Shibuya Yasumasa, suspect du meurtre de Le Thi Nhat Linh. Photo : VNA
 

Tokyo (VNA) – L’ambassadeur du Vietnam au Japon, Nguyen Quoc Cuong, s’est rendu le 2 février au ministère japonais des Affaires étrangères où il a travaillé avec Shigeki Takizaki, directeur général du Département des affaires de l’Asie du Sud-Est et de l’Asie du Sud-Ouest, sur le meurtre de la petite fille vietnamienne Le Thi Nhat Linh dans la préfecture de Chiba en mars 2017.

L’ambassadeur Nguyen Quoc Cuong a annoncé que la famille de la victime recueillait les signatures pour une pétition qui serait envoyée au tribunal de la préfecture de Chiba afin de l’appeler à juger le suspect. Cette affaire retient une grande attention des Vietnamiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. L’ambassadeur Nguyen Quoc Cuong a demandé aux organes compétents japonais d’accélérer l’enquête et réunir les preuves nécessaires pour traduire en justice le suspect et le juger selon la loi japonaise.

Au nom du gouvernement et du peuple japonais, Shigeki Takizaki a adressé ses condoléances profondes à la famille de Nhat Linh.

Selon Shigeki Takizaki, lors de la réception le 30 janvier du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du Japon, Kazuyuki Nakane, le vice-Premier ministre et ministre vietnamien des Affaires étrangères Pham Binh Minh a demandé la sanction du criminel. Le ministère japonais des Affaires étrangères a travaillé après avec le ministère japonais de la Justice pour accélérer les formalités nécessaires pour l’ouverture du procès, conformément à la loi japonaise.

Shigeki Takizaki a expliqué l’indépendance du système de tribunaux japonais au sein de la Constitution du Japon. Cependant, il a exprimé son souhait de voir être bientôt jugé le criminel.

Le même jour, l’ambassadeur  vietnamien Nguyen Quoc Cuong est allé offrir des baguettes d'encens à Nhat Linh à son domicile dans la préfecture japonaise de Chiba. Exprimant ses profondes condoléances à la famille de Nhat Linh, il a affirmé que l’ambassade du Vietnam continuerait accompagner sa famille et protéger ses intérêts légitimes.

Le Anh Hao, père de Nhat Linh, a remercié les cadres de l’ambassade du Vietnam au Japon et ses compatriotes dans et dehors du pays pour leurs sentiments et encouragements accordés à sa famille. Il a souhaité que l’affaire de Nhat Linh doive mise en justice dans les meilleurs délais pour empêcher des affaires similaires.

Nguyen Quoc Cuong a informé la famille de Nhat Linh de la rencontre avec Takizaki et des organes japonais chargés de l’enquête de l’affaire de sa fille. Selon lui, les cadres de l’ambassade du Vietnam ont régulièrement contacté  avec des organes d’application de la loi japonais pour recueillir des informations et protéger les intérêts légitimes des citoyens. L’affaire de Nhat Linh est traitée conformément à la loi japonaise. Les enquêtes et le perfectionnement de dossier devraient être terminés le 5 mars prochain.

Après avoir informé de l’affaire de Nhat Linh, le Premier ministre Shinzo Abe, les dirigeants du Parlement et le ministre japonais des Affaires étrangères ont exprimé plusieurs fois leurs profondes condoléances à sa famille. L’ambassadeur du Japon au Vietnam Kunio Umeda est allé offrir des baguettes d'encens et adresser ses excuses à Nhat Linh et à sa famille à leur domicile dans la province vietnamienne de Hung Yen (Nord). De nombreux Japonais ont également exprimé leurs condoléances à la famille de Nhat Linh et souhaité que l’auteur soit sévèrement puni.

Dimanche 26 mars 2017, la petite fille Le Thi Nhat Linh a été retrouvée morte sous un pont à Abiko. Les enquêteurs japonais ont estimé que la ​petite fille a été tuée ailleurs car il n’y avait aucun signe d’une lutte à l’endroit où son corps a été retrouvé nu et qu’elle a été enlevée quelques minutes après avoir quitté sa maison à Matsudo pour son école primaire, vendredi matin 24 mars 2017.

Shibuya Yasumasa, 46 ans, un voisin de la famille de Nhat Linh, a été immédiatement arrêté après les résultats d'expertise montrant que son ADN était le même que celui trouvé sur ​des objets ​appartenant à la petite fille. Par ailleurs, selon la police locale, il n’a pas encore reconnu son crime​ et garde le silence.​-VNA