais s’affirme comme une ressource capable de se transformer en produits, services et valeurs économiques concrètes.

Des spectacles culturels et artistiques animés sont présentés lors de la fête des fleurs de Son tra dans la commune de Ngoc Chien. (Photo : VNA)

Entre nature et culture : la fête des fleurs de Son Tra à Ngoc Chien

Organisée chaque année au mois de mars dans le village de Nam Nghiep, qui abrite la plus vaste forêt de cette espèce au Vietnam, la fête des fleurs d’aubépine — appelées localement Son Tra — de la commune de Ngoc Chien (district de Muong La, province de Son La) met à l’honneur la beauté immaculée de ces floraisons sur les hauts plateaux du Nord-Ouest.
Cet événement culturel et touristique unique attire de nombreux visiteurs désireux de contempler ce spectacle éphémère et de s’immerger dans l’authenticité et la richesse de la culture locale.

Quand le site devient spectacle : ouverture de la fête de Tây Yên Tu, dans la province de Bac Ninh (Nord). Photo : VNA

Festivals traditionnels : vers une économie du patrimoine

D’espaces de culte communautaire et de préservation culturelle, les fêtes traditionnelles évoluent vers des produits de l’industrie culturelle et du tourisme durable. La combinaison des rituels, de l’art, de la technologie et des méthodes de gestion modernes permet de créer un modèle inédit, dans lequel le patrimoine devient un véritable actif au service du développement socio-économique et culturel.

Le Festival du Pho 2026 du 19 au 22 mars à Ninh Binh. Photo: VNA

Intégrer le pho dans le flux du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Le pho est un bouillon de boeuf avec des nouilles de riz et du boeuf émincé - ou son équivalent au poulet, le tout agrémenté de quelques jeunes oignons verts et de coriandre, de quelques lamelles de piment, d’un peu de poivre et d’une pointe de jus de citron vert. Ce plat acclamé veut désormais séduire l’UNESCO.

Un numéro artistique interprété par les artistes de la troupe du théâtre rénové Vàm Cỏ (Tây Ninh). Photo: VNA

Résolution 80: Le Vietnam s’affirme comme une destination des grands rendez-vous culturels

La Résolution n°80-NQ/TW du Bureau politique sur le développement de la culture vietnamienne fixe comme objectif de faire du Vietnam une destination attractive pour les événements culturels et artistiques d’envergure régionale et mondiale. Cet objectif revêt non seulement une dimension culturelle, mais s’inscrit également dans une perspective de développement économique, touristique et de valorisation de l’image du pays.

La délégation d'haltérophilie du Vietnam aux SEA Games 33 disputés en 2025 en Thaïlande. Photo : VNA

L’haltérophilie vietnamienne se prépare à des épreuves de force

À la suite des annonces de la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF), l’équipe vietnamienne intensifie sa préparation en vue d’une série de compétitions déterminantes. À peine les ASIAD 20 achevées en septembre, les Mondiaux 2026, prévus en octobre prochain en Chine, donneront le coup d’envoi de la course aux quotas pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Nguyên Canh Binh, président d'Alpha Books. Photo: VNA

Du papier au numérique : l’édition vietnamienne face aux défis de demain

Selon les statistiques des autorités de gestion, l’année dernière, plus de 5.200 publications électroniques ont été diffusées dans le pays, totalisant environ 35 millions de consultations. À ce jour, 35 des 52 maisons d’édition ont déjà investi le domaine de l’édition numérique. Toutefois, au regard du volume annuel de livres imprimés, ce chiffre reste encore modeste, ce qui montre que la transformation numérique du secteur n’en est encore qu’à ses débuts et doit être accélérée de manière plus vigoureuse.

Lors du séminaire « Ho Chi Minh en Chine », les étudiants ont écouté la présentation par le professeur Hu Xianzhong, de l'École centrale de la Ligue chinoise, de ses recherches sur le parcours révolutionnaire du Président Ho Chi Minh, depuis sa quête du salut national jusqu’à ses activités en Chine. Photo : VNA

« Lumière idéale » connecte la jeunesse du Vietnam et de Chine

Le programme d'échanges « Itinéraire rouge de recherche et d’études de la jeunesse vietnamienne en Chine » bat son plein. Dans le cadre du camp d'études « Lumière idéale » prévu jusqu'au 1er avril, plus de 150 universitaires vietnamiens ont fait étape le 26 mars à Kunming (Yunnan). Au menu de cette journée : un séminaire thématique sur Ho Chi Minh et la visite chargée d'histoire de l'ancienne demeure et du lieu de travail du dirigeant lors de ses années de lutte révolutionnaire en Chine.

Des jeunes indiens, indonésien et russes découvrent des jeux populaires vietnamiens. Photo : VNA

La culture vietnamienne à l’honneur en Sibérie occidentale (Russie)

Le festival culturel intitulé "Vietnam : l’Homme et la Patrie" a transformé le centre culturel de l’Université d’État de Toms en une véritable enclave vietnamienne, structurée autour de trois espaces thématiques : la scène artistique, la gastronomie traditionnelle et les jeux populaires.

Luong Phuong Hanh, septième Vietnamienne titrée grand maître international féminin (FIDE). Photo : FBNV

Au Championnat national d’échecs, les visages de la relève vietnamienne

Réunissant plus de 200 joueurs issus de l’ensemble du pays, la compétition s’est disputée dans plusieurs formats : classique, rapide, blitz et bullet. Épreuve individuelle de référence, elle constitue également un critère déterminant dans la sélection de l’équipe nationale appelée à disputer les olympiades d’échecs 2026.