Kuala Lumpur, 8 août (VNA) - L'ex-Premier ministre malaisien, Najib Razak, a été inculpé mercredi 8 août de détournements de fonds dans le cadre d'un énorme scandale financier aux ramifications internationales, où il a déjà été mis en cause pour abus de confiance après sa chute aux élections en mai.

L'ex-Premier ministre malaisien, Najib Razak. Photo: AFP/VNA

Arrivé devant un tribunal à Kuala Lumpur, visiblement éprouvé à la suite d'un interrogatoire, M. Najib s'est vu signifier trois chefs d'inculpation pour des détournements présumés de 42 millions de ringgit (8,9 millions d'euros).

Selon l’agence de presse AFP, M. Najib a plaidé non coupable pour ces délits lui faisant encourir chacun jusqu'à 15 ans de prison.

Les nouvelles inculpations viennent s'ajouter à celles d'abus de confiance qui lui avaient été signifiées en juillet, trois autres délits pour lesquels il risque jusqu'à 20 ans de prison chacun.

Tous les chefs d'inculpation sont liés à l'affaire 1MDB, le fonds souverain créé par M. Najib à son arrivée au pouvoir en 2009 et aujourd'hui endetté à hauteur de 10 milliards d'euros.

Ce scandale de détournements qui secoue la Malaisie depuis plusieurs années a largement contribué à la défaite cinglante aux législatives en mai de l'ancienne coalition au pouvoir depuis 61 ans et dirigée par M. Najib.

L'ex-Premier ministre, âgé de 65 ans, soupçonné d'avoir détourné environ l'équivalent de 640 millions d'euros, a toujours nié toute malversation.

L'affaire 1MDB fait l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays, notamment à Singapour, en Suisse et aux Etats-Unis. L'affaire a été transférée à une autre juridiction et un procès aura lieu ultérieurement. -VNA