Microcrédit, l’arme de construction massive

Les politiques privilégiées, dont le programme de microcrédits pour l’eau propre et l’hygiène en milieu rural, ont permis de réduire la pauvreté et accélérer le développement socio-économique.

​Dà Nang (VNA) - Le Vietnam fait figure de modèle en matière de réduction de la pauvreté et de développement socio-économique. Les clés de ces résultats ? Les politiques privilégiées du gouvernement, dont le programme de microcrédits pour l’eau propre et l’hygiène en milieu rural.

Microcrédit, l’arme de construction massive ảnh 1Un ouvrage d’approvisionnement en eau construit grâce aux prêts de la Banque des politiques sociales dans le district de Lê Thuy, province de Quang Binh (Centre). Photo: VNA

Mme Kator, domici-liée dans le village de Ra Trên, district de Phuong Trung, province de Ninh Thuân (Centre), explique que les prêts de la Banque des politiques sociales ont permis à sa famille d’installer un compteur d’eau.Un investissement précieux, pour utiliser cette ressource avec parcimonie, et réaliser ainsi des économies.

«Nous avons bénéficié d’un prêt de 12 millions de dôngs pour construire des toilettes et avoir accès à l’eau du robinet. Grâce aux prêts à taux préférentiel de la Banque de politiques sociales, beaucoup de familles du village vivent mieux», partage Chamaléa Thi Duông, du village de Tham Du, district de Phuong Trung, toujours dans la province de Ninh Thuân.    

Auparavant, la famille de Nguyên Huy Thinh, habitant la commune de Nghi Lôc, province de Nghê An (Centre), utilisait l’eau du puits, polluée. L’année dernière, il a lui aussi bénéficié de ce prêt de 12 millions de dôngs qui lui a également permis de financer la mise au point d’un système de biogaz et de le perfectionner.

En place depuis maintenant dix ans, le programme de microcrédits pour l’eau propre et l’hygiène sanitaire en milieu rural a permis à des millions de familles vietnamiennes d’investir pour restaurer, construire des ouvrages d’adduction d’eau propre et des lieux d’aisance conformes aux normes nationales.

Huit millions d’ouvrages d’adduction en eau

Ce programme, financé par des prêts de la Banque des politiques sociales, contribue ainsi à la protection de l’environnement, à l’amélioration des conditions de vie des ruraux, mais aussi au perfectionnement des critères de la Nouvelle ruralité, un vaste programme gouvernemental instauré en 2010.

Les ménages bénéficient ainsi de microcrédits à taux d’intérêt préférentiel d’une valeur maximum de 6 millions de dôngs remboursables sur cinq ans pour soit avoir accès à l’eau du robinet, soit construire des toilettes, et de 12 millions de dôngs au maximum pour les deux ouvrages en question.

Les résultats sont épatants, puisqu’aujourd’hui, 84% de la population du pays ont accès à l’eau courante, et plus de 63% disposent de commodités aux normes. Après dix ans, le programme a été étendu à l’ensemble du pays avec un solde créditeur de 21.343 milliards de dôngs. Au total, ce sont plus de 8 millions d’ouvrages d’adduction d’eau courante et de lieux d’aisance qui ont été construits.

Des forêts pour redonner vie aux terres arables

Microcrédit, l’arme de construction massive ảnh 2Une forêt dans le district de Phu Lôc, province de Thua Thiên- Huê (Centre). Photo: VNA

En dehors du programme de microcrédits pour l’eau propre et l’hygiène sanitaire en milieu rural, la Banque des politiques sociales accorde depuis 2005 des prêts dans le cadre du projet de développement sylvicole entre le gouvernement vietnamien et la Banque mondiale. Il s’agit du premier projet de prêts pour la plantation des forêts d’exploitation au Vietnam.

Le projet concerne six provinces du Centre que sont Thanh Hoa, Nghê An, Quang Nam, Quang Ngai, Thua Thiên-Huê et Binh Dinh. Jusqu’à maintenant, plus de 43.000 ménages ont bénéficié de ces prêts mais aussi des aides techniques, ce qui leur a permis de planter 76.500 ha de forêts d’exploitation. À la fin du mois d’avril dernier, le solde créditeur se montait à 516 milliards de dôngs. Et sur les quatre premiers mois de l’année, 11 milliards de dôngs de prêts ont été décaissés, autorisant la plantation de 70.000 ha de forêts de production.

Résultat : le niveau de vie des bénéficiaires a augmenté, avec à la clé la création de nombreux emplois et le développement du secteur sylvicole. Il a aussi permis d’améliorer la qualité des sols et de lutter contre l’érosion. Un excellent moyen aussi de se prémunir des changements climatiques.

Nguyên Thanh Binh habite le village de Tùng Khanh, dans le district de Phù Cat, province de Binh Dinh (Centre). Il a emprunté 52 millions de dôngs pour planter 6 ha d’une variété d’acacia qui sert, entre autres, à redonner vie aux sols devenus infertiles car surexploités et à faire de la pâte à papier. «En raison du manque de terres agricoles, nous n’avions d’autre alternative que de chercher du travail dans d’autres provinces, témoigne M. Binh. Mais ce projet a changé la donne, et nous pouvons aujourd’hui vivre ici décemment de notre exploitation sylvicole. Il faut compter 15 millions de dôngs pour le boisement d’un hectare de forêt qui permet d’engranger, après sept ans, entre 8 et 10 millions de dôngs par an».

Le secrétaire du Comité du Parti du district de Phù Cat, Pham Ngoc Trinh, dresse un bilan très positif de ce programme de microcrédits qui, selon lui, a été et reste un acteur majeur de la restructuration économique, avec de nombreuses créations d’emploi en faveur des travailleurs ruraux et, de fait, un recul durable de la pauvreté. Il permet aussi d’épauler les modèles d’enrichissement déployés dans les régions en situation difficile. – CVN/VNA

Voir plus

Un cours de mathématiques dispensé en langue étrangère au lycée Hong Quang, quartier Le Thanh Nghi. Photo : VNA.

Hai Phong modernise son modèle éducatif

À Hai Phong, la mise en œuvre de la Résolution n°71-NQ/TW impulse une transformation en profondeur du système éducatif, axée sur l’apprentissage des langues, le numérique et l’ouverture internationale, afin de former une génération d’élèves capables de s’affirmer comme de véritables citoyens du monde.

Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA

Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

L’atelier de broderie Len Art de l’artiste Nguyen Thi Hong Van (au centre de la photo) aide les personnes handicapées à s’intégrer en toute confiance dans la communauté.

Quand l’art se met au service de l’inclusion et de l’accompagnement

​Au cœur du vieux quartier de Hanoï se trouve un petit espace nommé « Len Art ». Depuis dix ans, l’artiste-artisane Nguyên Thi Hông Vân y guide discrètement des enfants autistes, sourds ou souffrant de retards de développement. Avec patience, ils brodent chaque fil de laine, ravivant ainsi leur foi en la vie.

Source: Département de la sécurité publique de la province de Gia Lai

Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité

Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.

Cérémonie de lancement de la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". Photo: hanoimoi

Hanoï lance la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam"

Le Comité municipal du Front de la Patrie du Vietnam de Hanoï appelle les institutions, les organisations, les entreprises, les organisations religieuses, les forces armées ainsi que les citoyens de la capitale et la diaspora à l’étranger à poursuivre cet élan de soutien pour le fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". 

Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la séance de travail, à Hanoi, le 14 avril. Photo: VNA

Le PM exige de mettre en service les deuxièmes campus des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc

Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé aux ministères de la Santé, de la Construction, de la Défense et de la Sécurité publique de diriger les organismes concernés à mobiliser un maximum de ressources et à résoudre rapidement les problèmes et obstacles en suspens à ces deux projets en vue de leur mise en service dans le courant du deuxième trimestre.

Des élèves du Centre d'incubation des talents (HITA) lors de la cérémonie de lancement. Photo : VNA

Un centre d’incubation de talents pour la jeunesse vietnamienne en République tchèque

Les organisateurs ont décrit le lancement comme un point de départ et une étape importante dans un parcours visant à ''cultiver la vertu et éclairer les esprits'', avec pour objectif de former une génération de jeunes Vietnamiens épanouis en République tchèque et en Europe, solidement ancrés dans le savoir et riches de leur identité culturelle.

Bui Thi Minh Hoai, membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti et présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam. Photo : VNA

Un appel à la solidarité pour le Mois de l’action humanitaire

Un appel pour soutenir le Mois de l’action humanitaire 2026 vient d'être lancée aux agences, organisations, entreprises, bienfaiteurs ainsi qu’aux Vietnamiens résidant au pays et à l’étranger par la présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam.

Les enceintes des pagodes de la province d’An Giang deviennent des salles de classe gratuites pour les enfants khmers. Photo: baoangiang.com.vn

Les pagodes khmères se mettent au service de la transmission linguistique et culturelle

An Giang abrite une importante population khmère. Son héritage linguistique repose sur plusieurs langues: le khmer, langue maternelle; le pali, langue liturgique du bouddhisme theravāda utilisée pour les textes sacrés et les rituels; ainsi que le sanskrit, langue ancienne de l’Inde présente dans différentes traditions religieuses. Ces langues sont transmises non seulement à l’école, mais aussi au sein des pagodes, lieux essentiels de préservation culturelle.

Spectacle artisitque dans le cadre du programme « Têt armée-population à l’occasion du Nouvel An traditionnel khmer Chol Chnam Thmay 2026 ». Photo: VNA

« Têt armée-population », un pont entre soldats et population khmère à Can Tho

Le programme de cette année, doté d’un budget total de plus de 18 milliards de dôngs, a permis la réalisation de nombreux ouvrages d’intérêt public. Parmi ceux-ci figurent l’installation de 140 lampadaires à énergie solaire, la construction de trois ponts ruraux, ainsi que l’entretien et le dégagement de plus de 60 kilomètres de routes dans plusieurs localités.