Parler vietnamien en Australie

Dans le Queensland, État du Nord-Est de l’Australie, une famille vietnamienne, résidente depuis sept ans, fière de ses origines et de sa langue, souhaite porter haut et fort la culture vietnamienne.
Parler vietnamien en Australie ảnh 1Le Dr Nguyên Hông Hai dans un cours de formation à Hanoï.
Photo: CVN/VNA

Hanoi (VNA) - Dans le Queensland, État du Nord-Est de l’Australie, une famille vietnamienne, résidente depuis sept ans, fière de ses origines et de sa langue, souhaite porter haut et fort la culture vietnamienne.

Ancien enseignant de la Faculté des études internationales de l’Université de Hanoï, le Docteur Nguyên Hông Hai est actuellement chercheur en politologie à l’Université de technologie du Queensland (en anglais Queensland University of Technology - QUT).

Ces dernières années, il a souvent eu l’occasion de revenir plusieurs fois dans son pays natal pour participer à des formations à l’intention des enseignants et responsables des universités vietnamiennes. Ces cours entraient dans le cadre du Programme de développement des ressources humaines entre l’Australie et le Vietnam (Aus4skills).

Espace culturel vietnamien en Australie

Lors d’une conversation avec un étudiant du Programme d’Aus4Skills au sujet des questions éducatives des enfants vietnamiens résidant en Australie, le Dr. Nguyên Hông Hai a souligné la pénurie importante de livres en langue vietnamienne dans ce pays. Il a déploré également que la maîtrise de la langue vietnamienne, surtout pour la génération des Vietnamiens nés en Australie, était en train de disparaître. Même pour ses amis qui vivent à l’étranger depuis longtemps, le vietnamien se perd peu à peu.

Face à cette situation, de nombreuses familles souhaitent aider leurs enfants à l’apprendre, en les envoyant étudier dans certains centres spécialisés. Mais la langue apprise est un peu "éloignée de la langue vietnamienne actuelle", selon M. Hai. Une idée lui est venue à l’esprit: "Pourquoi ne pas construire une bibliothèque qui disposerait non seulement de livres en vietnamien, mais qui se chargerait aussi d’organiser des cours gratuits de vietnamien à l’intention des Vietnamiens résidant en Australie?".

Depuis lors, en plus de son travail d’enseignant à QUT, M. Hai met en œuvre, silencieusement mais avec détermination, son projet de création d’un Espace culturel vietnamien en Australie.

Un rêve à portée de main

Afin de favoriser son fonctionnement, le Dr. Nguyên Hông Hai a étudié la manière dont y est maintenue la culture chinoise, où des Chinois organisent des cours de langue dans les pagodes. L’objectif est de consolider la solidarité et de préserver leur culture, leur écriture et leur langue.

Mais en Australie, il ne trouve pas actuellement de modèle identique pour des cours de vietnamien. Cela a donc renforcé sa détermination de construire une bibliothèque et d’organiser des cours à l’intention des jeunes vietnamiens vivant en Australie.

M. Hai se sentira très heureux lorsqu’il aura pu organiser une classe sur deux séances par semaine pour répandre la langue et la culture vietnamiennes. Il souhaite que cet Espace culturel se situe dans l’État du Queensland. D’après lui, ce lieu comprendrait principalement une pagode et une classe de formation gratuite, avec d’autres services annexes. Par exemple, en s’appuyant sur la pratique habituelle du camping en Australie, le chercheur à QUT veut faire de l’endroit un lieu de vie pour la communauté, surtout à l’occasion du Têt. L’objectif est d’aider des Vietnamiens résidant en Australie à renouer avec les traditions de leur pays natal ou d’origine.

Cependant, la difficulté est de chercher des fonds pour la construction de cet espace. "Je suis en train de chercher un partenaire dévoué, qui s’engage dans ce projet sans, comme moi, y chercher un intérêt économique", partage-t-il. Avant d’informer: "Mon objectif n’est pas de faire des affaires dans un but lucratif, mais il est nécessaire de percevoir des recettes suffisantes pour maintenir le fonctionnement de ce projet".

À l’heure actuelle, beaucoup d’Australiens aiment la culture vietnamienne et sont prêts à payer pour apprendre sa langue. "J’espère ainsi que ce futur espace satisfera les besoins de ceux qui aiment le vietnamien", confie-t-il.

Sa bibliothèque compte aujourd’hui des centaines de livres (sur la culture, l’histoire et la société, des livres pour enfants, des romans, etc.). Outre ceux qu’il a achetés lui-même au Vietnam, le Dr. Nguyên Hông Hai a su faire appel à l’assistance de la communauté des Vietnamiens en Australie, surtout ceux participant au programme d’Aus4Skills. -CVN/VNA

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