Mékong : la rétention de l’eau en amont cause de graves pénuries d’eau en aval

Mékong : la rétention de l’eau en amont entraîne de graves pénuries d’eau en aval

Les experts du Comité national du Mékong et du Stimson Center ont indiqué que la rétention de l’eau en amont du Mékong provoque des changements erratiques et dévastateurs des niveaux d’eau en aval.

Hanoi (VNA) – Les experts du Comité national du Mékong du Vietnam et du Stimson Center ont indiqué jeudi 7 mai lors d’un colloque virtuel que la rétention de l’eau en amont du Mékong provoque des changements erratiques et dévastateurs des niveaux d’eau en aval.

Mékong : la rétention de l’eau en amont entraîne de graves pénuries d’eau en aval ảnh 1L’avenir du Mékong dépendra de la capacité des États à gérer ensemble ses ressources. Photo: VNA

Brian Eyler, directeur du programme pour l’Asie du Sud-Est du Stimson Center, basé à Washington, a fait savoir que Eyes on the Earth a développé à partir des données satellites et les sources fournies par la Commission du Mékong un outil pour déterminer quand et où s’est produit le changement du courant naturel du Mékong.

Selon le cabinet de recherche et de conseil Eyes on Earth, chaque année, le Mékong connaît des flux et des reflux naturels lorsqu’il passe chaque année de la saison des pluies à la saison sèche. Son niveau d’eau peut être modélisé de manière fiable en fonction de la pluie en amont et de la fonte des neiges. 

Les données, fournies par Eyes on Earth, sont basées sur des mesures par satellite des précipitations dans le bassin supérieur du Mékong et de la fonte des neiges des montagnes de l’Himalaya. En mesurant la différence entre le niveau d’eau prévu et le niveau d’eau réel, on peut voir la différence entre un Mékong naturel et un Mékong harnaché par des par des barrages et des centrales hydroélectriques.

Une analyse détaillée de l’indice d’humidité mensuel de mai à octobre 2019 montre que l’humidité de la saison des pluies en 2019 dans le haut Mékong est à un niveau relativement moyen. La région connaît un sec léger en mai, un sec manifeste en juin, une humidité proche de la moyenne en août et septembre et une humidité sensible en octobre.

Le cycle naturel annuel observé au cours des années précédentes aurait dû donc être enregistré à la station de Chiang Saen, en Thaïlande. Cependant, le débit naturel naturel du cours supérieur du Mékong a été considérablement entravé.

Selon le Dr Dao Trong Tu, directeur du Centre pour le développement durable des ressources en eau et l’adaptation au changement climatique relevant du Réseau des rivières du Vietnam, 19 réservoirs hydroélectriques sont planifiés dans le courant dominant du Mékong.

Prenant sa source sur les hauteurs de l’Himalaya, le Mékong traverse la province Chinoise du Yunnan, sillonne le Laos, borde le Myanmar et la Thaïlande, puis s’étire au Cambodge et termine son long chemin au Vietnam par neuf estuaires, ce qui lui vaut le nom du fleuve des neuf dragons, pour se jeter dans la Mer Orientale. – VNA

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