Nguyên Van Léo, le modélisme toutes voiles dehors

Au premier abord, l’on pourrait penser que le pêcheur Nguyên Van Léo est rompu seulement à la pêche au large. Or le vieil homme a un jardin secret : une fabuleuse collection de bateaux et d’avions miniatures fabriquée de ses propres mains.
Au premier abord, l’onpourrait penser que le pêcheur Nguyên Van Léo est rompu seulement à lapêche au large. Or le vieil homme a un jardin secret : une fabuleusecollection de bateaux et d’avions miniatures fabriquée de ses propresmains.

Âgé, Nguyên Van Léo ne va plus pêcher au large. Il vitdans le hameau de Thoi Loi 2, commune de Thoi Thuân, district de BinhDai, province de Bên Tre (Sud).

Originaire d’un village côtier,dès son enfance, Nguyên Van Léo a accompagné les membres de sa famille àla pêche au large. À travers ses innombrables «missions», il a pu voirtous les types de barques, jonques et bien d’autres moyens de transportsmaritimes et fluviaux des villes et provinces du pays. Des imagesgravées dans sa mémoire. 

Le vieux pêcheur Nguyên Van Léo a un jardin secret : une fabuleuse collection de bateaux et d’avions en miniature qu’il a fabriqués lui-même.

Une première tentative réussie

Unjour, il y a plus de vingt ans, après une tournée de pêche au large, M.Léo a voulu faire un cadeau à sa petite fille. Il a alors coupé du boisde jacquier puis taillé un sampan tam ban en miniature. Ce cadeau «faitmaison» a ravi la fillette. Après ce premier succès, M. Léo s’est lancédans la fabrication de bateaux miniatures des provinces du Sud à partirdes bois de jacquier et de cocotier.

Les trois premières piècesont été le sampan tam ban de Cân Tho, la pirogue monoxyle d’An Giang etla jonque de Long An, dont il connaissait les lignes par coeur. Lesampan tam ban de Cân Tho est omniprésent dans les arroyos du delta duMékong. Son gouvernail et sa proue sont de très belles formes. La jonquede Long An a un gouvernail courbé et plus élevé par rapport à celuid’autres navires ou bateaux. La pirogue monoxyle d’An Giang est le plusancien moyen de transport du delta. Donner naissance à ces troispremières pièces a été assez laborieux, car ses mains étaient alors plushabituées à manier les filets que le marteau ou la lime à bois... Aprèsdes mois, de premières jonques, pirogues, barques en miniature sontnées, en tous points identiques à l’original.


Sur labonne voie, M. Léo a enrichi sa collection avec bien d’autresembarcations typiques du Sud. Les différentes catégories de bateaux depêche de sa commune natale de Thoi Thuân bien sûr mais aussi les moyensde transports fluviaux et maritimes du Sud, des provinces de Vung Tàu,Trà Vinh... Il confectionne aussi des bateaux modernes comme bateauxtouristiques, navires de croisière, de guerre, etc. Il a aussi fabriquédes bateaux et avions datant de la guerre anti-américaine, ainsi que destanks, des abris. Aujourd’hui, sa collection est riche de plusieurscentaines de modèles, avec un grand souci du détail.

Plus qu’un simple hobby

Confectionnerdes bateaux, des avions... est plus qu’un hobby pour M. Léo. Il y ainvesti tellement de temps ! Chaque pièce est légendée : lesexplications générales figurent sur une étiquette collée à la maquette,et d’autres, plus détaillées, dans un carnet. Là, on peut trouver desinformations concernant la description, l’origine, l’usage del’embarcation, les artisans capables de la fabriquer, etc. La collectionde Nguyên Van Léo a été exposée lors du festival des cocotiers de BênTre, du festival des fruits de Tiên Giang, du festival des produitshalieutiques de Cân Tho... Elle figure même dans le Livre des Recordsdu Vietnam en tant que «plus grande collection de maquettes de bateauxde pêche et de navires».

«À travers ces bateaux, ces navires,ces avions, ces maisons en miniature notamment ceux datant de la guerreanti-américaine, j’espère que les jeunes pourront mieux comprendrel’histoire du pays», a souhaité M. Léo. Ce dernier a refusé à maintesreprises de vendre certaines de ses pièces. Il souhaite coopérer avec labranche touristique de sa localité pour exposer sa collection afin queles touristes, vietnamiens ou non, puissent découvrir la diversité desmoyens de transport maritimes et fluviaux du Sud. - VNA

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Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

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A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.