Les universités de Hô Chi Minh-Ville disent «non» au plastique

Le pays se classe désormais au 17e rang mondial en matière de pollution maritime. Cela aura au moins eu le mérite de réveiller les consciences, notamment au sein des universités de Hô Chi Minh-Ville.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Selon plusieurs organisations internationales, le Vietnam est l’un des cinq plus grands pollueurs d’océans, avec notamment 13 millions de tonnes de déchets plastiques rejetées en mer chaque année. Le pays se classe désormais au 17e rang mondial en matière de pollution maritime: une «performance» qui n’a rien de glorieux mais dont l’annonce aura au moins eu le mérite de réveiller les consciences, notamment au sein des universités de Hô Chi Minh-Ville qui sont entrées en guerre ouverte contre le plastique.  

Les universités de Hô Chi Minh-Ville disent «non» au plastique ảnh 1Photo : VOV

L’Université Ouverte a été le premier établissement de la mégapole du Sud à demander à ses employés de ne plus utiliser d’objets jetables en plastique, la mesure s’appliquant notamment aux bouteilles, gobelets, cuillères et touillettes à café. C’était le 5 mai. Depuis, l’université offre des gourdes à celles et ceux qui ont compris qu’il fallait changer d’habitude. Encore faut-il que ceux-ci soient nombreux.

D’après Vu Huu Duc, le recteur adjoint de l’université, il appartient au corps enseignant de donner l’exemple. «Les bouteilles en plastique sont certes pratiques mais elles représentent un grand danger pour l’environnement», dit-il. «Il suffit pourtant d’avoir une gourde avec soi: c’est tout aussi pratique, moins coûteux et surtout moins problématique sur le plan environnemental. Mais ce que je dis-là, ça suppose que les mentalités changent du tout au tout, aussi bien au niveau des consommateurs qu’à celui des producteurs.»    
 
L’université a installé plusieurs fontaines à eau équipées de gobelets en carton. Les gobelets en plastique ont du coup disparu de l’établissement, sans que les étudiants aient à en pâtir. Bien au contraire, nombreux sont ceux d’entre eux qui se font désormais les apôtres du «tout sauf le plastique», aussi bien auprès de leurs familles que de leurs amis.

Les universités de Hô Chi Minh-Ville disent «non» au plastique ảnh 2Photo : VOV

C’est par exemple le cas de Nguyên Van Nghia. «Cette habitude de consommer du plastique à outrance est ancrée depuis longtemps dans la vie quotidienne des Vietnamiens», constate-t-il. «Moi, maintenant, je comprends quel est l’impact, en termes d’environnement et j’estime qu’il est urgent de changer d’habitude…»   

Récemment, l’Université de l’industrie alimentaire de Hô Chi Minh-Ville a elle aussi interdit aux enseignants et aux étudiants d’utiliser des objets en plastiques à usage unique. Plusieurs concours ont été organisés dans le but de sensibiliser les jeunes aux impacts des déchets en plastiques et de les faire changer de mentalité.

«Nous organisons régulièrement des campagnes de communication pour sensibiliser les étudiants et les professeurs aux dangers des déchets en plastique vis-à-vis de l’environnement. L’usage des bouteilles, des gobelets et des pailles en plastique va progressivement être interdit dans notre université», explique Pham Thai Son, l’un des responsables de l’université.

À l’Université de l’économie et des finances de Hô Chi Minh-ville, les étudiants ont proposé plusieurs projets dans le but de changer les habitudes des consommateurs et de les orienter vers l’usage de produits biodégradables et respectueux de l’environnement. On retiendra notamment «Remplacer les pailles en plastique par des pailles comestibles à base de riz, en bambou, en roseau ou en inox» ou encore «offrir des sacs en tissu ou à base d'amidon de maïs».

En juin prochain, le Centre de connexion communautaire de l’université mettra en place un projet visant à sensibiliser les enseignants et les étudiants au problème des déchets non dégradables.

Pour Hô Viên Phuong, qui fait partie des instances de l’université en question, tout le monde aurait à y gagner. «Toutes ces activités ont pour finalité de montrer la dangerosité des déchets en plastique et d’appeler les gens à en consommer moins. Mais c’est aussi une manière de faire des économies en matière de traitement des déchets, de protéger l’environnement et la santé humaine», estime-t-il. 

Nous vivons dans une société où il est bien difficile de ne jamais consommer du plastique. Il est pourtant très simple, si on le souhaite, de réduire son exposition à cette matière délétère pour la santé humaine et l’environnement. Espérons qu’après Hô Chi Minh-Ville, la campagne «Dites non aux objets en plastique à usage unique» se propagera à l’ensemble du pays. – VOV/VNA

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