C'est ce qui a étéannoncé lors de la conférence consacrée à un "Appel à l'action pour lasurvie de l'enfant" récemment organisée à Washington, aux Etats-Unis, etau cours de laquelle ont été proposées des mesures pour réduire lamortalité des moins de cinq ans et des mères, conformément aux OMDdéfinis par l'ONU.
Selon les données communiquées, lesdécès d'enfants de moins de cinq ans sont passés de 9,6 millions en 2000à 7,6 millions en 2010, soit une baisse annuelle de 2,5 %.
Parmi les 74 pays poursuivant les OMD, seuls huit dont le Vietnam ont fait des progrès en matière de mortalité infantile.
Quant au cinquième objectif concernant la diminution de la mortalitédes mères, seuls neuf des 74 pays sont dans les délais. Le Vietnam, undes trois pays sur ce point, a réussi à diminuer de 75 % la mortalitédes mères pendant la période 1990-2010.
La conférence,co-organisée par l'Ethiopie, l'Inde et les Etats-Unis en collaborationétroite avec l'UNICEF, a réuni 700 dirigeants et spécialistes du secteurpublic et privé ainsi que des responsables religieux afin de déterminerles moyens de réduire considérablement le nombre d'enfants qui meurentavant leur cinquième anniversaire.
"L'appel à l'actionpour la survie de l'enfant" lance un défi de taille à la communautéinternationale : élaborer des projets précis pour ramener la mortalitéde l'enfant à moins de 20 décès pour 1.000 naissances d'ici 2035.
Elle a établi un projet en cinq points pour réaliser cet objectif. Ilcommence avec l'intensification des programmes dans les 24 pays quireprésentent 80 % des décès. Il porte aussi sur les populationsdéfavorisées, s'attaquant aux cinq causes de près de 60 % de ces décèsmais également sur l'éducation des femmes et les manières deresponsabiliser les populations concernées. -AVI
Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet
Depuis plus d’une semaine, les villages côtiers du district de Dien Chau, dans la province de Nghe An, respirent au rythme des fours artisanaux qui tournent à plein régime. Des centaines de foyers s’activent jour et nuit : le poisson est grillé au charbon de bois, embaumant l’air salé d’un parfum fumé et familier.
Ce métier ancestral ne se contente pas d’assurer un revenu stable à des centaines de familles ; il offre aussi un emploi durable à des milliers d’habitants. Il contribue surtout à la richesse et à l’identité singulière de ces communes littorales, où l’exploitation halieutique reste le cœur battant de l’économie locale.